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Editions Grasset & Fasquelle, 1984
- 499 pages |
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"Au
bout de ce visage, il y avait le siècle", écrit le narrateur,
dès les premières lignes du roman.
Ce visage, c'est celui de Benjamin, le
héros, dont la destinée tragique et sombre traverse en effet le
Paris de l'Occupation, le New York des années cinquante, la Rome des
poseurs de bombes, les barricades de Mai 68, la Beyrouth en flammes
des Palestiniens ou la Jérusalem d'aujourd'hui. |
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Plaisir de lecture : 8/10 |
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Un très bon roman de la part d'un
philosophe admiré ou abhorré. Un joli brin de plume, en tout cas.
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Un talent qu'il met au service de
son souci du sort du monde, de l'humanité. Dans cette optique, le
roman se révèle le style le plus apte à toucher le plus
grand nombre de contemporains. Un medium idéal pour sensibiliser
chacun à ce qui le désintéresse généralement, l'histoire en marche
au jour le jour, pour conscientiser celui qui le veut bien de
l'importance du rôle de tous et de chacun..
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Dans "Le Diable en Tête", BHL nous permet de revisiter
le vingtième siècle, celui des excès, des confrontations entre
liberté et autoritarisme, entre démocratie et fascismes, qu'ils soient rouge, noir, brun ou religieux.
Les personnages, variés et riches, donnent à ce récit une
profondeur, un réalisme et une vivacité remarquables. "Le Diable
en Tête" est tout à la fois une histoire d'amour, un roman familial, un
récit d'espionnage et un thriller.
Chacun le lire sous l'angle qui lui
conviendra ou pourra relire le roman avec une approche et un plaisir renouvelés. |
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