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Marcel Jules Marie
Guéhenno,
dit
Jean GUÉHENNO
(1890 - 1978) |
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biographie |
Marcel Jules Marie Guéhenno, dit Jean Guéhenno, est un écrivain
et critique littéraire français, né le 25 mars 1890 à Fougères (Ille-et-Vilaine)
et mort le 22 septembre 1978 à Paris.
Biographie
Fils d’un cordonnier breton, il fut contraint d’abandonner
l’école à quatorze ans pour s’engager comme ouvrier dans une usine de galoches,
ce qui ne l’empêcha pas de continuer à étudier seul, après ses journées de
travail. Il obtint son baccalauréat, puis réussit le concours d’entrée à l’École
normale supérieure, et enfin l’agrégation, qui lui ouvrirent les portes de
l’enseignement secondaire.
Après avoir servi pendant la Première Guerre
mondiale comme officier d’infanterie, Jean Guéhenno devient professeur de Khâgne
(littérature) aux lycées Lakanal, Henri-IV et Louis-le-Grand. Il acheva sa
carrière dans l’Éducation nationale comme inspecteur général.
Il se consacra par ailleurs à la critique littéraire — à
travers notamment une étude approfondie de l’œuvre de
Jean-Jacques Rousseau — et à l’écriture de
nombreux ouvrages, dans lesquels il proposait un humanisme original.
C’est à cet humanisme que ressortit l’engagement politique de
Jean Guéhenno entre les deux guerres. En 1927, il signe avec, notamment,
Alain, Lucien Descaves, Louis Guilloux,... la
pétition contre la loi sur l’organisation générale de la nation pour le temps de
guerre, qui abroge toute indépendance intellectuelle et toute liberté d’opinion.
Cette pétition paraît dans le numéro du 15 avril de la revue Europe dont
il deviendra le directeur de 1929 à 1936. Puis il fonde l’hebdomadaire
Vendredi.
Son engagement le conduit tout naturellement à rejoindre la
résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Il poursuit clandestinement son
activité littéraire, sous le pseudonyme de Cévennes.
Au Figaro, après 1945, il resta fidèle à l’exigence
morale et à la rigueur qui avaient marqué sa jeunesse, et que l’on trouve
exprimées dans la part autobiographique de son œuvre : Journal d’un homme de
quarante ans (1934), Journal des années noires, 1940-1944 (1947),
Carnets du vieil écrivain (1971).
Jean Guéhenno fut élu à l’Académie
française le 25 janvier 1962.
Jean Guéhenno est mort à Paris le 22 septembre 1978.
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La fraternité est ce qui
distingue les humains. Les animaux ne connaissent que l'amour.
L'amour
est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore
quand vous ne pouvez plus vous aimer vous-même.
Il
s'agit d'aider chacun à devenir soi, le meilleur «soi». Ce
serait cela la démocratie.
Nous
vivons tous entre notre vanité qui nous perd et notre orgueil
qui nous sauve.
On défend bien plus
férocement sa chance que son droit.
Les
livres ne font que rendre ce qu'on leur donne.
Tout est sauvé si l'on
demeure capable d'étonnement.
Chacun de
nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de
portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
L'histoire des hommes n'a
jamais été que celle de leur faim.
Un
professeur est un homme qui pense mieux devant les autres,
avec les autres et pour les autres, que seul et pour lui seul.
Nous vivons une vie, nous
en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Le
souvenir de l'effort est toujours un souvenir heureux et l'on
sourit aux anciennes misères vaincues.
Il y a deux catégories de
télévisions : la télévision intelligente qui fait des citoyens
difficiles à gouverner et la télévision imbécile qui fait des
citoyens faciles à gouverner.
On n'a
pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit
dur.
L'homme de l'avenir
vaudra ce que vaudront ses loisirs.
Un livre
est un outil de liberté.
La vraie lecture commence
quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour
se trouver.
On plaint
plus souvent qu'on admire, même si l'on aime mieux soi-même
être admiré que plaint.
Nos manques nous servent
presque autant que nos biens.
Toute
vraie culture n'est qu'intérieure.
(Ce que je crois)