Extraits des
interventions à la tribune du CONGRES MONDIAL FEMINISTE
2004.
- Bonjour mes sœurs. Mon nom est Karen, et il y a quelques
temps, j'ai prévenu mon mari. Je lui ai dit "Karl,
prépare le dîner, moi je suis fatiguée.". Le premier jour,
je n'ai rien vu. Le deuxième jour, je n'ai rien vu. Mais
le troisième jour, Karl m'a préparé le dîner !
*** APPLAUDISSEMENTS ET OVATION GENERALE ***
- Bonjour mes sœurs. Mon nom est Isabella, et il y a
quelques semaines, j'ai dit à mon mari "Luigi, à partir
de demain tu nettoieras toi-même la maison". Le premier
jour, je n' ai rien vu. Le deuxième jour, je n'ai rien vu.
Mais le troisième jour, Luigi avait passé l'aspirateur !!!
*** APPLAUDISSEMENTS ET OVATION GENERALE ***
- Bonjour mes sœurs. Mon nom est Yasmina, et il y a
quelques semaines, j'ai dit à mon mari "Mohamed, à partir
de maintenant tu repasseras toi-même ton linge !". Le
premier jour, je n' ai rien vu. Le deuxième jour, je n'ai
rien vu. Mais le troisième jour, j'ai recommencé à voir un
peu de l'œil gauche...
Le premier jour, elle a emballé ses effets
personnels dans des boîtes, des malles et des valises.
Le deuxième jour, les déménageurs sont venus récupérer ses choses pour les
déménager.
Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur belle
grande salle à manger, à la lueur des chandeliers de marbre.
Bercée par une douce musique de fond, elle s'est fait cadeau d'un festin de
crevettes, de caviar et de Chardonnay.
Lorsqu'elle a terminé son repas, elle est allée dans chacune des pièces de la
maison et a déposé, dans le creux des tringles à rideaux, quelques coquilles de
crevettes à moitié entamées.
Elle a ensuite bien nettoyé la cuisine et a quitté la maison.
Lorsque son mari et sa nouvelle compagne sont revenus à la maison, ils ont filé
le parfait bonheur durant les premiers jours. Puis, lentement, la maison s'est
mise à sentir mauvais. Ils ont tout essayé : nettoyer, récurer, frotter, cirer,
aérer.
En vain.
Les conduits d'aération ont ensuite été vérifiés pour s'assurer qu'il ne s'y
trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction. Les tapis ont tous été
nettoyés à la vapeur, et ils ont installé des purificateurs d'air dans tous les
coins de la maison.
Ils sont ensuite sortis de la maison pendant quelques jours, le temps que des
exterminateurs fumigent la maison. Ils ont même dû faire remplacer le tapis de
laine authentique pour une somme faramineuse.
Rien n'a fonctionné. Leurs amis ont cessé de
venir leur rendre visite, les réparateurs ont commencé à refuser de venir
travailler dans la maison, la femme de ménage a donné sa démission ...
Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de déménager.
Un mois plus tard, bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de moitié, ils
ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante.
En dernier recours, ils ont emprunté une
importante somme d'argent pour pouvoir s'acheter une autre maison.
L'ex-épouse de l'homme lui a alors téléphoné, histoire de prendre de ses
nouvelles. Il lui a raconté la saga de la maison puante. Elle l'a écouté
poliment, puis lui a dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison et
qu'elle serait prête à accepter de réduire ses demandes dans leurs négociations
de divorce si elle pouvait avoir la maison.
Sachant que son ex-épouse ne pouvait pas s'imaginer à quel point les odeurs dans
la maison étaient pestilentielles et insupportables, il consentit à lui laisser
la maison pour le dixième de sa valeur, à la condition qu'elle signe les papiers
le jour même.
Elle accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui firent signer les
papiers.
Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle amie affichaient un sourire
narquois tout en regardant les déménageurs emballer toutes leurs choses et les
déménager dans leur nouvelle maison . Absolument toutes leurs choses, y compris
les tringles à rideaux....