|  . Citations          
 
Index des Thèmes   Index des Auteurs
   
 


 

 
 
 
 
 
 
 

 
Alexis de Tocqueville
.
Alexis Clérel, vicomte de Tocqueville, dit
Alexis de TOCQUEVILLE    (1805 - 1859)
(-) Fermer la biographie
Alexis Henri Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, est un écrivain, historien et penseur politique français, né le 29 juillet 1805 à Paris et mort me 16 avril 1859 à Cannes.

Tocqueville est célèbre pour ses analyses de la Révolution française, de la démocratie américaine et de l'évolution des démocraties occidentales en général.
 

Biographie

Alexis de Tocqueville appartient à une ancienne famille aristocratique normande. Il est par sa mère arrière-petit-fils de Malesherbes et neveu du frère aîné de Chateaubriand. Ses parents, Hervé Louis François Jean Bonaventure Clérel, comte de Tocqueville, et Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo, évitent la guillotine grâce à la chute de Robespierre en 1794. Après un exil en Angleterre, ils rentrent en France durant l'Empire, et Hervé de Tocqueville devient pair de France et préfet sous la Restauration.

Licencié de droit, Alexis de Tocqueville est nommé juge auditeur au tribunal de Versailles où il rencontre Gustave de Beaumont, qui collaborera à plusieurs de ses ouvrages. Tout deux sont envoyés aux États-Unis pour y étudier le système pénitentiaire, d'où ils reviennent avec Du système pénitentiaire aux États-Unis et de son application (1832). Il s'inscrit ensuite comme avocat, et publie en 1835 De la démocratie en Amérique, œuvre fondatrice de sa pensée politique. Grâce à son succès, il est nommé chevalier de la légion d'honneur (1837) et est élu à l'Académie des sciences morales et politiques (1838), puis à l'Académie française (1841).

À la même époque il entame une carrière politique, en devenant en 1839 député de la Manche, siège qu'il conserve jusqu'en 1851. Il défendra au Parlement ses positions abolitionnistes et libre-échangistes, et s'interrogera sur la colonisation, en particulier en Algérie. En 1842, il est également élu conseiller général de la Manche (jusqu'en 1852) dont il se fait élire à la présidence (1849-1851).

Après la chute de la Monarchie de Juillet, il est élu à l'Assemblée constituante de 1848. Il est une personnalité éminente du "parti de l'Ordre". Il est membre de la Commission chargée de la rédaction de la constitution. Il y défend le bicamérisme et l'élection du président de la République au suffrage universel. Il est élu à l' Assemblée législative dont il devient vice-président.

Opposé au Coup d'État du 2 décembre 1851, il fait partie des parlementaires qui se réunissent à la mairie du Xe arrondissement. Incarcéré à Vincennes puis relâché, il quitte la vie politique. Retiré en son château de Tocqueville, il entame l'écriture de L'Ancien Régime et la Révolution, paru en 1856.

La seconde partie reste inachevée quand il meurt, le 16 avril 1859, en convalescence à la Villa Montfleury de Cannes, où il s'était retiré six mois plus tôt avec sa femme, pour soigner sa tuberculose.

Il est enterré au cimetière de Tocqueville.

Il est considéré comme l'un des défenseurs historiques de la liberté et de la démocratie, il fut anti-collectiviste et est l'une des références des libéraux. Théoricien du colonialisme, légitimant l'expansion française en Afrique du Nord (1841-1846), il fustige néanmoins la barbarie des armées françaises en Afrique, s'oppose à l'application du régime militaire en Algérie (1848), et défend parmi les premiers l'abolition de l'esclavage dans les colonies (1839). - source -
 

En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.  (Souvenirs)

La liberté n'existe pas sans morale, ni la morale sans foi.

Les Français veulent l'égalité dans la liberté et, s'ils ne peuvent l'obtenir, ils la veulent encore dans l'esclavage.  (L'Ancien Régime et la Révolution)

Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau.

Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir.  (L'Ancien Régime et la Révolution)

Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l'être !  (Correspondance, 5 janvier 1851)

Les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central ; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même.  (De la démocratie en Amérique)

L'histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies.  (L'Ancien Régime et la Révolution)

Le plus redoutable de tous les maux qui menacent l'avenir des Etats-Unis naît de la présence des Noirs sur leur sol.  (De la démocratie en Amérique)

Ce que le vulgaire appelle du temps perdu est bien souvent du temps gagné.

Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d'ordinaire celui où il commence à se réformer.  (L'Ancien Régime et la Révolution)

Le plus grand soin d'un bon gouvernement devrait être d'habituer peu à peu les peuples à se passer de lui.

Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul.

Cette même égalité qui rend l'individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier le livre isolé et sans défense à l'action du plus grand nombre.

En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux.

Il n'y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant.

Quelques auteurs :
- Alain
- Charles Baudelaire
- Maurice Chapelan
- Pierre Desproges
- Julien Green
- Michel Houellebecq
- Joseph Joubert
- Érard de La Reid
- Guy de Maupassant
- Plutarque
- Jean Rostand
- Nicolas Sarkozy
- Talleyrand
- Vauvenargues

Tous les auteurs

Quelques thèmes :
- Démocratie
- Histoire
- Liberté
- Politique
- Société

Tous les thèmes

Liens externes :
- Wikipédia
- Agora
- Culture

     
     
 

Liste des THEMES | Liste des AUTEURS | Accueil d'HORAZ

 
 

 
     

  .

 Contact

 |  © Horaz.com  |
En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus OK