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Alfred Louis Charles de
Musset,
dit
Alfred de MUSSET
(1810 - 1857) |
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La
vie est un sommeil, l'amour en est le rêve
Et vous aurez vécu si vous avez aimé.
(A quoi rêvent les
jeunes filles)
Après
avoir souffert, il faut souffrir encore
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
(La Nuit d'Août)
Celui
qui sait aimer peut seul savoir combien on l'aime.
On
peut aimer sans souffrir lorsque l'on aime sans rougir.
On
dit qu'il n'y a rien d'aussi rapide qu'un sentiment d'antipathie.
Partons,
dans un baiser, pour un monde inconnu.
(La Nuit de Mai)
Il
est doux de pleurer, il est doux de sourire au souvenir des maux qu'on
pourrait oublier.
(La Nuit d'Octobre)
L'homme
est un apprenti, la douleur est son maître
Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
(La Nuit d'Octobre)
Je
puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j'ai
choisi.
(Lorenzaccio)
Ton âme t'inquiète, et tu crois
qu'elle pleure : Ton âme est éternelle et tes pleurs vont tarir.
Rien ne nous rend si grand qu'une grande douleur.
(La Nuit de Mai)
Les larmes du passé fécondent
l'avenir.
(Sur la naissance du
Comte de Paris)
Je parle beaucoup au hasard : c'est mon plus cher
confident.
(Fantasio)
Il y a des femmes que leur bon
naturel et la sincérité de leur coeur empêchent d'avoir plus de deux
amants à la fois.
(La Confession d'un
enfant du siècle)
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse,
s'abandonne à un amour sans espoir.
(Les Caprices de
Marianne)
Blessures du coeur, votre trace est
amère ! Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer.
(Le Saule)
La moitié d'un violent amour, c'est presque de
l'amitié.
(Les Marrons du feu)
Ne pouvant se corriger de sa folie,
il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
(Les Deux Maîtresses)
Dans un coeur troublé par le souvenir, il n'y a pas
de place pour l'espérance.
Une femme pardonne tout, excepté
qu'on ne veuille pas d'elle.
Une femme est comme votre ombre, courez après, elle
vous fuit ; fuyez-la, elle vous court après.
Les grands artistes n'ont pas de
patrie.
(Lorenzaccio)
Rien n'est vrai que le beau, rien n'est vrai sans
beauté.
(Après une lecture)
Vous êtes comme les roses du
Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum.
(Les Caprices de
Marianne)
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes
choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
(Lorenzaccio)
Je ne crois pas, ô Christ, en ta
parole sainte :
Je suis venu trop tard dans un siècle trop vieux.
D'un siècle sans espoir naît un siècle sans crainte.
(Rolla)
Mais je hais les cafards et la race hypocrite
Des tartuffes de moeurs, comédiens insolents,
Qui mettent leurs vertus en mettant leurs gants blancs.
(La Coupe et les
lèvres)
Si je vous disais pourtant, que je
vous aime,
Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?
(A Ninon)
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
(La Nuit de Mai)
Un jeune curé fait les meilleurs
sermons.
(Un Caprice)
Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
(On ne badine pas
avec l'amour)
Aimer est le grand point,
qu'importe la maîtresse ?
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ?
(La Coupe et les
lèvres)
Il faut être ignorant comme un maître d'école
Pour se flatter de dire une seule parole
Que personne ici-bas n'ait pu dire avant vous.
(Namouna)
Tout ce qui était n'est plus ; tout
ce qui sera n'est pas encore. Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos
maux.
(La Confession d'un
enfant du siècle)
Qu'est-ce donc qu'oublier si ce n'est pas mourir ?
(Lettre à Lamartine)
A défaut du pardon, laisse venir
l'oubli.
(La Nuit d'Octobre)
Où le père a passé, passera bien l'enfant.
(Le Rhin allemand,
réponse à la chanson de N. Becker)
Et ne vois-tu pas que changer sans
cesse
Nous rend doux et chers les plaisirs passés ?
(Chanson)
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
(Tristesse)
L'amour vit d'inanition et meurt de
nourriture.
La plus belle fille ne donne que ce qu'elle a et
l'ami le plus dévoué se tait sur ce qu'il ignore.
(Carmosine)
On peut bien être ridicule quand on
aime, mais on ne l'est pas quand on souffre.
(L'âne et le
ruisseau)
Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que,
se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver.
Avec de la mémoire, on se tire de
tout.
(Namouna)
La bouche garde le silence
Pour écouter le coeur
(La Nuit de Mai)
Une femme, c'est une partie de
plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une
belle nuit qui passe ?
(Les Caprices de
Marianne)
On naît poète, on devient prosateur.
(Le poète déchu)
Le retour fait aimer l'adieu.
Le bien perdu rend l'homme avare.
(Poésies nouvelles)
Tout réel n'est pour moi qu'une
fiction.
(A quoi rêvent les
jeunes filles)
On a bouleversé la terre avec des mots.
(A quoi rêvent les
jeunes filles)
L'incertitude est de tous les
tourments le plus difficile à supporter.
(La Confession d'un
enfant du siècle)
On prend toujours le mal pour éviter le pire.
(A quoi rêvent les
jeunes filles)
Douces ou amères, les larmes
soulagent toujours.
(Un Caprice)
Où va l'homme ?
Où son coeur l'appelle.
Tu trouveras, dans la joie ou dans
la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste coeur pour écouter le tien.
Qui peut lécher peut mordre, et qui peut embrasser
peut étouffer.
De quelque fol amour qu'on ait
rempli son coeur
Le désir est parfois moins grand que le bonheur.
(Portia)
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;
Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
(Premières poésies)
La vie est une rose dont chaque
pétale est une illusion et chaque épine une réalité.
C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur.
(Stances à la
Malibran)
On est souvent trompé en amour,
souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime.
(On ne badine pas
avec l'amour)
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois
maximes : voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est
avoir.
(Barberine)
Le mal existe, mais pas sans le
bien, comme l'ombre existe, mais pas sans la lumière.
(Lorenzaccio)
Qui aima jamais porte une cicatrice.
(Lettre à Lamartine)
Tout vrai regard est un désir.
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il
peut avoir si aisément la tentation d'en mériter deux !
(La Nuit vénitienne)
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit
que pour soi !
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire
souffrir ce qu'il aime !
(La Confession d'un
enfant du siècle)
Il n'y a de vrai au monde que de
déraisonner d'amour.
(Il ne faut jurer de
rien)
L'enthousiasme est frère de la souffrance.
(Lorenzaccio)
Tous les amours ne se ressemblent
pas. Toutes les maîtresses se ressemblent.
(Le roman par
lettres)