
PREMIERS SATELLITES ARTIFICIELS :
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L’ère
spatiale commence lors du lancement
du premier satellite artificiel :
Spoutnik 1 est placé en orbite
terrestre par l’URSS le 4 octobre
1957 (Spoutnik signifiant
« compagnon »).
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.Spoutnik 1 est une sphère
d’aluminium de 58 cm de diamètre
et pèse 83 kg. Il tourne autour
de la Terre en un peu plus de
96 minutes, évoluant sur une
orbite elliptique de 947 km
d’apogée et 228 km de périgée.
Il se désintègre le 4 janvier
1958 en rentrant dans les
couches denses de l’atmosphère.
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Spoutnik 1 est suivi le
3 novembre 1957 par
Spoutnik 2, un engin de 508 kg
embarquant à son bord le
premier être vivant lancé dans
l’espace : la chienne Laïka,
qui survit une semaine.
Spoutnik 2 retombe le 14 avril
1958.
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Alors que Spoutnik 2 est
encore en orbite, les
États-Unis lancent leur
premier satellite,
Explorer 1, depuis
cap Canaveral, en
Floride, le 31 janvier 1958.
Objet cylindrique de 15 cm
de diamètre et de 203 cm de
longueur, pesant 14 kg,
Explorer 1 transmet pendant
112 jours des mesures sur
les rayons cosmiques et les
micrométéorites, qui
conduisent notamment à la
découverte des
ceintures de radiations
(ceintures de Van Allen).
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Le 17 mars 1958, les
États-Unis lancent leur
deuxième satellite,
Vanguard 1, un petit
satellite de 16 cm de
diamètre et 1,5 kg
seulement (il est surnommé
« Pamplemousse » en raison
de sa taille) : l’étude
précise des variations de
son orbite met en évidence
les irrégularités de la
forme du globe terrestre.
Premier satellite équipé
de panneaux solaires, il
peut fonctionner grâce à
cette énergie pendant plus
de 6 ans.
MISSIONS LUNAIRES INHABITEES :
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En tant que plus
proche voisine de la
Terre, la
Lune a été
l’objectif de
nombreuses missions
spatiales. En 1958,
les premières
tentatives de sondes
lunaires des
États-Unis et de
l’URSS échouent. La
sonde russe Luna 2,
lancée le 12 septembre
1959, atteint la Lune
36 heures plus tard. À
partir de cette date,
de nombreux tirs
lunaires sont
effectués par les deux
pays, avec des
résultats divers. Les
premières
photographies de la
face cachée de la Lune
sont prises par
Luna 3, lancée par les
Russes le 4 octobre
1959. L’une des
missions les plus
fructueuses est Ranger 7, lancé
par les États-Unis le
28 juillet 1964. Avant
de s’écraser dans la
région de Fra Mauro,
il transmet
4.316 images du sol
lunaire, vu depuis des
altitudes comprises
entre 300 m et
1.800 km environ.
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Partie le 31 janvier
1966, Luna 9 réalise
le premier
alunissage en
douceur, suivie par
Surveyor 1 le
30 mai de la même
année. Ce dernier
transmet vers la
Terre
11.150 photographies
en gros plan de la
Lune.
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Malgré l’intérêt
des différentes
données
scientifiques
recueillies,
l’objectif majeur
demeure de faire
marcher un homme
sur la Lune. Pour
y parvenir, un
grand nombre
de vols inhabités
préparatoires sont
accomplis, parmi
lesquels ceux de Surveyor 3 et 5,
qui se posent sur
la Lune en
douceur, en 1967,
après un voyage
d’environ 2 jours.
Les deux sondes
renvoient sur
Terre un grand
nombre d’images de
la surface
lunaire. Surveyor 3
prélève des
échantillons du
sol lunaire et les
examine avec une
caméra de
télévision.
Surveyor 5 analyse
chimiquement le
sol lunaire, en
utilisant une
technique de
diffusion de
particules alpha :
il s’agit de la
première analyse
d’un corps
extraterrestre
effectuée sur
place.
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Entre 1966 et
1967, le
programme Lunar
Orbiter prépare
le terrain pour
les missions
Apollo. Cinq
orbiteurs
tournent autour
de la Lune,
prenant des
milliers de
photographies
permettant le
choix des futurs
sites
d’alunissage.
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Deux autres
missions
lunaires
automatisées
sont à mettre
à l’actif de
l’URSS :
Luna 16,
lancée le
12 septembre
1970, récupère
environ 113 g
de sol
lunaire,
placés dans un
container
scellé et
réexpédié vers
la Terre.
Luna 17, lancé
le 10 novembre
1970, fait
parcourir la
Lune à
Lunokhod 1
(« marcheur
lunaire »), un
véhicule
automatisé
muni d’une
caméra de
télévision et
de batteries
solaires.
Durant
10 jours
lunaires, le
véhicule,
contrôlé
depuis la
Terre, se
déplace de
10,5 km,
retransmettant
des images et
des données.
Luna 21, en
1973,
renouvelle
cette
performance,
en déposant
Lunokhod 2 sur
la Lune.
SATELLITES SCIENTIFIQUES :
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La
technologie
spatiale
devenant
de plus en
plus
fiable,
une large
variété de
satellites
est
construite.
Les
scientifiques
sont très
motivés à
l’idée
d’obtenir
des
informations
précises
sur la
Terre, le
Soleil,
les
étoiles et
l’espace
en
général,
informations
qu’ils ne
peuvent
recueillir
depuis le
sol, en
raison de
l’atmosphère
terrestre
(hormis,
d’une
façon
limitée,
par
l’utilisation
de
ballons
opérant à
grande
altitude).
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Dans les
années
1960-1970,
de
nombreux
satellites
astronomiques
sont
lancés
par les
Américains :
les
observatoires
solaires
orbitaux
OSO (Orbiting
Solar
Observatories)
étudient
le
rayonnement
ultraviolet
et les
rayons X
et gamma
du
Soleil ;
les
satellites
Pioneer
étudient
les
rayons
cosmiques,
le vent
solaire
et les
caractéristiques
électromagnétiques
de
l’espace ;
les
observatoires
astronomiques
orbitaux
OAO (Orbiting
Astronomical
Observatories)
observent
le
rayonnement
des
étoiles,
et les
observatoires
géophysiques
orbitaux
OGO (Orbiting
Geophysical
Observatories)
étudient
les
relations
entre le
Soleil,
la Terre
et leur
environnement
spatial.
Le
satellite
d’astronomie
infrarouge
IRAS
(Infrared
Astronomy
Satellite),
projet
anglo-américain,
lancé en
1983,
explore
les
étendues
cachées
de notre
galaxie.
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Le
télescope
spatial
Hubble
(Hubble
Space
Telescope)
est
lancé
par la
navette
spatiale
Discovery
(« Découverte »)
en 1990.
Malgré
le
défaut
de
courbure
du
miroir
principal
du
télescope
(aberration
de
sphéricité
pour
2 microns
seulement),
le
télescope
retransmet
dès les
premiers
jours
des
images
jusqu’ici
impossibles
à
obtenir
depuis
la
Terre.
Hubble
est
réparé
en
décembre
1993 par
un
équipage
de la
navette
Endeavour,
qui interpose un dispositif correcteur appelé COSTAR.
SATELLITES UTILITAIRES :
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Cette
famille
de
satellites
se
divise
en
trois
catégories
génériques :
télécommunications
(ce
sont
les
satellites
commerciaux,
qui
relaient
les
lignes
téléphoniques
et
les
chaînes
de
télévision),
observation
de
l’environnement
et
aide
à la
navigation.
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Les
satellites
qui
observent
l’environnement
transmettent
différents
types
d’images.
Les
satellites
météorologiques
informent
quotidiennement
des
températures
et
de
la
répartition
des
masses
nuageuses.
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D’autres satellites, comme les Landsats américains, pionniers de l’observation de la Terre à des fins civiles, scrutent la surface du globe avec des analyseurs multispectraux et transmettent les données à des stations terrestres. Traitées pour générer des représentations en couleurs, ces données fournissent des informations très diversifiées : on obtient des renseignements sur les caractéristiques des sols, les quantités d’eau et de glace, la pollution des eaux côtières, la salinité et les dégâts provoqués sur les récoltes et dans les forêts par les insectes. Même les incendies de forêt peuvent être ainsi détectés. De même, l’étude des plissements et des fractures dans la croûte terrestre aide les géologues à identifier les gisements pétrolifères et miniers. Le programme SPOT (Satellite pour l’observation de la Terre), entrepris par la France avec la participation de la Belgique et de la Suède (5 satellites lancés en 1986, 1990, 1993, 1998 et 2002, dont seul Spot 3 n’est plus opérationnel), a déjà fourni plusieurs millions d’images haute résolution ; la filière Spot doit être suivie par le programme européen Pléiades — un projet de satellites multicapteurs (optiques et radars) destinés à des applications civiles et militaires. De fait, les satellites d’observation terrestre sont aussi utilisés pour obtenir des images d’intérêt militaire (mouvements de navires et de troupes par exemple).
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Les satellites de navigation permettent d’établir très précisément la position d’un navire. Ainsi, le système
GPS (global positioning system), reposant sur un ensemble de 24 satellites en orbite autour de la Terre à environ 17.000 km d’altitude (ils sont répartis en 6 plans inclinés de 55° par rapport à l’équateur terrestre), atteint une précision de quelques mètres – elle est encore réservée aux militaires américains, la performance du service commercial ouvert à tous ayant été volontairement limitée (précision d’environ 100 m).