Créé en 1988, à l'instigation de Shaykh
Ahmad Yasin, le HAMAS (Harakat al-Mugawama al-Islamiya -
Mouvement de Résistance Islamique), a pour objectif la
destruction de l'Etat d'Israël
et l'expulsion des Juifs d'une Palestine qu'il
veut islamique.
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Son commandement, ses
combattants et kamikazes, son soutien populaire se concentrent sur
le territoire de la bande de Gaza. Ses nombreux sympathisants
sont disséminés à travers le monde arabe, et même en occident.
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Dès sa création, le mouvement intégriste
islamique du Hamas connut un formidable essor. Il s'appuya
sur la révolte populaire de la première Intifada, terreau
providentiel pour sa propagande anti-sioniste.
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L'ampleur prise par le Hamas contraignit
l'OLP de Yasser Arafat - qui
tentait de récupérer l'Intifada à son avantage - à le considérer
comme interlocuteur incontournable, sinon privilégié. A un moment
crucial de son existence, l'OLP ne pouvait se permettre de
s'opposer à la puissance fanatique du Hamas.
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Des liens se sont alors noués et,
bien qu'aux mains du Fatah d'Arafat, l'Autorité
Palestinienne des territoires autonomes accorde tolérance et
considération aux intégristes musulmans terroristes, malgré quelques
rares mais spectaculaires arrestations.
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Le Hamas s'est farouchement opposé,
dès le début, au processus de paix devant pacifier la région.
Depuis la création de l'Autorité Palestinienne, le Mouvement de
Résistance Islamique a intensifié ses attentats contre Israël et
ses populations civiles.
Avec l'élection de Mahmoud Abbas (membre du
Fatah, le mouvement
politique adverse) à la tête de
l'Autorité Palestinienne (9 janvier 2005), le Hamas a accepté l'idée
d'une trêve temporaire dans sa lutte contre Israël.
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Les élections législatives du 25 janvier 2006 sont remportées
haut la main par le Hamas, au détriment du Fatah, au pouvoir
jusqu'alors. Ahmed Qoreï, le premier ministre Fatah démissionne et
Mahmoud Abbas se doit, légalement, de confier l'organisation du
nouveau gouvernement palestinien au Hamas. Une réelle inquiétude
parcourt les sphères politiques occidentales et israéliennes, tant
le résultat de cette élection rappelle la sinistre année 1932 qui
avait vu, en Allemagne, un écrasant succès électoral du parti
nazi, de façon
tout aussi démocratique. Tout espoir de paix semble bel et bien
mort et la perspective d'une guerre ouverte avec Israël s'impose
désormais.