Ce recueil est composé de morceaux poétiques,
pour la plupart condamnés ou inédits, auxquels M. Charles Baudelaire n’a pas
cru devoir faire place dans l’édition définitive des
Fleurs du Mal.Cela explique son
titre.
M. Charles Baudelaire a fait don, sans
réserve, de ces poëmes, à un ami qui juge à
propos de les publier, parce qu’il se
flatte de les goûter, et qu’il est à un âge où l’on aime encore à faire
partager ses sentiments à des amis auxquels on prête ses vertus.
L’auteur sera avisé de cette publication en
même temps que les deux cents soixante lecteurs probables qui figurent — à peu
près, — pour son éditeur bénévole, le public littéraire en France, depuis que
les bêtes y ont décidément usurpé la parole sur les hommes.