En juin 1967, un
conflit militaire a opposé Israël à une
coalition de pays arabes. Celle-ci était composée de l'Égypte, de la
Syrie et de la Jordanie, activement soutenues par l'Irak, le Koweït,
l'Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen et l'Algérie.
Depuis le début de
l'année, la tension monte dans les relations israélo-arabes.
L'hostilité des Arabes à l'égard d'Israël ne cesse de croître et
l'Etat hébreu renforce ses défenses militaires.
L'Égypte obtient le
retrait des troupes des Nations Unies (ONU)
stationnées dans le désert du Sinaï et à Gaza depuis 1957, libérant
ainsi la voie pour mener une agression contre Israël. Le 4 juin, Gamal Abdel Nasser,
le Président égyptien soutenu par l'Union
Soviétique, masse les troupes de son armée dans le secteur et
décrète la fermeture du détroit de Tiran privant ainsi les
israéliens de tout ravitaillement en pétrole.
L'isolement d'Israël
préfigurant une agression militaire planifiée, les autorités juives
choisissent d'anticiper. Convaincus que la meilleure défense est
l'attaque, les avions militaires de Tel-Aviv mènent des raids
préventifs le 5 juin. Le succès est total. La quasi totalité des
aviations égyptienne, jordanienne et syrienne est détruite au sol. La
maîtrise des airs est assurée.
Le ministre de la
défense, Moshé Dayan,
lance alors l'offensive générale. Les blindés israéliens, commandés
par le général Yitzhak Rabin,
s'emparent le 6 juin de la bande de Gaza. Le lendemain, ils ne se
trouvent plus qu'à quarante kilomètres du canal de Suez. Présentes sur
plusieurs fronts, les troupes israéliennes combattent les Jordaniens à
Jérusalem et en Cisjordanie, et les Syriens dans le Sinaï.
Tsahal, l'armée
israélienne, l'emporte sur tous les fronts. Elle conquiert la partie
arabe de Jérusalem et Jéricho en Cisjordanie, contraignant la Jordanie
à capituler; elle contrôle le Sinaï dès le 9 juin et marche sur la
Syrie. La coalition arabe capitule le 10 juin.
En repoussant les
agresseurs, Israël a conquis la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza,
la Cisjordanie, la partie Est de Jérusalem et le plateau du Golan. Ces
territoires acquis dans le plus strict respect du droit international
(comme l'Alsace et la Lorraine pris à l'Allemagne par la France ou les
"cantons de l'est" par la Belgique) seront pourtant désormais baptisés
"les territoires occupés" par les médias internationaux. Territoires
que Palestiniens et Arabes n'auront plus de cesse de vouloir
récupérer.