
EXPLORATION
DES PLANETES
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Au-delà de la Lune, des sondes spatiales se sont posées sur Mars et Vénus et ont effectué un survol de chaque planète du Système solaire, hormis Pluton. Certaines d’entre elles ont également étudié les comètes et les astéroïdes.
MARS
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En mai 1971, l’URSS lance Mars 2 et
3, deux sondes qui s’écrasent à la surface de
Mars, après avoir transmis des données. En août 1973 suivent
Mars 4, 5, 6 et 7, mais divers problèmes techniques perturbent ces
missions. En juillet 1988, les Russes envoient les sondes Phobos 1
et 2 en direction du satellite martien dont elles portent le nom.
La première est perdue à la suite d’une erreur humaine. La seconde
cesse de fonctionner le 27 mars 1989, après avoir transmis des
images de Phobos prises à moins de 200 km d’altitude.
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Côté américain, Mariner 9 est lancée
en mai 1971 : la sonde se satellise autour de Mars du
13 novembre 1971 à octobre 1972, photographiant la planète rouge
sous presque tous les angles (plus de 7.000 images), révélant de
nombreux paysages inconnus et permettant l’établissement de la
première carte quasi complète de Mars. Lancées respectivement le
20 août et le 9 septembre 1975, les
sondes Viking 1 et 2 partent pour un voyage de onze mois
vers Mars. Chacune d’elles est composée d’un orbiteur et d’un
module d’atterrissage, équipé de deux caméras vidéo couleur,
d’un sismomètre, de capteurs météorologiques, d’instruments
destinés à détecter une éventuelle présence de vie martienne (aucune des expériences biologiques ne s’avère concluante) et
d’un bras articulé de 3 m de long, télécommandé depuis la Terre.
Elles fonctionnent correctement pendant plusieurs années.
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Le 7 novembre 1996 est lancée la
sonde spatiale Mars Global Surveyor, qui inaugure le nouveau programme
d’exploration de Mars par la NASA. En revanche, la sonde
spatiale russe Mars 96, équipée de matériel scientifique
russe, européen et américain, également lancée en
novembre 1996, s’échoue dans l’océan Pacifique après avoir
brûlé dans l’atmosphère terrestre. L’Institut des sciences de
l’espace russe avait placé tous ses espoirs dans cette sonde,
qui contenait un vaisseau spatial destiné à graviter autour de
la planète. Les Américains, tirant les enseignements de leurs
échecs passés, choisissent une nouvelle stratégie : effectuer
des missions moins coûteuses mais plus fréquentes (environ
tous les deux ans). Ainsi suivent les missions Mars Pathfinder (1997), Mars Climate Orbiter (1998), Mars Polar Lander (1999) et Mars Odyssey (2001) toujours
en orbite martienne.
VENUS
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En 1970, les Soviétiques
réussissent à pénétrer l’atmosphère dense et couverte de
nuages de
Vénus, avec la sonde Venera 7 (du nom russe de la
planète). Vénéra 8 devient, le 22 juillet 1972, le
premier engin fonctionnant depuis le sol d’une planète
du Système solaire autre que la Terre, capable de
transmettre des informations relatives à la nature du
sol vénusien (Vénéra 8 mesure une température de 470 °C
et une pression voisine de 100 bars, soit environ
88 fois celle de l’atmosphère terrestre au niveau du
sol). En octobre 1975, Venera 9 et 10 déposent des
modules d’atterrissage sur la surface, qui résistent
pendant une heure et retransmettent les premières
photographies (monochromes) de la surface vénusienne. Des images en couleurs sont obtenues en 1982 grâce à Venera 13 et 14. L’année suivante, Venera 15 et 16 se
satellisent autour de Vénus pour observer sa surface par
radar. En 1985, alors qu’elles font route vers la
comète de Halley, les sondes Vega 1 et 2
(contraction des mots russes Venera et Galley,
transcription russe de Halley) larguent chacune un
module d’atterrissage, qui libère lui-même un
ballon-sonde dans l’atmosphère de Vénus.
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Parallèlement, les
Américains lancent en 1978 Pioneer Venus 1, un
orbiteur, et Pioneer Venus 2, composé de quatre sondes
atmosphériques : ils atteignent Vénus respectivement
les 5 et 9 décembre 1978. L’orbiteur cartographie la
quasi-totalité de la surface de Vénus, les sondes
analysant la composition de l’atmosphère, son
mouvement et son interaction avec le vent solaire. La sonde Magellan est lancée le 5 mai 1989 depuis la
navette Atlantis et placée en orbite quasi polaire
autour de Vénus. Elle commence à transmettre des
images radar de la surface de la planète en août 1990.
MERCURE
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La planète la plus
proche du Soleil est examinée de près par Mariner 10, qui survole
Mercure à moins de 692 km d’altitude, le
29 mars 1974 (en février 1974, l’engin
avait utilisé la gravité de Vénus pour se placer sur la bonne
trajectoire). Il prend des milliers d’images, révélant un sol
semblable à celui de la Lune, couvert de cratères. Lors de son
deuxième survol, en septembre de la même année, l’engin spatial
détecte un champ
magnétique
totalement insoupçonné. Lors de sa troisième et dernière rencontre
en mars 1975, Mariner 10 s’approche à moins de 317 km de la surface
de Mercure.
JUPITER et SATURNE
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Les sondes
américaines
Pioneer 10 et 11, lancées respectivement
le 3 mars 1972 et le 5 avril 1973, traversent
sans dommage la ceinture d’astéroïdes située
au-delà de l’orbite de Mars — jusque-là
inexplorée. Pioneer 10 est, en décembre 1973,
la première sonde effectuant le survol de
Jupiter, qu’elle survole à nouveau en
décembre 1974, avant de poursuivre — autre
première — son voyage au-delà du Système
solaire, dans l’espace interstellaire. Quant à Pioneer 11, elle survole Jupiter en
décembre 1974, utilisant l’attraction jovienne
pour infléchir sa trajectoire vers
Saturne, qu’elle est la première à
survoler, le 1er septembre 1979.
Cette mission ouvre la voie au tandem
Voyager 1 et 2, qui, après avoir observé
en 1979 Jupiter et ses satellites, survole
Saturne (respectivement en novembre 1980, pour
Voyager 1, qui passe très près du satellite
Titan, et 1981 pour Voyager 2).
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En
décembre 1995, la sonde spatiale
Galileo se place en orbite autour de
Jupiter, après un voyage d’environ 6 ans
dans le Système solaire. L’étude de Jupiter
et de ses quatre grandes lunes (Ganymède,
Europe, Io et Callisto) par Galileo
constitue l’une des explorations spatiales
les plus fructueuses du point de vue des
découvertes scientifiques.
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Le
15 janvier 2005, la
sonde européenne Huygens s'est posée sur Titan,
le plus gros satellite de Saturne, après sept ans de voyage
spatial. De nombreux clichés ont été renvoyés vers la terre.
Ils font apparaître l'existence "de sortes de canaux de drainage,
ou même un rivage".
URANUS et NEPTUNE
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Après
Saturne, Voyager 2 se
dirige vers
Uranus : le 24 janvier 1986, elle
passe à 107.000 km de la planète,
découvrant quatre anneaux
supplémentaires et dix nouveaux
satellites. La sonde s’approche à moins
de 30.000 km de Miranda, l’un des
satellites d’Uranus, transmettant des
images spectaculaires de ce corps
couvert de glace. Voyager 2 met ensuite
le cap vers
Neptune, survolant la planète à
moins de 5.000 km, le 24 août 1989. Le
lendemain, elle s’approche à 38.500 km
de Triton, le principal satellite de
Neptune, révélant la présence d’une
atmosphère très ténue. Le passage de
Voyager 2 permet également de découvrir
six nouveaux satellites (trois autres
satellites, plus éloignés de la planète,
sont découverts en 2003, portant à onze
le nombre total des satellites de
Neptune).
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Voyager 1
et 2 continuent désormais leur voyage
au plus profond de l’espace, à des
milliards de kilomètres de notre
Soleil : on espère qu’elles émettront
jusqu’en 2015 (un vidéodisque
décrivant la Terre et ses habitants a
été placé à bord de chacune d’elles
dans l’éventualité où elles
croiseraient des membres d’une
civilisation extraterrestre).