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Ben
Laden, Oussama (1957- ),.
Homme
d'affaires milliardaire d'origine saoudienne. Considéré comme le
leader du mouvement islamiste terroriste Al Qaïda.
Né à Riyad, dans l’une des familles les plus fortunées d’Arabie
saoudite, Oussama Ben Laden est un des fils d’un magnat de
la construction, d’origine yéménite et proche de la famille
royale saoudienne. À la mort de son père, en 1970, il hérite
d’une grande partie de sa fortune. Il étudie l’économie et
la gestion des entreprises à l’université de
Djeddah; imprégné de religion, il se consacre aussi aux
études religieuses et se rapproche des
Frères musulmans.CRÉATION
D'AL QAÏDA
:.
Après l’invasion de
l’Afghanistan par les
Soviétiques, en décembre 1979, Oussama Ben Laden devient un partisan actif des
Moudjahidin. En 1982, il fonde à Peshawar (Pakistan) un
premier centre d’accueil et d’entraînement pour les
milliers de volontaires ayant répondu à l’appel du
djihad (« la guerre sainte ») antisoviétique. Responsable du recrutement et
de l’acheminement des volontaires, il assure aussi le
financement de la construction d’infrastructures
militaires et médicales destinées aux combattants
islamistes. Il joue un rôle prépondérant dans
l’organisation des combats, auxquels il participe
directement dans le cadre de ses propres milices.
Pendant cette période, il est essentiellement soutenu
par l’Arabie saoudite — dont il devient une sorte de
représentant officieux — et par le
Pakistan, mais aussi par les services secrets américains
(qui soutiennent tous les opposants à l'occupation
soviétique)..
Entre 1982 et 1989 (année
du retrait des troupes soviétiques), les camps de Ben Laden forment
plusieurs dizaines de milliers de combattants islamistes de toutes
origines (des Saoudiens, des Algériens et des Égyptiens
principalement, mais aussi des Tchétchènes, des Cachemiris, des
Philippins, des Indonésiens, et même des Européens et des
Américains). Ben Laden aurait archivé dès 1988 la liste de milliers
de vétérans, qu’il baptise Al Qaida, « la base », et dont est issu
le réseau terroriste du même nom.
CHANTRE DU DJIHAD :.
Devenu la figure
emblématique de l’islamisme
militant, Oussama Ben Laden se retourne contre son
ancien allié américain après la disparition de
l’Union soviétique. Son opposition à l’égard des
États-Unis se radicalise lors de la guerre du Golfe,
lorsque le roi Fahd autorise le déploiement des troupes américaines
en Arabie saoudite. Ben Laden y voit l’invasion de
contingents « infidèles » sur la terre qui abrite
les deux lieux les plus sacrés de l’islam,
La Mecque et
Médine. La dégradation de ses relations avec
la monarchie saoudienne l’oblige à quitter son
pays en 1992. Il se rend d’abord au Pakistan puis
en Afghanistan avant de trouver refuge au Soudan,
auprès du dirigeant islamiste
Hassan al-Tourabi. Il renforce la structure
internationale du réseau Al Qaida : les membres de
l’organisation sont envoyés par centaines défendre
la cause islamiste aussi bien en Asie (notamment
au Cachemire et en Tchétchénie) qu’en Europe (en
Bosnie, et probablement au Kosovo). Dès 1993, les
États-Unis attribuent à Al Qaida une série
d’attentats visant les intérêts américains :
contre une base américaine à Aden (Yémen) en
décembre 1992 et contre le World Trade Center
de New York en février 1993..
Alors que l’Arabie
saoudite lui a retiré sa nationalité saoudienne en 1994, Ben Laden
est expulsé du Soudan en 1996. Il retourne en
Afghanistan, où il se félicite de
la prise de pouvoir des talibans
et, pour la première fois, appelle
les populations musulmanes au djihad contre les
États-Unis. En février 1998, sous l’égide d’un
« Front islamique mondial pour le djihad contre
les Juifs et les croisés », il lance une
nouvelle offensive contre les « Occidentaux et
leurs alliés » et appelle à la « libération du
monde musulman ». Au mois d’août de la même
année, deux attentats visent les ambassades
américaines de Nairobi (Kenya) et de Dar
es-Salaam (Tanzanie). Les États-Unis ripostent
en lançant une soixantaine de missiles contre les camps du réseau
terroriste en Afghanistan. Ben Laden en sort sain et sauf. À la
suite d’un attentat-suicide perpétré en octobre 2000 contre un
destroyer américain à Aden, qui se solde par la mort de 17 Marines,
il se vante du succès de l’opération.
ENNEMI DESIGNE DES ETATS-UNIS :.
Grâce à la protection des
talibans
et à celle des
services secrets pakistanais,
Ben Laden demeure en sécurité en
Afghanistan, où il participe à
la lutte contre les Moudjahidin
du commandant
Massoud
dont il serait le
commanditaire de l’assassinat, le
9 septembre 2001.
Au lendemain des attentats
dévastateurs dirigés le
11 septembre 2001
contre le World Trade
Center et le Pentagone, les soupçons
américains se portent immédiatement sur
Ben Laden et son réseau Al Qaida, seul
capable d’élaborer une
offensive d’une telle ampleur. Considérant
ces attentats comme « un acte de guerre »,
le président américain,
George W. Bush, lance une guerre contre
le
terrorisme international et indique vouloir
Ben Laden « mort ou vif » — sa
tête est mise à prix à
25 millions de dollars. Menée
par les États-Unis, une
coalition internationale lance
le 7 octobre 2001 une opération
militaire baptisée « Liberté
immuable » dans le but de
renverser le régime taliban et
de traquer Ben Laden..
Tandis
que le régime taliban tombe dès
le mois de novembre, aucun
témoignage ni aucune preuve ne
permettent de conclure à la mort
de l’ennemi numéro un des
États-Unis, ni à sa survie.
Ben Laden continue cependant de
se manifester sous la forme
d’enregistrements audio, dont
l’authenticité est difficile à
établir. Au mois de
novembre 2002, notamment, la
télévision indépendante Al-Jazira, basée
au
Qatar, reçoit une cassette audio dans
laquelle une voix, censée être
celle de Ben Laden, loue la
série d’attentats terroristes
commis au cours de l’année 2002
(à Bali, à Djerba, au Koweït, au
Yémen et à Karachi). Des
cassettes vidéo où un homme
ressemblant à un Ben Laden
affaibli et vieilli apparaît sont
ensuite diffusées par le même
canal et semblent démontrer qu'il aurait
effectivement survécu sans qu'on
puisse le localiser..
Selon une
indiscrétion des services de
renseignement français (DGSE),
leurs homologues saoudiens
auraient "acquis la conviction
que Ben Laden est mort le 23
août 2006 des suites d'une crise
de fièvre typhoïde". L'Arabie
Saoudite dément officiellement
en détenir la moindre preuve ;
quant au Pakistan, il affirme
n'être en possession d'aucun
élément fiable allant dans le
sens du décès du terroriste.
La confirmation de la mort de Ben Laden
risquant de provoquer de
nouvelles vagues d'attentats, il
se pourrait que personne ne
souhaite prendre la décision
d'une telle annonce officielle.
REAPPARITION EN 2007 :.
Alors que plus aucun document
probant n'était venu témoigner de la survie de Ben Laden depuis
octobre 2004, une
nouvelle vidéo a été diffusée par la chaîne
d'information arabe al-Jazira le 7 septembre 2007. Après
analyse par des experts,
l'enregistrement est authentifié et Ousama Ben Laden
reconnu vivant. Il y fait en effet référence à plusieurs
événements internationaux récents dans un soliloque publié en
vue du sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
Dans
cet enregistrement de 30 minutes,
Ben Laden semble porter une barbe postiche d'une noirceur homogène,
arborée pour la circonstance. Un élément qui permet d'imaginer qu'il
évolue désormais dans une région du monde où les musulmans
intégristes ne portent par la barbe.
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