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Edition originale, Jonathan Ryder
(pseudonyme de Ludlum)
1973
& Robert Ludlum 1988
Robert Laffont 1997, pour la traduction française -
Pocket n° 10373, 478
pages - Traducteur : Patrick Berthon |
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Arrivé
à la quarantaine, Andrew Trevayne possède tout ce qu'un homme peut désirer :
richesse, bonheur et une réputation de totale indépendance. Mais il n'est pas
homme à se dérober quand l'Amérique a besoin de lui. Appelé par la Présidence et
le Sénat à conduire une Commission d'enquête sur les budgets d'armement, lui
seul est capable de constituer une équipe d'experts au-dessus de tout soupçon.
Avec des méthodes peu orthodoxes, il mènera l'enquête jusqu'au bout, pris entre
la surveillance du Pentagone et les menaces à peine voilées des lobbies
au-dessus desquels s'étend l'ombre de la mafia.
Mais derrière les intérêts énormes que sa commission met au jour, l'enjeu
véritable n'est autre que la survie de la démocratie.
Dans ce combat de titans, les certitudes et l'intégrité de Trevayne
suffiront-elles à contrecarrer les ambitions des tenants d'un nouvel ordre
mondial ? Trevayne n'a pas le droit à l'échec. |
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Plaisir de lecture : 7/10 |
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Ludlum s'attaque au "complexe
militaro-industriel". Une expression qui englobe nombre de
collusions entre intérêts privés, commerciaux, militaires et
politiques. Du lobbying à la
corruption, des pressions au chantage, tout est bon
(y compris le crime) pourvu que les millions de dollars pleuvent au
final.
Il en profite pour ébaucher une
réflexion sur la
concentration des pouvoirs entre quelques mains dont les intérêts
prévalent sur toute morale et sur l'esprit-même de la démocratie.
Entre autres, Ludlum dénonce la perspective d'un patron de presse
omnipotent ("Je ne le laisserai pas faire main basse sur la presse. On commence par les journaux, puis on
en vient aux radios, aux chaînes de télévision.").
Un propos visionnaire datant de... 1973 !
L'ouvrage ne manque pas d'intérêt quant au
fond. La forme laisse un peu à désirer. Trop imprégné d'un message civique, Ludlum en a oublié ses recettes habituelles. Suspense oui, haletant non. |
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