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Alphonse Marie Louis de
Prat de Lamartine,
dit
Alphonse de LAMARTINE
(1790 - 1869) |
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J'aimai,
je fus aimé ; c'est assez pour ma tombe.
(Le Dernier Chant du
pèlerinage d'Harold)
On
admire le monde à travers ce qu'on aime.
(Jocelyn)
On
voudrait revenir à la page où l'on aime
Et la page où l'on meurt est
déjà sous nos doigts.
(Poésies diverses,
Vers sur un album)
Mon
coeur, lassé de tout, même de l'espérance ; N'ira plus de ses voeux
importuner le sort.
(Premières
méditations poétiques, le Vallon)
La
pensée ne s'achève que lorsqu'elle a trouvé son expression.
(Histoire de la
littérature française)
Le
passé et l'avenir, ces deux moitiés de vie
Dont l'une dit jamais et
l'autre dit toujours.
C'est
la cendre des morts qui créa la patrie.
(La Chute d'un ange)
Ici-bas,
la douleur à la douleur s'enchaîne. Le jour succède au jour, et la peine
à la peine.
(Premières
méditations poétiques, l'Homme)
Un
grand peuple sans âme est une vaste foule !
(Premières
Méditations poétiques, Ressouvenir du lac Léman)
Je ne veux pas d'un monde où tout
change, où tout passe.
(Premières
méditations poétiques, la Foi)
Borné dans sa nature, infini dans ses voeux
L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
(Premières
méditations poétiques, l'Homme)
Je suis las des musées, cimetières
des arts.
(Voyage en Orient)
Notre crime est d'être homme et de vouloir
connaître.
(Premières
méditations poétiques, l'Homme)
Je suis de la couleur de ceux qu'on
persécute.
(Toussaint
Louverture)
Celui qui peut créer dédaigne de détruire.
(Premières
méditations poétiques, la Prière)
Que Dieu serait cruel s'il n'était
pas si grand !
(Premières
méditations poétiques, les Oiseaux)
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !
(Premières
méditations poétiques, l'Isolement)
Un seul désir suffit pour peupler
tout un monde.
(La Mort de Socrate)
L'homme est Dieu par la pensée.
(Les Méditations,
Préface)
Dieu n'est qu'un
mot rêvé pour expliquer le monde.
(Harmonies poétiques
et religieuses)
L'égoïsme et la haine ont seuls une patrie ; La
fraternité n'en a pas !
(Poésies diverses, la
Marseillaise de la paix)
L'amour serait tout s'il ne devait
finir.
(Harmonies poétiques
et religieuses, Pourquoi mon âme...)
La gloire ne peut être où la vertu n'est pas.
(Premières
méditations poétiques, l'Homme)
Qu'importe le soleil ? Je n'attends
rien des jours.
(Premières
méditations poétiques, l'Isolement)
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.
(Premières
méditations poétiques, l'Isolement)
La mort fut de tous temps l'asile
de la gloire.
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ?
(Premières
méditations poétiques, le Désespoir)
Je suis concitoyen de toute âme qui
pense : La vérité, c'est mon pays.
(Poésies diverses, la
Marseillaise de la paix)
Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle ;
S'il n'a l'âme et le coeur et la voix de Néron.
(Poésies diverses, A
Némésis)
Le soin de chaque jour à chaque
jour suffit.
(Premières
méditations poétiques, Philosophie)
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de
rive ; Il coule, et nous passons !
(Premières
méditations poétiques, le Lac)
La vie est ton navire et non pas ta
demeure.
La critique est la puissance des impuissants.
La France est une nation qui
s'ennuie.
(Discours - 10
janvier 1839)
Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé ; De
l'atome ou soleil j'ai tout interrogé.
(Premières
méditations poétiques)
Le monde est un livre dont chaque
page nous ouvre une page.
(Voyage en Orient)
Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que
les mêmes joies.
L'amour seul est resté, comme une
grande image survit seule au réveil dans un songe effacé.
Qu'importe aux coeurs unis ce qui change autour
d'eux ?
(Jocelyn)
Celui qui sait attendrir sait tout.
(Graziella)
Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs.
(Le tombeau d'une
mère)