L'islam
est une religion monothéiste, professée par
Mahomet en Arabie au
VIIe siècle dont les fidèles sont
appelés aujourd'hui musulmans, ce qui correspond à une
transposition de leur manière de s'appeler en langue arabe.
Chronologiquement considéré comme le troisième grand courant
monothéiste de la famille des religions abrahamiques, il se
distingue du judaïsme et du christianisme avec lesquels il possède
un certain nombre d'éléments en communs ainsi que du baha'isme qui
prétend lui succéder. L'islam se veut être une révélation arabe de
la religion d'Adam, de Noé (appelé Nouh en arabe) et de tous les
prophètes. Ainsi l'islam se présente comme un retour à la religion
d'Abraham (appelé Ibrahim) du point de vue de la croyance, le
Coran définissant l'islam
comme étant la voie d'Ibrahim (millata Ibrahim).
Le livre sacré de l'islam est le Coran. Le dogme islamique assure
qu'il contient le recueil de la révélation d'Allah, transmise
oralement par le prophète Mahomet. Selon les musulmans, cette
révélation se poursuivit durant 23 années, par l'intermédiaire de
l'archange Gabriel, par le biais de rêves, comme dans le cas de
Abraham, et par inspiration divine. Le Coran reconnaît l'origine
divine de l'ensemble des livres sacrés des monothéismes, bien que
les musulmans considèrent communément qu'ils sont, dans leurs
écritures actuelles, le résultat d'une falsification : le
Suhuf-i-Ibrahim (les Feuillets d'Abraham), la Tawrat
(le Pentateuque ou la Torah),
le Zabur de David et Salomon (identifié au Livre des Psaumes)
et l'Injil (l'Évangile).
Outre le Coran, les musulmans se réfèrent à des transmissions de
paroles, actes et approbations de Mahomet, récits appelés hadiths.
Cependant, les différentes branches de l'islam ne s'accordent pas
sur les compilations de hadiths à retenir comme authentiques.
Coran et hadiths dits "recevables" sont deux des quatre sources de
la loi islamique, la charia, les deux autres étant l'Unanimité (Ijma')
et l'Analogie (qiyas) [8].
Il y a environ 1,5 milliard de musulmans dans le monde. Ils se
répartissent en plusieurs courants, notamment le
sunnisme, qui
représente entre 80 et 85% des musulmans, et le
chiisme rencontré
principalement en
Iran.
DEFINITIONS :
- Le mot islam signifie soumission à un Dieu exempt de tout
alter-ego et même résignation au sens de la soumission volontaire,
indépendamment du rite, c'est-à-dire du détail des lois. Pour les musulmans,
Abraham, Moïse ou Jésus sont musulmans, car ils sont soumis à une lois divine
et confirmés par des miracles.
- Le mot « islam » avec une
minuscule désigne la religion dont le prophète est Mahomet.
- Le mot « Islam » avec une
majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation
islamique dans son ensemble.
- Le mot « musulman » désigne
ce qui est relatif à la religion : les personnes professant l'islam et ce qui
est relatif à ses lois et rites.
- Le mot « Musulman » avec une
majuscule désignait au sein de l'ex-Yougoslavie une des communautés nationales
et désigne encore cette communauté dans certains des États successeurs de
l'ex-Yougoslavie.
- Le mot « islamique » renvoie
à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation.
- L'islamisme
est une doctrine politique qui vise à l'expansion de l'islam.
ETYMOLOGIE :.
En arabe,
« islam » signifie « soumission »
volontaire, ou « allégeance »,
sous-entendu « à Dieu ».
On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets évoquant
la soumission comme, par exemple, la fin du verset 136 de la sourate
2 en arabe : Wa Naĥnu Lahu Muslimūna qui signifie « Et à Lui,
nous nous soumettons ».
Pour la religion et donc selon les musulmans, islam désigne
la soumission à ce que le créateur des Mondes, Allah (Dieu),
aurait ordonné et dont la révélation aurait été transmise par les
prophètes messagers, en arabe, nabī rasūl ("à qui il est
révélé d'appeler le peuple à suivre des lois qui lui ont été
révélées et qui sont spécifiques au messager"), et les prophètes
non messagers, en arabe nabī, ("à qui il est révélé
d'appeler le peuple à suivre la loi du messager qui l'aura précédé").
C'est, en sorte, l'acceptation par le cœur et la langue suivi de la
non-contradiction par les actes, la parole ou le cœur de tout ce qui
a été révélé et transmis.
Ainsi, l'islam distingue :
- la croyance : ce que le cœur accepte et ce dont il
se satisfait ;
- et la foi : le degré d'attachement aux croyances et
aux actes spécifiques dictés par la religion.
SITUATION DE L'ISLAM CONTEMPORAIN :.
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Carte des pays dont la communauté
musulmane représente plus de 10 % de la population. En vert, les
pays à majorité sunnite et en brun, ceux à majorité chiite |
L'islam comporte environs 1,2 milliard de
croyants, soit entre ± 18 % de la population mondiale en 2008. La
diffusion de l'islam, hors du monde arabe, s'explique en partie par
la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et
de culture musulmane, ainsi que par des actions de prosélytisme
débouchant sur des conversions.
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation
officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de
« République islamique... ». Toutefois, ces États ne sont pas les
seuls où l'imbrication du civil et du religieux est conforme à ce
que veut la charia (exemple, le royaume d'Arabie saoudite).
Il se produit souvent une confusion entre Arabes et Musulmans,
principalement à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam
et la place centrale qu'occupe la langue arabe dans cette religion.
Il y a environ 300 millions d'Arabes, dont la grande majorité est
musulmane. Au final, 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe,
un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus
grande population musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des
populations musulmanes importantes au Nigeria, Bangladesh,
Afghanistan,
Pakistan, en
Iran,
en Chine, en Europe, dans l'ancienne
Union soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a environ sept
millions de musulmans aux États-Unis et environ 5 millions en France
où ils sont principalement issus de l'immigration de première,
seconde et troisième génération.
LES CINQ PILIERS DE L'ISLAM :.
Les cinq piliers de l'islam
(soumission) sunnite sont :
1. - Distinguer de façon absolue (Tawhid) Dieu de Ses
créatures et croire en Son prophète.
2. - Accomplir la prière, appelée salat.
3. - Acquitter l'aumône appelée Zakât.
4. - Jeûner le mois de Ramadan
5. - Accomplir le pèlerinage, appelée Hajj à La Mecque au
moins une fois dans sa vie, mais seulement si on en a les moyens
matériels et physiques.
Mahomet a défini la croyance (ou la
foi) par une parole qui signifie : « La foi (Iman) est que tu
croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en
la réalité du jour dernier et que tu croies en la réalité de la
destinée, qu'elle soit relative au bien ou au mal ».
Dans la jurisprudence religieuse, l'adhérant à l'islam est nommé
mouslim (musulman) et l'adhérant à l'iman est nommé mou'min
(croyant), sans pour autant faire de dissociation entre les deux car
ces deux termes sont jugés indissociables et complémentaires du
point de vue religieux. Tout musulman (mouslim) est considéré
comme croyant (mou'min) et vice-versa.
Les juristes musulmans ont dit que sans une acceptation totale de la
foi (iman) par le cœur, l'appartenance de quiconque à l'islam
est invalide. De même, toute conversion à l'islam n'est valable que
par la foi (iman) dans le cœur et additionnée de la
prononciation verbale des deux "témoignages de foi" (Ach-Chahadah)
à savoir par exemple "Je témoigne qu'il n'y a de vraie divinité que
Dieu et je témoigne que Muhammad est le Prophète de Dieu".
Cependant, il existe plusieurs degrés de croyants (mou'minoun).
En effet, les musulmans pratiquant parfaitement les prescriptions
religieuses sont considérés comme des "croyants complets" alors que
les autres sont dits "croyants incomplets" ou "croyants faibles de
foi".
Il est très important de souligner qu'en islam, la croyance et la
pratique sont intimement liées. En effet, les versets coraniques
décrivent souvent le croyant "mou'min" comme étant celui qui
croit et pratique de bonnes oeuvres. Bien évidemment, il est
alors question du "mou'min" complet. Toutefois ce lien met en
lumière le fait que la spiritualité et l'action sont donc deux
éléments fondamentaux qui participent de l'être du croyant. Les
actes sont donc le reflet de la foi.
ALLAH :.
Le fondement doctrinal de tous les
musulmans est que cet univers et ce qu'il contient a un créateur qui
est Allah et qu'il a des attributs de perfection dignes de Lui.
Allah a des attributs indénombrables, mais les théologiens en citent
fréquemment treize qui sont souvent répétés dans le Coran, à
savoir :
- L'Existence (al-Woujoûd) : Allah existe sans aucun doute.
Il existe sans endroit imaginable, sans comment et sans les créatures. Il
n'est pas dépendant du temps.
- L'Exemption de l'alter-ego (al-Wahdaniyyah) : "Allah n'a
pas d'alter-ego du point de vue de Son Etre, c'est-à-dire qu'Il n'est pas un
corps ou une substance, Il n'a pas d'alter-ego du point de vue de Ses
attributs, c'est-à-dire qu'Il n'a pas de semblable et Il n'a pas d'alter-ego
du point de vue de la divinité, de la domination, de la possession et du fait
de destiner toute chose, c'est-à-dire qu'Il n'a ni associé ni partenaire,
qu'il n'y a pas d'autre seigneur à qui appartiendrait cet univers, Il est le
seigneur des mondes, et il n'y a pas d'autre créateur que Lui".
- L'Exemption de l'entrée en existence (al-Qidam) : Allah est
exempt de l'apparition d'un nouvel attribut, de l'apparition de l'être et du
changement, il n'y a pas de début à Son existence. Il existe sans les
créatures et sans le temps.
- L'Exemption de l'annihilation (al-Baqa') : Allah est exempt
de l'anéantissement ou de la disparition d'un ou plusieurs attributs ou de
l'anéantissement de l'être, Il ne s'anéantit pas et n'est pas concerné par la
notion de fin.
- Le Non-besoin (al-Qiyamou bi n-Nafs) : Allah n'a besoin
d'aucune de Ses créatures et toutes les créatures ont besoin de Lui. Il a créé
toute chose par sagesse et non par besoin, ne tire aucun bénéfice de
l'existence de Ses créatures ni ne subit aucune forme de préjudice de leur
part.
- La Différence absolue avec ce qui est créé (al-Moukhalafatou
li l-Hawâdith) : Allah n'a aucune ressemblance avec un homme ou avec une
créature sous quelque rapport que ce soit.
- La Domination (al-Hayah, i-e al-Moulk) : Allah domine et
contrôle totalement ce monde qui Lui appartient, chaque chose qui s'y passe à
chaque instant et en tout endroit et nul autre que Lui n'a la capacité, le
droit et la sagesse divine nécessaire pour organiser la création. Cette Hayah
n'est pas une vie, elle n'est pas de chair, de sang et d'âme. Cette Hayah n'a
pas de ressemblance avec la nôtre. Elle n'est pas une vie, elle est une
capacité à dominer les possibles de façon absolue.
- La Toute-Puissance (al-Qoudrah) : Allah a la capacité de
faire changer les choses et de faire évoluer les faits au-delà de
l'imagination, de l'habitude et des probabilités.
est Tout-puissant, Il crée et anéantit tout ce qui existe à
part Lui.
- La Destination (al-Iradah) : Tout ce qui se passe dans cet
univers suit une destinée définie par Allah, et toute chose est caractérisée
par Allah. Allah impose, définit et spécifie les réalités, les événements et
les lois de ce monde, indépendamment de la volonté et des efforts des
créatures.
- La Science (al-Ilm) : Allah sait tout et n'ignore rien du
passé, du présent, du futur, de la science et de la destinée, de ce qui peut
être et de ce qui ne peut pas être. Allah sait toutes les choses sans qu'elles
n'aient eu lieu.
- (as-Sam) : Aucune information, parole ou invocation ne peut
Lui êter caché ou dissimulé; aucune information ne peut Lui échapper. Allah
n'a ni oreille, ni aucun autre organe imaginable ou non.
- (al-Basar) : Aucun acte, aucune intention, aucune substance
ni aucune caractéristique dans l'univers ne peut Lui être caché, dissimulé ou
voilé. Cet attribut concerne tout ce qui existe.
Allah n'a ni oeil, ni pupille, ni aucun autre organe
imaginable.
- (al-Kalam) : Allah a la capacité d'informer Ses créatures
et de donner à savoir à certaines d'entre elles des informations essentielles
relatives au bien et au mal, à la vie et à la mort, au permis et à l'interdit,
etc... sans langue ni lèvres. Cet attribut n'est pas une langue arabe ou
autre, et n'a pas de ressemblance avec le langage des humains.
Et Allah est exempt de toute imperfection telle que la fatigue ou le changement.
On comprend d'un verset explicite du Coran « Rien n'est tel que Lui ». Et par
conséquent, les théologiens musulmans affirment que les versets non-univoques
qui donneraient en apparence des organes ou un emplacement à Allah, ne doivent
pas être pris au sens littéral mais doivent être interprétés selon leur contexte
historique et linguistique. Il existe aussi des mouvements adeptes du
littéralisme, en particulier le salafisme, branche islamique essentiellement
influente en péninsule arabique.
Allah existe mais Sa Réalité est différente de la nôtre. Allah n'a ni main, ni
visage, ni œil, ni jambe, ni humeurs, imaginables. Allah n'est pas confiné
au-dessus du 'Arch comme le pensent certains anthropomorphistes, ni incarné dans
le ciel ou la direction du haut. Le 'Arch est la plus immense des créatures de
par la taille, il constitue le toit du paradis. Le paradis est au-dessus des
sept cieux et le 'Arch le recouvre tout en en étant séparé. Selon les musulmans,
il présente l'aspect d'un grand lit muni de pieds soutenus par des anges
immenses et puissants.
L'Imam et linguiste Taqiyyou d-Din As-Soubki a dit : " L'adoration, c'est
l'extrême limite de la crainte et de la soumission ". Les musulmans adorent et
se repentent exclusivement à Allah. Le simple fait d'obéir à un supérieur, de se
soumettre à une autorité ou de solliciter l'aide d'une créature, n'est donc pas
considéré comme une adoration. Les musulmans glorifient ceux que Allah a
glorifié, à l'exemple des Prophètes, des Anges et des Saints sans jamais les
adorer.
LES NOMS DIVINS :.
Selon un hadith, il est mentionné que
Allah a 99 noms parfaits (Al-Asma'ou l-Lahou l-Housna) qui
permettront au musulman qui au moment de la mort les connaitra par
coeur avec leur signification conforme aux règles du Tawhid entrera
au Paradis. Toutefois les Textes en citent également d'autres nom
attribués à Allah comme par exemple Al-'Ahad (l'Indivisible)
ou Ar-Rabb (le Seigneur) qui sont mentionnés dans le Qour'an
mais pas dans le hadith précité. Il a été dit dans un autre hadith
que Allah possède un nom inconnu des gens du commun, par lequel
Allah exauce celui qui L'invoque. Selon une version de ce hadith, ce
nom est
الأعظم "Al-A^dham".
LES ANGES :.
Les musulmans croient en l'existence
des Anges, que Allah a créé de lumière. Dans leur véritable aspect,
ils sont des êtres fins (non palpables) dotés de deux ou plusieurs
ailes. Cependant, sans jamais prendre l’apparence d’une femme, ils
apparaissent à certains pieux, généralement sous les traits d'un
jeune et bel homme, dépourvu d'organes génitaux.
Les Anges exécutent en toute obéissance les ordres d'Allah, sans
jamais Lui désobéir. En outre, ils sont différents des autres
créatures qui éprouvent le besoin de boire, de manger, de dormir, de
se marier, etc.
LES ECRITURES :.
Selon les Textes musulmans, les
Écritures révélées sont au nombre de 104, dont les plus connues
sont :
- Le Coran
(Qour’ân) révélé au Prophète
Mahomet
- La Torah
(At-Tawrât) révélée à Moïse
- L'Évangile (Al-Injîl) révélé à Jésus (Issah
pour les musulmans), fils de Marie (Maryam).
- Les Psaumes (Az-Zaboûr) révélés à David.
C’est depuis le Tableau Préservé, que sur ordre de Dieu,
l'Ange Jibrîl (Gabriel) fait descendre les Écritures révélées sur les Prophètes
concernés dans la langue de leur peuple. Selon les musulmans, le Coran est le
dernier des livres révélés, car Mahomet est pour eux le dernier prophète.
De toutes ces écritures révélées, seul le Coran subsiste intégralement sans
aucune entorse du fait qu'il n'y aura plus de révélation Prophétique après
Mahomet.
LE CORAN :
Le Coran est le livre le plus sacré des musulmans.
C'est le premier livre à avoir été écrit en langue arabe, qu'il a
contribué à fixer. Il regroupe une part du message divin qui, selon
la croyance musulmane, a été transmis au prophète Mahomet. Cette
transmission de l'archange Gabriel à Mahomet a eu lieu de manière
fragmentaire par voie auditive, par la voie du rêve prophétique ou
par la voie de "l'inspiration divine", durant une période de
vingt-trois ans. Après des débats houleux, le calife al-Mamum à
Bagdad, vers 820 proclame le Coran, manifestation de l'attribut de
Allah appelé "Kalam de Allah", par dogme, incréé, éternel et
inimitable. Le débat se prolongera jusqu'au
IXe siècle. Ibn Hanbal, aux
prises avec une véritable inquisition musulmane, ayant assigné le
rôle des autres écrits - Haddith, Sunna — déclare finalement le
Coran incréé de la première à la dernière page. Il ne peut donc pas
avoir été écrit, précédé, ni prolongé. Son origine n'est pas
humaine. La seule étude du texte se résume à l'apprendre par cœur et
à en recherché le sens transmis, et à le mettre en pratique. Il est
au cœur de la pratique religieuse de chaque croyant. Pour les
musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altération
après sa révélation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu'à
la fin des temps: le texte ainsi que sa signification sont préservés
sur Terre, i-e qu'ils existent est sont détenu par la majorité selon
un hadith du prophète, mais cela n'empêche en rien l'existence de
mauvaises interprétations chez ceux qui ne sont pas "versés dans la
science".
Voir ARTICLE SPECIFIQUE : Le Coran.
LES PROPHETES :.
Les musulmans considèrent que l’envoi
des prophètes est une clémence et une grâce d'Allah pour ses
créatures, car la raison à elle seule ne permet pas de connaître
tout ce qui sauve dans l'au-delà. Leur fonction principale est donc
de montrer aux gens le chemin, la voie (la charia) qui mène au
bonheur éternel. Et pour prouver leur véracité, Allah les a appuyés
par des faits hors du commun, à savoir les miracles qui constituent
des défis implacables que personne ne peut contrecarrer ni imiter.
Tous les prophètes d'Allah sont nécessairement immunisés contre la
mécréance, les grands péchés et les petits péchés reflétant une
bassesse de caractère, ceci avant et après la mission prophétique.
Le premier est Adam et le dernier est Mahomet.
Selon l'islam tous les prophètes sont musulmans et ont tous appelé
les gens à entrer dans la religion de l'islam. En effet, la
signification de l'islam est croire en un Dieu unique sans rien lui
associer et de croire au message du Prophète envoyé pour son époque.
Les Textes expliquent que Adam a inauguré la fonction Prophétique,
tandis que c’est par Mahomet, le dernier, qu’elle a été clôturée.
Leur nombre est très grand, citons quelques-uns : Abraham (Ibrâhîm),
David (Dâwoûd), Isaac (Ishâq), Ismaël (Ismâ'îl), Jacob (Ya'qoûb),
Jean-Baptiste (Yahyâ), Jethro (Chou'ayb), Job (Ayyoûb), Jonas (Yoûnous),
Joseph (Yoûçouf), Loth (Loût), Moïse (Moûçâ), Noé (Noûh), Salomon (Soulaymân),
Zacharie (Zakariyyâ), Jésus (Issah).
MAHOMET :.
Le chef religieux, politique et
militaire arabe Mahomet,
dont le nom est parfois aussi transcrit par Mohammed, Muhammad, etc.
en français est le fondateur de l'islam et de la communauté
musulmane (Oumma). Il est considéré comme le dernier prophète du
monothéisme par les musulmans et il n'est reconnu comme prophète que
par cette communauté. Les musulmans ne le considèrent pas comme le
fondateur d'une nouvelle religion, mais pensent qu'il est le dernier
d'une lignée de prophètes de Dieu (du monothéisme) et considèrent
que sa mission est de restaurer la foi monothéiste originale d'Adam,
Abraham et d'autres prophètes, foi qui avait été corrompue par
l'homme au cours du temps.
Selon le Coran, pendant les 23 dernières années de sa vie, Mahomet
dicte des versets, qu'il reçoit d'Allah par l'intermédiaire de
l'ange Gabriel (Jibril), à des fidèles de plus en plus
nombreux convaincus par ce nouveau message. Le contenu de ces
révélations sera compilé moins de 20 ans après la mort de Mahomet en
un ouvrage, le Coran,
livre saint des musulmans.
LES HADITHS :.
Les hadiths sont les paroles ou actes
de Mahomet considérés comme des exemples à suivre par les musulmans.
Les écoles de jurisprudence Madhhab considèrent les recueils
de hadiths comme des instruments importants permettant de déterminer
la sunnah, la « tradition » musulmane. Le hadith était à l'origine
une tradition orale qui rapportait les actions et coutumes de
Muhammad. Cependant, à partir de la première fitna, au
VIIe siècle, ceux qui ont reçu
les hadiths ont commencé à questionner les sources des paroles. Leur
crédibilité est généralement proportionnelle au crédit des témoins
qui les ont rapportés. Cette chaîne de témoins est appelée isnad.
Il est généralement admis que c'est pendant le règne du calife Umar
II, au
VIIIe siècle, qu'ont commencé les
transcriptions par écrit de grands recueils de hadiths, qui se sont
stabilisés au siècle suivant. Ces recueils de hadiths sont, encore
aujourd'hui, pris comme références dans les sujets en rapport avec
le fiqh ou l'histoire. Les hadiths authentiques sont admis
par l'ensemble des musulmans sunnites.
Une grande majorité de sunnites considèrent les hadiths comme des
suppléments et des clarifications essentielles au Coran. Dans la
jurisprudence islamique, le Coran contient le germe de nombreuses
règles de comportement attendues d'un Musulman. Cependant, de
nombreux sujets, religieux ou profanes, ne sont pas encadrés par des
règles coraniques. Les Musulmans croient donc qu'en examinant le
mode de vie, ou sunnah, de Mahomet et ses compagnons, ils pourront
découvrir les comportements à imiter et ceux à éviter. Les penseurs
musulmans trouvent utiles de savoir comment Mahomet ou ses
compagnons ont expliqué les révélations, ou à quelle occasion
Mahomet les a reçues. Parfois, cela clarifiera un passage qui
semblerait obscur autrement. Le contexte pouvant totalement
bouleverser le sens que l'on peut donner à un verset. Les hadiths
sont aussi une source historique et biographique.
Ils sont considérés comme une source d'inspiration religieuse, alors
que certains musulmans considèrent que le seul Coran est suffisant.
Les chiites ont en
effet plus de réserves à leur égard car ils montrent que Mahomet n'a
pas parlé des choses qui sont fondamentales dans le courant chiite,
ce qui fait qu'ils ont élaboré leurs propres ouvrages. Entre autres,
ils n'éprouvent aucune gêne à la reproduction de visages humains,
comme ceux de personnalités cultes telles Ali et Hussein, alors même
que ceci est formellement proscrit par Mahomet dans plusieurs
hadiths.
L'AU-DELA :.
Les musulmans croient qu'un certain
nombre d'évènements surviennent après la mort dont les plus
importants sont :
- Le Jour du Jugement : Il surviendra après la fin du monde,
et durera 50 000 ans. Allah jugera les gens sans intermédiaire. Les étapes
seront :
- La Résurrection physique : Elle marque le début du Jour
du Jugement. Les gens seront ressuscités par Allah, nus et incirconcis, afin
d'être jugés.
- Le Rassemblement : Tous les gens seront rassemblés en un
lieu pour se faire juger.
- L'Exposition des actes : Chacun aura ses actes, bons ou
mauvais, qui seront exposés.
- La Rétribution : En fonction de leur actes, les gens
seront récompensés ou châtiés.
- La Balance : Les actes seront comparés, bons contre
mauvais.
- Le Pont : Il relie la nouvelle Terre aux abords du
Paradis et il sera dressé au-dessus de l'Enfer dans lequel tous les
mécréants chuteront ainsi que certains musulmans désobéissants.
- Le Bassin : Chaque communauté aura son bassin duquel les
croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
- L'Intercession : Avec la permission d'Allah, les
Prophètes, ainsi que d'autres pieux, intercèderont pour les musulmans qui
méritent le châtiment.
- L'Enfer : C'est un endroit dans lequel seront châtiés les
mécréants éternellement, ainsi que pour une période certains musulmans
désobéissants.
- Le Paradis : C'est une demeure de félicité éternelle
réservée aux personnes unifiant Dieu, ainsi qu'aux personnes sincères.
- La Vision du Seigneur : Les musulmans verront Allah, sans
notion de distance et sans qu'il y ait un doute sur cette vision.
Les musulmans croient à la question, au supplice et à la
félicité de la tombe. Ceci n'est pas mentionné dans le Coran mais dans la sunnah.
Selon cette dernière, après la mort, toute personne sera questionnée dans sa
tombe par deux anges du nom de Mounkar et Nakir : "Qui est ton Seigneur ? Qui
est ton prophète ? Quelle est ta religion ?". Les musulmans pieux répondront
correctement à ces questions et auront la félicité dans leur tombe, tandis que
les mécréants et certains musulmans désobéissants n'y répondront pas
correctement et seront châtiés.
PREDESTINATION :.
La prédestination fait partie des
fondements essentiels de l'Islam. Elle consiste à croire que tout ce
qui se produit dans ce monde -qu’il s’agisse de nos actes
volontaires ou involontaires- est prédestiné par Allah. La volonté
d'Allah se réalise toujours selon sa sapience éternelle.
Ainsi, toute chose –bonne ou mauvaise- qu'Allah a su qu’elle
existera se réalisera en temps voulu. Et celle dont Allah n’a pas
voulu l’existence, ne se réalisera pas. Par conséquent, si tous les
gens se mobilisent pour nous faire profiter d’un bienfait ou pour
nous causer un mal qui ne nous a pas été prescrit, ils n’y
parviendront pas.
Allah a tout prescrit dans le Tableau Préservé (Al-Lawhou
al-Mahfoûdh) comme l'apprend le Coran : « C'est Nous (Allah) qui
ressuscitons les morts. Nous faisons inscrire ce qu'ils ont fait et
les conséquences de leurs œuvres. Et Nous avons dénombré toute chose
dans un Tableau clair».
INTERDITS ALIMENTAIRES :.
La loi islamique fournit un ensemble de
règles régissant ce que les musulmans mangent. Ces règles spécifient
ce qui est halāl, c'est-à-dire légal. Ces règles se trouvent
dans le Coran, qui décrit aussi ce qui est illégal ou harām.
Il existe aussi d'autres règles venant s'ajouter à celles-ci qui ont
été émises dans des fatwas par des mujtahids; mais elles ne sont
suivies que par leurs propres disciples et non l'ensemble des
musulmans.
La loi islamique interdit aux musulmans de consommer de l'alcool, de
boire ou de manger du sang et ses produits dérivés, et de manger la
viande d'animaux carnivores ou omnivores comme le porc, le singe, le
chien ou le chat (les poissons piscivores ne sont pas considérés
comme carnivores). Pour que la viande d'un animal terrestre soit
halal, il faut que l'animal soit abattu de manière adéquate par un
musulman ou par des gens du livre, tout en mentionnant le nom de
Dieu (Allah en arabe). L'animal ne doit donc pas être tué en
l'ébouillantant ou par électrocution et la carcasse doit être
saignée avant d'être consommée. Différentes règles s'appliquent aux
poissons. En général, les poissons à écaille sont toujours halāl,
bien que certaines fatwas déclarent les poissons dépourvus
d'écailles (comme le poisson-chat) et les coquillages comme harām.
Les règles d'interdiction concernant les animaux peuvent être
contournées quand un musulman risque de mourir de faim et qu'aucune
nourriture halāl n'est disponible.
L'abattage rituel islamique est appelé Dhabiĥa. D'après
certaines fatwas, l'animal ne peut être abattu que par un musulman.
Cependant, d'autres fatwas considèrent que d'après le verset 5:5 du
Coran, l'abattage peut être fait par des gens du livre. La viande
kasher est considérée comme halāl.
ORGANISATION :.
Le califat
Les califes désignent les successeurs de Mahomet.
Le porteur du titre a pour rôle de garder l'unité de l'Islam
et tout musulman lui doit obéissance, dans le cadre de la Sharia :
c'est le dirigeant de l’oumma, la communauté des musulmans.
Un
différend entre
sunnites et
chiites conduira le califat à se diviser en deux visions très
distinctes : les sunnites considèrent que le calife doit être élu
pour ses qualités morales et islamiques, et cela en dépit de ses
origines. Quant aux chiites, ils considèrent que seul un successeur
filial de Mahomet peut prétendre à ce titre. Un seul calife aurait
donc de grandes difficultés à diriger l'ensemble de l'actuel monde
musulman.
Mahomet est mort sans désigner de successeur et sans laisser un
système pour en choisir un, mais plusieurs actes ont poussé
l'unanimité des musulmans de l'époque à conclure qu'il préférait Abu
Bakr (de son vivant même lorsqu'il était malade, il lui a demandé,
et à personne d'autre, de diriger la prière). Par conséquent, le
califat a été établi. Le calife a pour rôle de garder l'unité de l'Islam
et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de l'oumma,
la communauté des musulmans. Le titre Khalifat rasul Allah,
signifiant « successeur du messager de Dieu » est devenu le titre
courant.
Les chiites ne reconnaissent que le quatrième calife, étant Ali,
père de tous les imams. Les chiites estiment que le calife suivant,
Yazid Ier a été coupable de la mort d'Hussein, et par là toute
succession de califes aurait perdu sa légitimité.
Certains califes étaient souvent appelés Amīr al-Mu'minīn
أمير
المؤمنين « Commandeur des croyants ». Le titre a été
raccourci et latinisé en « émir ».
Aucun des premiers califes n'a dit avoir reçu des révélations
divines, comme ce fut le cas pour Mahomet, soucieux de rester dans
le droit chemin et craignant Allah. Mahomet étant le dernier
prophète, aucun des califes n'a dit être un nabī,
« prophète » ou un rasul « messager divin ». Les révélations
faites à travers Mahomet ont rapidement été codifiées et écrites
dans le Coran, qui a été accepté comme autorité suprême, limitant
ainsi ce que le Calife pouvait diriger. Cependant, les premiers
califes étaient les chefs spirituels et temporels de l'islam, et
insistaient sur le fait que l'obédience au calife en toutes choses
était la marque d'un bon musulman. Le rôle est devenu cependant
strictement temporel avec l'ascension des oulémas, et l'éloignement
de certains califes de la pratique pure de la religion.
Après les quatre premiers califes (Abou Bakr, Omar, Uthman et Ali
ibn Abi Talib), le titre a été revendiqué de manière controversée
par les Omeyyades, les Abbassides et les Ottomans, ainsi que par
d'autres lignées en Espagne, en Afrique du nord et en Égypte. La
plupart des dirigeants musulmans portaient simplement le titre de
Sultan ou Émir, et prétaient allégeance à un Calife qui avait
souvent peu d'autorité. Le titre n'existe plus depuis que la
république de Turquie a aboli le califat Ottoman en 1924.
Alors que le califat a été un sujet de discorde entre dirigeants
musulmans, ce sujet a été peu évoqué depuis 1924. De nombreux
musulmans souhaiteraient le rétablissement du califat, mais des
restrictions ainsi que l'activité politique de nombreux pays
musulmans, combinés aux obstacles pratiques à l'unification de plus
de cinquante États-nations en une seule institution ont limité les
efforts pour faire revivre le califat.
La loi islamique
La Sharia est la loi islamique. Le Coran est la
source principale de la jurisprudence islamique (fiqh). La sunnah n'est
pas un texte en soi comme le Coran, mais signifie l'ensemble des actes et
paroles du prophète. La place des hadiths fait l'unanimité dans la loi
islamique. Tous les penseurs admettent de contredire leurs jugements personnels
si un hadith authentique va à l'encontre de ce jugement. Deux ouvrages compilent
les hadiths authentiques: le "sahis" de Bukhari et celui de Muslim, mais aussi
de récents travaux gigantesques de l'imam AL-Albani. L'Ijma et le qiyas
(raisonnement analogique) sont généralement considérés comme les sources
tertiaires et quaternaires de la Sharia, mais ceci est contesté par certains
penseurs selon qui seuls les hadiths et le coran sont source de loi, comme
certains hanbalites.
La loi islamique couvre tous les aspects de la vie, depuis les sujets très
généraux de gouvernement et de relations étrangères jusqu'aux sujets de la vie
quotidienne. Les lois islamiques qui ont été inscrites expressément dans le
Coran sont appelées hudud et traitent spécifiquement des cinq crimes de
vol, attaque, intoxication, adultère et fausse accusation d'adultère, le meurtre
étant classé au dessus de ces cinq crimes et juste au-dessous de l'associationisme.
Pour chacun de ces crimes, une punition appelée hadd est prévue. Le Coran
détaille aussi les lois portant sur l'héritage, le mariage, les compensations
pour blessures et meurtres, ainsi que des règles régissant les fêtes, la charité
et la prière. Cependant, ces prescriptions et ces prohibitions peuvent être très
larges, donc leur application en pratique peut varier. Les penseurs musulmans,
oulémas , ont élaboré des systèmes de loi basés sur ces règles larges,
s'appuyant aussi pour cela sur les hadiths et leurs interprétations.
Avec l'expansion de l'islam dans des pays comme l'Iran,
l'Indonésie ou en Europe, tous les musulmans ne peuvent comprendre le Coran en
arabe. Quand des musulmans sont divisés sur un sujet particulier, ils vont
demander assistance à un mufti (juge islamique), qui peut leur donner des
conseils sur la Sharia et les hadiths.
Calendrier islamique
L’an 1 de ce calendrier a débuté le premier jour de
l’hégire, le 1er Mouharram (le 15 ou le 16 juillet
622 de l’ère chrétienne, selon les auteurs théologiens ; la première époque est
dite « astronomique », la seconde « civile »). Ce calendrier a été adopté dix
ans après cet événement. On indique qu’une date est donnée dans ce calendrier en
ajoutant la mention (calendrier musulman), (calendrier hégirien),
(ère musulmane) ou (ère de l’Hégire); ou en abrégé, (H) ou
(AH) (du latin anno Hegirae). Ce calendrier est caractérisé par
des années de 12 mois lunaires qui sont plus courtes que les années solaires.
Une année lunaire compte 11 jours de moins qu'une année solaire.
Chaque mois démarre au premier croissant de Lune visible à partir de la nouvelle
Lune : selon l’endroit d’où est effectuée l’observation, le mois peut démarrer
plus ou moins tôt.
LIEUX SAINTS :.
Lieux saints sunnites
Les trois lieux saints canoniques du sunnisme
sont :
- La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite, abritant la
Ka'ba (« le Cube »). Selon la tradition, il est le premier lieu de
culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim
(Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Houbal,
qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire.
Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie
s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après
s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte.
C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage
nocturne et l'ascension.
Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
Lieux saints chiites
En plus de trois lieux saints du sunnisme, les chiites
reconnaissent deux autres lieux saints :
- Nadjaf, en Irak, est la troisième des villes saintes de
l'Islam pour les chiites, après La Mecque et Medine.
- Kerbala est la quatrième ville sainte, derrière Najaf. Ce
fut le lieu du martyre d'Hussein (petit-fils du prophète Mahomet et fils de
Ali), troisième Imâm, ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour
défendre l'imamât c'est-à-dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète
et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le
mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans, a lieu la commémoration de ce
massacre, à Kerbala.
L'ISLAM ET LES AUTRES RELIGIONS :.
L'islam reconnaît tous les pères fondateurs du
judaïsme (Moïse, David, Salomon) comme des prophètes, sans pour
autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes
comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en Lui et
un comportement de droiture.
Îsâ (Jésus de Nazareth) est un prophète, dont le retour est attendu
à la fin des temps. Il y a une controverse parmi les musulmans quant
à l’existence de l'Antéchrist. Ce dernier n’est pas mentionné dans
le Coran, mais certains hadiths parlent de lui et du fait que Jésus
le combattra et détruira les croix à la fin des temps.
L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre »
antérieures consiste à la fois à les respecter, leur reconnaître une
certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil
du temps par les passions des hommes (manipulations servant des
besoins politiques, injustice, excès, etc.) (sourate 17, 30...).
Mahomet, considéré comme le dernier prophète par cette religion,
étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale,
c'est-à-dire telle que définie par Ibrahim.
L'apostasie (renoncement publique à une doctrine ou à une religion)
de l'islam vers une autre religion, quelle qu'elle soit, est
fortement prohibée dans le Coran et dans la pratique religieuse.