
Agence
spatiale européenne (European Space Agency - ESA), organisation européenne ayant
pour vocation le développement de la coopération entre les États
européens dans les domaines de la recherche, de la technologie
et des programmes d’application spatiaux.
HISTORIQUE
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L’Agence spatiale européenne
(ESA, pour European Spatial Agency), dont le siège est à
Paris, est née en 1975 de la fusion de deux organismes
européens constitués au début des années 1960, l’ELDO (European
Launcher Development Organisation) et l’ESRO (European Space
Research Organisation), dont l’objectif était de construire
respectivement un lanceur et des
satellites scientifiques européens. Vingt ans après sa
création, L’ESA compte 15 États membres : l’Allemagne,
l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, le
Portugal, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, la
Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse
(le Canada a, par ailleurs, conclu avec l’ESA un accord de
coopération qui lui permet de participer à certains
programmes de l’Agence).
LE PROGRAMME
SPATIAL DE L'ESA :
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Le programme spatial de
l’ESA a pour objectif principal de maintenir l’Europe au
premier rang de l’exploration
de l’espace. De nombreuses missions spatiales menées
par l’ESA sont à l’origine d’importantes découvertes en
astronomie : missions dans les domaines de l’astronomie X
(satellite Exosat, 1983-1986 ; satellite XMM-Newton,
opérationnel depuis 1999), de l’astronomie
gamma (satellite INTEGRAL, en service depuis 2003),
de l’astronomie
infrarouge (satellite
ISO, 1995-1998), de l’astrométrie (satellite
Hipparcos, 1989-1993), de l’étude des
comètes (la sonde Giotto a survolé la
comète de Halley le 14 mars 1986, réussissant en
juillet 1992 l’approche d’une autre comète), de l’étude
du
Soleil (satellites SOHO et CLUSTER, en activité
respectivement depuis 1995 et 2000) et du vent solaire
(la
sonde Ulysses a survolé, en 1994 puis en 1995, les
pôles Sud et Nord du Soleil).
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D’autres missions
concernent l’observation de la Terre (surveillance de
l’environnement, prévention de catastrophes
naturelles…) : en particulier, le tandem de
satellites ERS (European Remote Sensing) — ERS-1
(1991-2000) et ERS-2 (lancé en avril 1995) — a
révolutionné notre vision de la surface de la Terre,
révélant grâce à une instrumentation embarquée très
perfectionnée des informations demeurées jusqu’ici
invisibles.
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En 2002, l’ESA s’est
engagée dans le développement d’un système de
navigation par satellite, baptisé Galileo. Conçu
pour des besoins civils, Galileo vient en complément
du
GPS (Global Positioning System) américain et de
son équivalent russe Glonass, tous deux d’origine
militaire. Il devrait être opérationnel en 2008.
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Par ailleurs, l’ESA
est l’un des principaux acteurs de la réalisation
de la
Station spatiale internationale (ISS). Elle
doit notamment fournir le laboratoire Columbus,
ainsi que le véhicule automatique de transfert ATV
(Automated Transfer Vehicule), futur cargo de
l’espace destiné à approvisionner la station en
matériel et en nourriture.
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En outre, L’ESA
conçoit également des missions technologiques
telles que la réalisation du véhicule
atmosphérique ARD (Atmospheric Reentry
Demonstrator) — engin dont la forme conique
évoque les anciennes capsules Apollo —,
« démonstrateur » du futur véhicule de transport
habité européen CTV (Crew Transport Vehicule).
Le succès du vol de l’ARD — lancé lors du
troisième vol de qualification d’Ariane 5 en
1998 — a démontré les compétences de l’ESA dans
la résolution des problèmes complexes liés à la
rentrée atmosphérique, réaffirmant ainsi les
ambitions spatiales européennes.