
Dans l’année qui suit les succès
des premiers
satellites
artificiels, les États-Unis et
l’URSS conçoivent des programmes
pour envoyer des hommes en orbite.
Les deux pays lancent d’abord des
chiens et des singes dans
l’espace, pour étudier les effets
de l’apesanteur sur les êtres
vivants.
Programmes VOSTOK et MERCURY
.
.
L’URSS est la première à
réussir : le 12 avril 1961, le
cosmonaute
Iouri Gagarine fait le
tour de la Terre à bord de la
capsule Vostok 1 (« Orient »), avant d’atterrir sain et sauf
en Sibérie. La mission dure 1
heure 48 minutes. Au cours des
deux années qui suivent, cinq
autres vols du même programme
sont effectués. Le pilote de Vostok 6, Valentina
Terechkova, est la première
femme dans l’espace. Le
16 juin 1963, elle boucle
48 révolutions autour de la
Terre, en 70 heures 41
minutes.
Pendant ce temps, un
programme similaire prend
tournure dans le camp
américain :
Mercury. Le 5 mai 1961,
Alan Shepard — pilote
militaire de formation —
devient le premier américain
envoyé dans l’espace. À bord
de sa capsule Mercury
(dénommée Freedom 7), il
suit une trajectoire
culminant à 187 km
d’altitude, le vol
suborbital ayant duré 15
minutes. Un vol similaire
suit le 21 juillet, effectué
par Virgil Grissom ; le
20 février 1962, John Glenn
est le premier astronaute en
orbite autour de la Terre.
Trois autres vols Mercury
sont effectués en 1962 et
1963 par Scott Carpenter,
Walter Schirra et Gordon
Cooper. Ces hommes sont tous
à l’origine des membres de
l’armée de l’air ou de la
marine américaines.
Programmes VOSKHOD et GEMINI
.
.
Les chercheurs
soviétiques modifient
l’engin spatial Vostok
afin de recevoir deux ou
trois cosmonautes :
c’est le programme
Voskhod (« Soleil
levant »). Le 14 octobre
1964, un équipage
composé des cosmonautes
Vladimir Komarov, Boris
Iegorov et Konstantin
Feoktistov accomplit
15 révolutions autour de
la Terre à bord de
Voskhod 1. Il s’agit de
l’unique vol habité de
l’année 1964, portant à
455 le cumul d’heures
passées dans l’espace
par des cosmonautes,
tandis que les
astronautes ne
totalisent que 54 heures
dans l’espace. Le
18 mars 1965, les
cosmonautes Pavel Beliaïev et Alekseï
Leonov partent à bord de
Voskhod 2 pour boucler
17 révolutions. Au cours
de cette mission, Leonov
effectue la première
sortie dans l’espace :
il flotte librement
pendant 12 minutes à
l’extérieur du vaisseau
spatial, auquel il
demeure rattaché par une
sorte de « cordon
ombilical » de 5 m de
long.
.
.
Du côté américain, le
programme
Gemini est conçu
pour mettre au point
la technologie
nécessaire à une
future mission sur la
Lune. En mai 1961, le
président américain
John F. Kennedy
lance le
programme Apollo,
avec la ferme volonté
d’envoyer un homme
marcher sur la Lune
« avant la fin de la
décennie ». Gemini
emporte deux
astronautes et peut
fonctionner pendant
une durée suffisamment
longue pour mettre en
œuvre les techniques
de rendez-vous et
d’arrimage avec un
autre engin spatial.
Dix vols Gemini sont
réussis entre 1965 et
1966.
.
.
Au cours du vol de
Gemini 4, Edward
White effectue lui
aussi une sortie
dans l’espace, le
3 juin 1965.
Utilisant un
dispositif de
déplacement à
réaction, il passe
21 minutes dans
l’espace. Gemini 6
et 7 réussissent, le
15 décembre 1965, le
premier rendez-vous
spatial,
s’approchant à
quelques dizaines de
centimètres l’un de
l’autre. Après avoir
tourné en orbite
pendant une
vingtaine d’heures à
bord de Gemini 6,
l’équipage,
constitué de Walter Schirra et Thomas
Stafford, revient
sur Terre, tandis
que Gemini 7
continue de voler
pendant plus de
300 heures, avec à
son bord Frank Borman et James
Lovell Jr. Ce vol de
presque 14 jours
fournit les
informations
médicales
nécessaires à la
préparation des
futures missions
lunaires Apollo. Il
démontre en outre la
fiabilité de
systèmes de
propulsion à
hydrogène et
oxygène. Les vols
suivants, Gemini 10,
11 et 12, permettent
de réaliser des
arrimages avec un véhicule-cible,
constitué d’un étage
de fusée
préalablement placé
en orbite.
Programmes SOÏOUZ et APOLLO
.
.
L’année 1967 est
tragique pour
les deux nations
lancées dans la
course à
l’espace. Le
27 janvier, à
cap Kennedy,
pendant un
exercice
d’entraînement
au sol, un
incendie se
déclare dans la
capsule Apollo,
remplie d’une
atmosphère
d’oxygène pur,
causant la mort
des trois
astronautes,
Virgil Grissom,
Edward White et
Roger Chaffee.
Cette perte
tragique
introduit un
retard de plus
d’un an dans le
programme
Apollo, la
conception de
l’engin étant
revue de manière
approfondie.
.
.
Le 24 avril de
la même année,
un autre
accident
mortel frappe
le nouveau
vaisseau russe
conçu pour
accueillir
trois hommes. Vladimir Komarov,
chargé de
tester le
Soïouz dans
l’espace, est
tué à son
retour sur
Terre, à la
suite d’une
défaillance du
système de
parachutes. Le
programme
spatial
soviétique est
retardé de
près de deux
ans.
.
.
Le
11 octobre
1968, après
six vols de
qualification
inhabités,
Apollo 7 est
lancé par
une fusée
Saturne 1B :
les
astronautes
Walter
Schirra,
Walter
Cunningham
et Don
Eisele
volent
pendant
260 heures
autour de la
Terre. Le
21 décembre
1968, la
mission
Apollo 8
part pour un
vol de
repérage,
avec à son
bord Franck
Borman,
James Lovell
et William
Anders :
10 rotations
sont
effectuées
autour de la
Lune. Le vol
suivant se
déroule du 3
au 14 mars
1969 en
orbite
terrestre :
à bord
d’Apollo 9,
James
McDivitt,
David Scott
et Russel
Schweickart
(un civil)
testent le
module
lunaire (LEM).
Puis vient
Apollo 10,
dernier vol
préparatoire :
du 18 au
26 mai 1969,
Thomas
Stafford et Eugen Cernan
se placent
en orbite
lunaire à
bord du LEM,
tandis que
John Young
pilote le
module de
commande :
c’est
l’ultime
répétition
avant le
véritable
alunissage,
le LEM
s’étant
approché à
moins de
16 km du sol
lunaire. Les
opérations
d’arrimage
du module
lunaire se
déroulent
correctement,
permettant
aux deux
astronautes
de
réintégrer
le module de
commande,
avant que le
moteur du
module de
service ne
soit allumé
pour se
placer sur
la
trajectoire
de retour
vers la
Terre : le
programme
Apollo est
désormais
prêt.
.
.
Entre-temps,
l’URSS
lance Zond,
un engin
spatial
inhabité,
qui
transporte
autour de
la Lune
des
caméras et
des
échantillons
biologiques.
Soïouz 3
est un
succès, le
colonel
Gueorgui
Beregovoï
bouclant
60 fois le
tour de la
Terre fin
octobre
1968. En
janvier
1969,
Soïouz 4
et 5
s’arriment
dans
l’espace,
les
cosmonautes
Alexis
Elisseïev
et Evgueni
Khrounov
en
profitent
alors pour
passer,
via
l’espace
(ils sont
revêtus de
combinaisons
spatiales
ressemblant
à des
scaphandres),
de
Soïouz 5 à
Soïouz 4,
piloté par
Vladimir
Chatalov,
qui les
ramène sur
Terre. Les
11, 12 et
13 octobre
1969,
Soïouz 6,
7 et 8,
lancés à
un jour
d’intervalle,
effectuent
un vol
groupé,
sans
toutefois
s’accoster.
En
juin 1970, Andrian
Nikolaïev
et Vitali
Sevastianov
établissent
un record
de durée
de vol :
17 jours,
16 heures
et
59 minutes
passées à
bord de
Soïouz 9.
L'HOMME
MARCHE SUR LA LUNE
:
.
.
Au
milieu
de
l’été 1969,
le
rêve
ancestral
est
réalisé :
fouler
le sol
lunaire.
Apollo 11,
lancé
le
16 juillet,
va
devenir
un vol
spatial
historique. Resté
aux
commandes
du
vaisseau
principal,
Michael
Collins
attend
sur
son
orbite
lunaire,
tandis
que
Neil
Armstrong
et
Edwin
Aldrin
amorcent
leur
descente
vers
la
Lune,
à bord
du
module
lunaire
baptisé
Eagle.
Le
20 juillet
1969,
l’alunissage
se
fait
dans
la
région
de la
mer de
la
Tranquillité
(Mare
Tranquillitatis). Précisément
6 heures
et 39
minutes
plus
tard,
Armstrong,
dans
son
encombrante
combinaison
spatiale,
descend
l’échelle
et
pose
le
pied
gauche
sur le
sol
lunaire,
à
21 h 56,
heure
de
Houston
(soit
à
3 h 56
du
matin
le
21 juillet,
heure
de
Paris).
.
Les
premiers
mots
d’Armstrong
sont
demeurés
célèbres : « C’est
un
petit
pas
pour
l’homme,
mais
un
pas
de
géant
pour
l’humanité ».
.
Aldrin
le
rejoint
un
quart
d’heure
plus
tard,
et
les
deux
astronautes
passent
plus
de
2 heures
à
marcher
sur
le
sol
lunaire,
sur
une
distance
d’environ
60 m.
Ils
récoltent
20,7 kg
d’échantillons
prélevés
à la
surface
lunaire,
prennent
des
photographies
et
installent
un
dispositif
d’expérience
sur
le
vent
solaire,
un
réflecteur
de
faisceau
laser
et
un
ensemble
de
dispositifs
permettant
de
déceler
une
éventuelle
activité
sismique.
Armstrong
et
Aldrin
plantent
également
sur
le
sol
lunaire
le
drapeau
américain,
puis
conversent
par
satellite
avec
le
président
Richard
Nixon.
.
.
Des
millions
de
téléspectateurs
regardent,
dans
le
monde
entier,
les
images
retransmises
de
la
Lune
en
direct,
et
les
astronautes
marcher
et
courir
sous
l’effet
d’une
gravité
six
fois
plus
faible
que
sur
Terre.
Une
fois
retournés
à
l’intérieur
du
module
lunaire,
où
ils
peuvent
quitter
leurs
combinaisons,
les
deux
astronautes
se
reposent
pendant
quelques
heures
avant
de
décoller
à
bord
de
l’étage
de
remontée
du
module
lunaire LEM,
en
utilisant
la
moitié
inférieure
— stationnée
à
demeure
sur
la
Lune —
comme
pas
de
tir.
Une
fois
arrimé
au
module
de
commande
(la
capsule
conique,
propulsée
par
le
module
de
service,
de
forme
cylindrique
et
terminée
par
une
énorme
tuyère),
l’étage
de
remontée
est
largué
après
que
les
deux
astronautes
venant
de
la
Lune
ont
rejoint
leur
coéquipier
resté
en
orbite.
Le
vol
de
retour
d’Apollo 11
se
déroule
sans
incident :
la
capsule
amerrit
le
24 juillet
dans
l’océan
Pacifique,
près
d’Hawaii.
Afin
d’éviter
tout
risque
de
contamination
de
l’environnement
terrestre,
les
trois
astronautes
revêtent
des
vêtements
d’isolement
biologique
et
sont
placés
en
quarantaine
(pendant
trois
semaines)
dans
des
locaux
spéciaux.
SUITE
ET FIN DU PROGRAMME APOLLO :
.
Apollo 12 La mission lunaire suivante débute
le 14 novembre 1969. Apollo 12 emmène Charles Conrad, Richard
Gordon et Alan Bean. Conrad et Bean se posent au nord des
montagnes de Riphaeus (dans la zone appelée océan des Tempêtes), à
180 m seulement de l’endroit où la sonde Surveyor 3 a aluni deux
ans plus tôt. Les deux astronautes explorent les
environs à deux reprises, y passant à chaque fois près de
4 heures. Ils installent de nouveaux dispositifs expérimentaux,
prennent de nouveaux clichés, recueillent 34,1 kg d’échantillons
du sol lunaire, et prélèvent des éléments de Surveyor 3. À leur
retour, le 24 novembre, les astronautes sont à nouveau placés en
situation d’isolement, mais sont libérés dès le 10 décembre. Apollo 12 apporte de nombreuses
améliorations par rapport à Apollo 11, en particulier dans la
précision de l’alunissage. Les résultats sont si positifs
qu’on projette de faire alunir Apollo 13 dans une zone plus
accidentée.
.
.
Apollo 13 Le 11 avril 1970, Apollo 13
quitte le pas de tir à 13 h 13, heure de Houston. Mais
l’équipage, commandé par James Lovell, un astronaute déjà
expérimenté, assisté de Fred Haise et John Swigert, ne
peut mener à bien sa mission. Le 13 avril, à 21 h 07
— soit après 55 heures, 54 minutes et 53 secondes de vol — le réservoir d’oxygène liquide n° 2, situé dans le module
de service d’Odyssey, explose violemment, mettant du même
coup fin à tout espoir d’alunissage. Le retour sur Terre
est mouvementé, les trois hommes et les contrôleurs au sol
devant rivaliser d’ingéniosité pour surmonter les
multiples difficultés de la situation : l’équipage se
réfugie à bord du module lunaire Aquarius, dont les
réserves d’oxygène et d’énergie électrique sont très
limitées, et doit utiliser son moteur pour effectuer de
délicates manœuvres de correction de trajectoire pour
retrouver le chemin de la Terre ; ils retournent dans le
module de commande, puis larguent le LEM 84 minutes avant
leur amerrissage dans le Pacifique sud, le 17 avril à 12 h
07, au terme d’un périple de près de 143 heures. Une commission d’enquête
reconstitue l’incroyable mécanisme à l’origine de
l’accident : le vaisseau a décollé avec un réservoir
rempli d’oxygène pur, traversé par un réseau de câbles
électriques dénudés. La gaine isolante en Téflon de ces
câbles ayant accidentellement fondu au cours d’une
opération de vidange exécutée une quinzaine de jours
avant le tir, la température est montée bien au-delà du
maximum admissible, sans qu’aucun instrument n’ait
détecté l’anomalie. C’est une simple étincelle qui a
provoqué la catastrophe.
.
.
Apollo 14 et 15 Apollo 14 atteint
l’objectif initialement dévolu à Apollo 13 : il est
lancé le 31 janvier 1971, après que des
modifications ont été effectuées dans l’engin
spatial pour parer aux dysfonctionnements rencontrés
par Apollo 13. Le capitaine Shepard, un astronaute
expérimenté, et Edgar Mitchell se posent dans la
région accidentée de Fra Mauro, Stuart Roosa les
attendant dans le module de commande en orbite
lunaire. Shepard et Mitchell passent plus de
9 heures à explorer une zone dont on pense qu’elle
contient des roches figurant parmi les plus
anciennes alors recensées sur la Lune. Ils
rapportent 42,9 kg d’échantillons rocheux et
installent une station d’expérimentation
scientifique automatisée. Les trois astronautes
reviennent sur Terre sans incident le 9 février
1971. Apollo 15 est lancé le
26 juillet 1971. Le commandant de bord est David
Scott, le pilote du module lunaire, James Irwin,
et le pilote du module de commande, Alfred Worden. Scott et Irwin passent 2 jours et 18 heures
sur le sol lunaire, au bord de la mer des Pluies (Mare
Imbrium), à proximité de la rainure d’Hadley,
mesurant 366 m de profondeur, et de la chaîne des
Apennins (Montes Apenninus), l’une des
formations montagneuses les plus élevées de la
Lune. Au cours de leurs 18 heures et 36 minutes
d’exploration de la surface lunaire, les deux
astronautes parcourent plus de 28,2 km à proximité
du mont Hadley, grâce au véhicule lunaire à
propulsion électrique, alors utilisé pour la
première fois. Ils déploient aussi un ensemble
complexe d’instruments scientifiques et
recueillent environ 76 kg de roches, parmi
lesquelles ce qu’on pense être un morceau
cristallin de la croûte lunaire originelle,
vieille d’environ 4,6 milliards d’années. Une
caméra vidéo laissée sur la Lune filme le départ
de Scott et d’Irwin ; avant que l’équipage ne
quitte l’orbite lunaire pour son retour vers la
Terre, il satellise autour de la Lune un
« orbiteur » de 35,6 kg, afin de transmettre des
données concernant les champs gravitationnel,
magnétique et de haute énergie dans
l’environnement lunaire. Lors du voyage de retour, Worden fait une incursion de 16 minutes dans
l’espace, alors que le vaisseau Apollo se trouve
encore à quelque 315.000 km de la Terre, distance
record pour une sortie extra-véhiculaire. Les
astronautes d’Apollo 15 amerrissent sains et saufs
le 7 août, à environ 530 km au nord de Hawaii :
c’est le premier équipage de retour de la Lune à
être dispensé de quarantaine.
.
.
Apollo 16 et 17
Le 16 avril
1972 commence Apollo 16, avant-dernière
mission du programme, avec John Young, Charles
Duke et Ken Mattingly. L’objectif de la
mission est l’exploration de la région du
cratère Descartes. Tandis que Mattingly attend
en orbite, Young et Duke passent 20 heures
14 minutes sur la Lune, installant plusieurs
expériences qui tirent leur énergie d’une pile
à combustible nucléaire, parcourant 26,7 km
(ils disposent aussi d’un véhicule lunaire) et
recueillant 95,4 kg d’échantillons rocheux. Le programme
prend fin avec le vol d’Apollo 17, du 7 au
19 décembre 1972. L’astronaute Eugen Cernan
et son compagnon Harrison Schmitt, un
géologue civil américain, sont les derniers
hommes à marcher sur la Lune : ils y passent
22 heures 05 minutes, parcourant grâce au
véhicule lunaire 36 km dans la région des
monts Taurus, près du cratère de Littrow,
avant de prendre le chemin du retour avec
Ronald Evans, resté en orbite.
LA NAVETTE SPATIALE
.
.
Dans les
années 1970, la mise au point d’un
vaisseau spatial réutilisable devient la
principale priorité du programme spatial
américain. Après dix années de
préparation, la première
navette spatiale, Columbia, est
lancée le 12 avril 1981. Les déconvenues
que connaît la navette par la suite,
ainsi que la concurrence du
programme Ariane conduisent
toutefois à reprendre l’utilisation des
lanceurs classiques, à usage unique,
pour mettre les satellites commerciaux
et scientifiques en orbite.
.
.
Deux
autres projets de véhicule spatial
réutilisable sont envisagés pour
concurrencer la navette américaine :
la navette russe Bourane qui effectue
un vol en mode automatique le 15 novembre 1988, et l’avion spatial
européen Hermes dont le programme
est abandonné en 1993.
.
.
Ainsi,
de 1981 à 2003, les vaisseaux russes
Soïouz et les navettes spatiales
américaines constituent les seules
voies d’accès à l’espace pour les
hommes. Mais, en 2003, la Chine fait
son entrée dans la conquête spatiale
en lançant avec succès son premier
vaisseau spatial habité.
LE PROGRAMME SPATIAL CHINOIS
.
.
Le 15 octobre 2003, la Chine
devient le troisième pays au
monde — après l’ex-URSS et les
États-Unis — à envoyer un homme
dans l’espace, dans le cadre
d’un programme national. À bord
du vaisseau Shenzhou 5 (Vaisseau
divin), le colonel de l’armée de
l’air Yang Liwei (38 ans)
effectue 14 révolutions autour
du globe avant de revenir sur
Terre, devenant ainsi le premier
spationaute chinois (ou
taïkonaute). Après le succès de
ce premier vol habité, la Chine
est en passe de devenir un
concurrent sur le marché des
satellites, voire dans le
domaine de la future conquête de
la Lune.