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Condoleezza RICE

 
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Condoleezza Rice,
femme politique américaine, célibataire, née à Birmingham (Alabama, USA) le 14 novembre 1954.

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L'Alabama est le plus raciste et ségrégationniste des Etats du Sud américain. Le 15 septembre 1963, le KKK (Ku Klux Klan) fait exploser une bombe dans une église baptiste de Birmingham, quatre petites filles noires sont tuées. Parmi elles, Denise McNair, une amie de Condoleezza. Un événement qui marque et qui forge un caractère. Allié à l'intelligence, à l'ambition et à la volonté, ce tempérament peut mener loin et haut. Très haut.

Réputée dure et cassante, Condoleezza sait aussi - et heureusement - jouer de son charme. Peut-être un discret hommage à sa maman, Angelena, qui lui avait donné son prénom par amour de la musique ("con dolcezza" y signifie "avec douceur").
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Jamais, sans doute, une femme noire n'a atteint un niveau de pouvoir, d'autorité et d'influence aussi élevé que celui dont Mademoiselle Rice jouit aujourd'hui.
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De 1970 à 1974, "Condi" étudie les Sciences Politiques à l'université de Denver..
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En 1981, elle obtient un doctorat à la faculté des hautes études internationales de Denver. La même année, Mademoiselle Rice devient assistante à l'Université de Stanford en tant que spécialiste de l'Union Soviétique..
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1986, Condoleezza Rice est nommée conseillère auprès du commandement suprême des forces armées..

De 1989 à 1991, elle tient le poste d'expert des Affaires Soviétiques et d'Europe de l'Est auprès de Conseil National de Sécurité..
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1993, Condoleezza Rice obtient le poste de vice-directeur de l'Université de Stanford dont elle devient, de fait, le n°2..
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En 2001, George W. Bush la nomme conseillère pour la sécurité nationale. Proche du président, elle joue à la fois le rôle de conseillère et celui de confidente. Peut-être est-elle le plus fidèle, loyal et fiable des proches de George Bush. On voit également en elle l'éminence grise du président..
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Considérée comme une conservatrice froide et énergique, elle est rompue aux dossiers difficiles. Elle a dirigé le Conseil national de sécurité (NSC), créé en 1947 pour coordonner les relations entre la Maison Blanche, le département d'Etat, celui de la Défense, et les services de renseignement..
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2005, "Condi" succède à Colin Powell à la tête du Département d'Etat (Ministère des Affaires Etrangères) américain. On la présente comme un faucon redoutable, plus dure encore que certains de ses collègues masculins déjà très agressifs, mais c'est pourtant par une offensive de charme qu'elle ouvre une nouvelle ère de la diplomatie qu'elle veut pacificatrice..
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Lors de son audition devant la Commission sénatoriale des Affaires Etrangères, le 19 janvier 2005, Mademoiselle Rice a clairement planté le décor de ce que serait sa politique étrangère. "Le temps de la diplomatie est venu" serait dorénavant son leitmotiv. Si elle confirma que les guerres en Afghanistan et en Irak étaient des actions "difficiles", elle n'en martela pas moins les aspects "nécessaire et juste".Pour elle, comme pour le Président, un des objectifs prioritaires de la politique étrangère des Etats-Unis reste de favoriser la propagation de la démocratie au Moyen-Orient. Consciente des malentendus des quatre précédentes années, Condoleezza Rice souhaite aussi revaloriser l'image des USA dans le monde en développant, notamment, la politique d'une authentique conversation plutôt que celle d'un monologue..

Sa volonté de dialogue et de diplomatie ne devait cependant pas occulter, à ses yeux, la persistance dans le monde "d'avant-postes de la tyrannie" qui réclamaient une attention accrue et vigilante. Elle cita précisément la Corée du Nord, l'Iran, Cuba, le Bélarus, le Zimbabwe et la Birmanie. Pour deux d'entre eux, elle se fit plus précise : «L'Iran et la Corée du Nord doivent abandonner leurs ambitions d'armement nucléaire et choisir le chemin de la paix»..
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Au Proche-Orient, l'élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l'Autorité palestinienne et la disparition de Yasser Arafat offrent, selon elle, «une fenêtre d'opportunité». Mais Melle Rice a également considéré que les Palestiniens devaient faire davantage pour mettre fin aux violences des groupes armés contre Israël. Elle a également évoqué la possibilité que M. Bush nomme un émissaire pour discuter avec les Palestiniens, tout en soulignant que le moment pour une telle décision devait être opportun..
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Ses premiers actes significatifs furent, effectivement, d'encourager Israéliens et Palestiniens à avancer sur le chemin de la paix (sommet Abbas/Sharon du 8 février 2005 en Egypte) et de nommer un "coordinateur pour la sécurité" (Général William Ward) auprès des Palestiniens. Une tournée dans les pays amis, toujours en février 2005, lui permit de réchauffer un peu les relations transatlantiques en multipliant les entretiens et les conférences tant à Rome, qu'à Paris ou à Bruxelles, ainsi qu'à travers l'Europe.
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Ses efforts verront néanmoins rapidement leurs effets fortement limités par la conjonction de deux événements imprévus, en janvier 2006. Ariel Sharon est victime d'une hémorragie cérébrale qui le plonge dans le coma tandis que, dans les territoires palestiniens, les extrémistes du Hamas remportent une victoire plantureuse aux législatives, jugulant ainsi les efforts de paix et la marge de manoeuvre du président Mahmoud Abbas.
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Dans la nouvelle donne, les Etats-Unis ne jouent plus un rôle central et Condoleezza Rice ne peut guère qu'appuyer et tenter d'orchestrer en une seule voix les réactions de la communauté internationale.
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Les autres principaux dossiers chauds internationaux du second mandat de George W. Bush concerneront l'établissement de la démocratie et la lutte contre le terrorisme en Irak, d'une part, l'opposition aux ambitions nucléaires de l'Iran et de son fanatique président, Mahmoud Ahmadinejad, d'autre part.
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Bien qu'en charge des Affaires étrangères, Melle Rice devra, le plus souvent, laisser l'initiative en ces dossiers extrêmement sensibles au président Bush, au vice-président Cheney, au secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et à son successeur, Robert Gates.   

 

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Connexités :
- George W. Bush
- Mahmoud Abbas
- Autorité Palestinienne
- Yasser Arafat
- Ariel Sharon
- Etat d'Israël
- Hamas
- Mahmoud Ahmadinejad

Sources de référence :

MSN Encarta, encyclopédie de référence
Wikipédia, encyclopédie libre de référence

 

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