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Attentats du 11
septembre 2001, série d’actes
terroristes commis simultanément en plusieurs lieux de la côte
est des États-Unis (vidéo).
Le
11 septembre 2001, en pleine matinée, quatre avions civils des
compagnies American
Airlines et United Airline font l’objet de
détournements simultanés et deviennent les armes de
terroristes kamikazes.
A 8 h 46 (heure locale), un
avion percute l’une des tours jumelles du World Trade
Center, dans le quartier des affaires de Manhattan à
New York. Dix-huit minutes plus tard, un second avion
percute l’autre tour. Affaiblies par la violence de
l’impact et par la propagation du feu, les Twin Towers
s’effondrent peu après, emportant avec elles leurs occupants,
employés de bureau et premiers secours. Hautes de plus de 400 mètres
chacune, elles étaient le symbole de la puissance économique et
financière du pays.
Dans les deux heures qui
suivent, deux autres avions s’écrasent, l’un sur l’aile ouest du
Pentagone à
Washington — le centre névralgique de la défense
américaine — et l’autre dans une zone inhabitée de Pennsylvanie,
n’ayant probablement pu atteindre sa cible en raison d’une rébellion
des passagers contre les terroristes.
Le
bilan est très lourd : plus de 3 000 morts ou disparus, issus de
plusieurs dizaines de nationalités.
PANIQUE ET
PSYCHOSE
:.
Tandis
que le déroulement des événements de New York est retransmis en
direct par les chaînes de télévision du monde entier, les réactions
de panique se multiplient sur le sol américain. Le gouvernement,
craignant de nouvelles attaques, prend la décision de
fermer son espace aérien et ses frontières; durant trois jours, les
États-Unis sont coupés du monde.
Les forces armées américaines sont placées en état d’alerte
maximale. La Bourse de New York (Wall
Street) est également fermée pendant six jours, ce
qui n’était pas arrivé depuis la Première Guerre mondiale. À sa
réouverture, elle perd 14,26 points. Pour leur part, les compagnies
aériennes, touchées de plein fouet par l’événement, procèdent à
quelque 100.000 licenciements dans les semaines qui suivent. La
crainte d’une récession économique de grande ampleur apparaît.
Quelques
jours plus tard, des courriers contaminés par la
maladie du charbon sont reçus par les plus
hautes instances de l’État américain et par plusieurs journaux et
chaînes de télévision. Une quinzaine de personnes sont atteintes en
un mois; cinq en meurent. La crainte d’une nouvelle attaque, de type
bactériologique, se transforme alors en psychose. Parallèlement, les
premiers résultats des investigations menées par le FBI et la CIA indiquent que, selon toute
vraisemblance, les attentats du 11 septembre ont été planifiés de
longue date sur le sol américain par un réseau organisé.
LA RIPOSTE
:.
Dès
le 11 septembre, à l’exception de l’Irak, la communauté
internationale condamne les attentats. Le président américain,
George W. Bush, qui
considère ces attentats comme « un acte de guerre », alors que les
États-Unis n’ont jamais été frappés de la sorte sur leur sol,
appelle à la mise en place d’une coalition internationale contre le
terrorisme. L’Alliance atlantique, l’Union européenne et la Russie
notamment apportent un soutien immédiat aux États-Unis.
Malgré l’absence de
revendications officielles, les soupçons se portent rapidement sur
le milliardaire islamiste Oussama Ben Laden. Seul capable d’élaborer une offensive d’une
telle ampleur, il est aussi accusé par les
États-Unis d’être à l’origine d’attentats
ayant déjà frappé les intérêts
américains : à New York contre le World
Trade Center en 1993, en Tanzanie et au
Kenya en 1998, au Yémen en 2000. Le
gouvernement américain somme le régime
taliban qui abrite le milliardaire en
Afghanistan de le
livrer, ultimatum sans résultat.
La
riposte mise en place passe par un isolement diplomatique et des
sanctions financières — plus aucun pays ne reconnaît le régime des
talibans et le gouvernement américain appelle au gel des avoirs
d’une trentaine d’organisations soupçonnées de terrorisme — et par
une action militaire.
L’opération
militaire, baptisée « Liberté immuable », a pour objectif la guerre
contre toute forme de terrorisme et, dans un premier temps, la
traque d’Oussama Ben Laden. Elle commence le 7 octobre 2001 par des
frappes américano-britanniques sur l’Afghanistan. Des bombardements
stratégiques se succèdent, engendrant l’exode de
la population et l’affaiblissement
progressif du gouvernement taliban.
Ils permettent également la
progression des troupes de l’Alliance
du Nord qui entrent dans Kaboul au
mois de novembre. Peu après la
victoire de la résistance afghane, un
gouvernement provisoire est instauré
sous l’égide de l’ONU ainsi qu’une
Force internationale d'assistance à la
sécurité en Afghanistan (ISAF).
Toutefois, la chute du régime des talibans n’est présentée par le
gouvernement américain que comme la première étape de la guerre
qu’il entend mener contre le terrorisme à l’échelle internationale..