D'inspiration chiite
et fondé, en 1982, par Muhammad Husayn
Fadlallah, le HEZBOLLAH (Parti d'Allah, en arabe) était
initialement un parti politique libanais prônant l'établissement
d'un régime islamique au Liban.
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Essentiellement inspiré et soutenu
par le régime iranien (mais aussi par le gouvernement syrien), le
Hezbollah avait pour motivations premières de combattre
Israël et de lutter
contre l'influence occidentale au Liban.
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Au nom du djihad islamique,
le Hezbollah inaugure, en 1983, la technique des commandos
suicides (destruction de l'Ambassade américaine et d'une
caserne de Marines, plus de 300 morts).
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Le Hezbollah utilisera également une
autre technique, extrêmement efficace et médiatique, pour inviter
les Européens à quitter le Liban : les enlèvements et
séquestrations d'otages occidentaux (journalistes, chercheurs
ou particuliers).
La politique iranienne d'exportation
de la révolution islamique connaît un coup d'arrêt à la fin des années 80. Le Hezbollah ne
reçoit plus guère de soutien de l'Iran, tandis que la guerre civile
prend fin au Liban. Le "Parti d'Allah" s'engage dès lors
dans le processus parlementaire et obtient plusieurs sièges au
nouveau parlement libanais. Néanmoins, ses commandos poursuivent
le harcèlement d'Israël et de ses intérêts par des attaques
éclairs ou des attentats.
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L'activité militaire contre Israël
vaut au Hezbollah une sympathie grandissante chez les
musulmans et
les Palestiniens. Certaines sections combattantes s'établissent
dans les territoires occupés.
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Depuis la fin des années 90, le
Hezbollah a repris de plus belle le djihad, la guerre
sainte, contre Israël
au départ des territoires autonomes sous
contrôle de l'Autorité
Palestinienne. Agissant parallèlement, le Hezbollah et le
Hamas terrorisent les
Israéliens et placent Yasser Arafat dans une situation inconfortable. Le leader
palestinien ne pouvant les contrer sans risquer leurs redoutables
foudres.
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Le décès de Yasser Arafat et l'élection de
Mahmoud Abbas (9 janvier 2005) à la tête de l'Autorité
Palestinienne offrent une nouvelle chance aux espoirs de paix. La
politique volontaire et efficace d'Abbas a mené, dans un premier
temps, les groupes terroristes à accepter l'idée d'une trêve dans
leur lutte contre Israël.
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Juillet 2006.
Tandis que le Hezbollah harcèle Israël de tirs de roquettes
Katuscha (plus de 600 projectiles meurtriers) depuis ses bases
du sud-Liban dans la plus grande indifférence internationale,
le parti intégriste libanais pro-syrien et pro-iranien capture deux
soldats israélien. En échange de leur libération il exige la
libération de tous les "combattants" musulmans détenus dans les
prisons israéliennes.
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Le cabinet Olmert estime que ce chantage est la
goutte qui fait déborder le vase et décide de contraindre le
Hezbollah au silence des armes, ce que le gouvernement libanais
s'est révélé impuissant à réussir jusqu'alors. Tsahal, l'armée
israélienne, s'emploie alors à pilonner et bombarder intensivement
la région du sud-Liban.
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Les installations et les armes du Hezbollah étant
disséminés au sein de la population civile, l'offensive israélienne
entraîne immanquablement de nombreux "dommages collatéraux", des
victimes civiles utilisées par les islamistes comme boucliers
humains.
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Aussi doués qu'Arafat le fut dans l'utilisation
des médias, les intégristes du Hezbollah s'efforcent d'émouvoir
l'opinion publique internationale avec les images fortes de femmes
et d'enfants "victimes innocentes de l'agression israélienne". Et ça
marche !
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L'Europe essentiellement, et la France
singulièrement, s'émeuvent du sort du Liban, s'indignent
et militent auprès de l'ONU pour une intervention de la FINUL.
Une force d'interposition destinée à faire cesser les
affrontements... mais aucunement habilitée à désarmer le Hezbollah.
Cette tâche étant réservée à un gouvernement libanais dont le
Hezbollah est membre !!! Si le conflit s'arrête en août, le
Hezbollah conserve sa force de frappe, encore renforcée par des
missiles et armes diverses en provenance de Syrie et d'Iran...