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Michel AUDIARD
(1920 - 1985) |
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Michel Audiard,
(Paris, 15 mai 1920 - Dourdan, 28 juillet 1985), est
un dialoguiste et un réalisateur français de cinéma..
S'inspirant de la gouaille du peuple
parisien, les dialogues de Michel Audiard
constituent l'un des meilleurs témoignages de
l'irrévérence détachée propre aux années 1960.
Souvent qualifié d'anarchiste de droite, il est le
père du dialoguiste et réalisateur Jacques Audiard.
Né
dans le 14è arrondissement de Paris, quartier
populaire à l’époque, il y poursuit sans grand
intérêt des études qui le mènent jusqu'au certificat
d’études et à un CAP de soudeur. Passionné très
jeune de littérature et de cinéma, il se forge une
solide culture en lisant notamment
Rimbaud,
Proust et
Céline, et découvre
les dialogues de
Jeanson et de
Prévert.
En 1949, le réalisateur
André Hunebelle le fait entrer dans le monde du
cinéma en lui commandant le scénario d’un film
policier. Les premiers succès ne tardent guère. Sa
notoriété s’étend et, en 1955, c’est la rencontre
avec Jean Gabin. Ainsi commence une collaboration de
sept ans et seize films, dont plusieurs grands
succès.
En 1963, après s’être
un peu fâché avec Jean Gabin, Michel Audiard écrit
pour Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Francis
Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre, etc. Il se
réconcilie avec Jean Gabin et leur duo reprend en
1967.
Le 19 janvier 1975, il
est durement touché par la nouvelle de la mort de
son fils François, tué dans un accident de voiture.
Il en conservera une profonde tristesse qui donnera
désormais à son œuvre une tonalité plus sombre. En
1978, il publie un roman en partie autobiographique
La nuit, le jour, et toutes les autres nuits,
pour lequel il recevra le prix des Quatre jurys. Il
remporte le César du meilleur scénario en 1982 pour
Garde à vue.
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source
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Un intellectuel assis va
moins loin qu'un con qui marche.
Un
gentleman, c'est celui qui est capable de décrire Sophia Loren
sans faire de gestes.
La justice, c'est comme
la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le
doute s'installe.
Les
traditions ? C'est comme cela qu'on appelle les manies dès
qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Un pigeon, c'est plus con
qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole.
Dans la
vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon.
J'ai divisé la société en
deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des
autres que je ne supporte pas.
Un secret
consiste à ne le répéter qu'à une seule personne à la fois.
Il vaut mieux s'en aller
la tête basse que les pieds devant.
Les
Français m'agacent prodigieusement, mais comme je ne connais
aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec
eux.
Le jour approche où nous
n'aurons plus que "l'impôt" sur les os.
Pendant
douze ans on a fait chambre commune mais rêves à part.
Quand on mettra les cons
sur orbite, t'as pas fini de tourner.
Faut pas
parler aux cons, ça les instruit.
Il faut user un grand
nombre de femmes bêtes pour oublier une femme intelligente !
Les cons
ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
Quand les types de 130
kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les
écoutent.
L'idéal
quand on veut être admiré, c'est d'être mort.
C'est le sort des
familles désunies de se rencontrer uniquement aux
enterrements.
Deux
milliards d'impôts ! J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça
de l'attaque à main armée !
Quand on a de graves
préoccupations alimentaires, on n'a pas beaucoup d'ambition.
Dans la
guerre, il y a une chose attractive : le défilé de la
victoire. L'emmerdant c'est avant.
Un marchand de tableaux
est un voleur inscrit au registre du commerce.
Le piano,
c'est l'accordéon du riche.
Entre truands, les
bénéfices se partagent et les réclusions s'additionnent.
Un amant
exceptionnel ne peut faire qu'un mauvais mari.
Les conneries c'est comme
les impôts, on finit toujours par les payer.
C'est pas
parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.
Il ne faut pas chercher à
acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement
auprès des femmes du monde.
Quand on
parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde
écoute.
Pourquoi certains
n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait
l'équilibre.
Une
minute d'écart, ça peut se transformer en années de placard.
A
travers les innombrables vicissitudes de la France, le
pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé.
Conduire dans Paris, c'est
une question de vocabulaire.
J'ai
été enfant de choeur, militant socialiste, et bistrot. C'est
dire si j'en ai entendu des conneries...
L'amanite phalloïde a retiré
l'an dernier plus de 4 000 contribuables à l'affection du
Trésor public.
La
danse, c'est du pelotage : tout ce qu'on fait avec les pieds
est parfaitement secondaire. Tout le monde s'en fout.
Le jour où la connerie se
vendra en tubes, il y en a qui seront les premiers à s'offrir
une brosse à dents.
On
pardonne aux jolies femmes de se regarder dans les glaces...
et on blâme un homme intelligent de s'écouter parler...
Pourquoi ?
Pendant la guerre, les
Français parlaient aux Français. Mais les Allemands aussi !
Quand
un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes
de canards : c'est un canard. C'est vrai aussi pour les petits
merdeux.
La différence entre un con
et un voleur ? Un voleur, de temps en temps, ça se repose.
Dans la vie, il faut être
gentil avec les femmes ; même avec la sienne.
(dialogue du film
Série noire)
Lorsque
l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.