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Publius Cornelius Tacitus,
dit
TACITE
(55 - 120) |
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biographie |
Tacite (en latin Publius Cornelius Tacitus) est un
historien et un philosophe romain né en l'an 55 et mort vers 120.
Biographie
On connaît très peu de choses sur la vie de Tacite.
L'historien romain est né en 55 en Gaule narbonnaise, sous
Néron, et est probablement issu d'une famille
de l'ordre
équestre de la Gaule transalpine, classe sociale dynamique et
prospère qui servait de soutien à l'Empire depuis le déclin des familles
patriciennes romaines.
Fort de son éducation sévère et disciplinée, il fréquente le
grammaticus, le
rhetor et devient même, sans doute, l'élève
de
Quintilien. Ses études brillantes lui ouvrent
les portes du forum et c'est ainsi que commence, vers 75, sa carrière d'avocat :
il fréquente alors les avocats gaulois de Rome.
En 77, il épouse la fille du consul
Julius Agricola. C'est pour lui le début d'une
grande carrière politique de haut fonctionnaire.
Vespasien lui accorde le
laticlave et il devient membre du « Conseil des
26 ».
En 81, sous
Titus, il devient
questeur, puis, en 88, sous
Domitien,
préteur puis
tribun de la plèbe. En 87, il est membre du
« Collège des 15 ». Sa fonction politique se double alors d'une carrière
sacerdotale.
De 89 à 93, il devient légat de province en
Gaule belgique.
En 93, il retourne à Rome et, pour ne pas attirer sur lui
l'attention de l'empereur Domitien, toujours prêt à exiler ou à faire assassiner
les personnages illustres de l'Empire, Tacite reste à l'écart du pouvoir.
Il n'accepte le consulat qu'en 97, devenant
consul suffect, sous l'empereur
Nerva.
En 98, lorsque
Trajan accède au pouvoir, Tacite devient l'un
des familiers de l'empereur et se retire de la politique pour se consacrer à
l'histoire et son écriture.
En 100, il se fait l’avocat de la province d’Asie contre
l’ancien gouverneur Marius Priscus ;
Pline le Jeune a souligné l’éloquence et la
dignité de ce plaidoyer.
De 112 à 114, il est gouverneur de la
province d’Asie et accède, par là même, à la
plus haute fonction politique. On ne sait rien sur le reste de sa vie. Il serait
mort dans les années 120.
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source
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L'adulation,
ce pire poison de tout sentiment vrai.
Le
désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout sentiment.
Il
y aura des vices tant qu'il y aura des hommes.
(Histoires)
La
postérité rend à chacun l'honneur qui lui est dû.
Il
y a plus de grandeur d'âme à supporter le poids de l'adversité qu'à s'en
décharger.
Tenir
en bride sa propre famille n'est pas moins difficile que de gouverner
une province.
Servile
en toute chose en vue de dominer.
(Histoires)
L'éloignement
augmente le prestige.
(Annales)
Où
ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont donné la paix.
(Vie d'Agricola)
Il est naturel à l'homme de haïr
celui qu'il a offensé.
(Vie d'Agricola)
Tout ce qu'on ne connaît pas est tenu pour
imposant.
(Vie d'Agricola)
C'est une erreur de la méchanceté
humaine de louer toujours le passé et de dédaigner le présent.
(Dialogues des
orateurs)
La plus vile espèce d'ennemis, ce sont les
louangeurs.
Les hommes sont ainsi faits qu'ils
croient plus volontiers ce qui leur semble obscur.
(Histoires)
La foi, la liberté et l'amitié sont les principaux
biens de l'âme de l'homme.
L'animal même sauvage, quand on le
tient enfermé, oublie son courage.
(Histoires)
Dans une époque de corruption, l'absence et l'excès
de la flatterie sont également dangereux.
Les exemples durent plus longtemps
que les caractères.
Le premier devoir de l'amitié n'est point de donner
de stériles regrets à l'ami disparu, mais de garder la mémoire de ses
volontés et d'exécuter ses recommandations.
Mépriser la renommée, c'est
mépriser les vertus.
(Annales)
S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on
l'a mérité.
(Annales)