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Sénèque
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Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque le Jeune ou
SÉNÈQUE    (-4 à 65)
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Sénèque le Jeune (Lucius Annaeus Seneca) est né vers 4 av. J.-C. et mort le 12 avril 65 ap. J.-C. Il fut un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État romain du Ier siècle de l'ère chrétienne.

Bien qu'il soit né à Cordoue (Andalousie, Espagne), sa famille n'aurait cependant pas été espagnole, mais originaire d'Italie du Nord. Il était le deuxième fils de Marcus Lucius Annaeus Seneca (Sénèque l'Ancien), un rhéteur (orateur qui enseigne la rhétorique) aisé.

Il était encore très jeune lorsque sa famille vint à Rome, où son père lui donna une éducation soignée. En 31, il commence son cursus honorum (ordre d'accès aux magistratures).

Conseiller à la cour impériale sous Caligula, il fut plus tard victime des intrigues de Messaline qui, sous prétexte d'adultère avec Julia Livilla, sœur d'Agrippine, le fit reléguer en 41 en Corse, d'où il fut rappelé en 48 ou 49 à la demande d'Agrippine la Jeune, la nouvelle épouse de Claude. En 50, il est préteur (magistrat avec rang de sénateur).

Il fut le précepteur de Néron et, avec le préfet du prétoire Sextus Afranius Burrus, l'un de ses principaux conseillers durant les cinq premières années du règne. En mai-juin 55, il est consul suffect (magistrat principal suppléant).

En 56, il publie le De Clementia. En 58, Sénèque est diffamé par P. Suillius, qui lui reproche son immense fortune (300 millions de sesterces) acquise par ses amitiés, et sa tentative de débaucher des femmes de la maison princière. Mais le philosophe s'en tire sans dommage.

En 62, la mort de Burrus fragilise son pouvoir et les critiques l'assaillent, ternissent son aura. Il lui est ainsi reproché de continuer d'accroître une immense fortune déjà indécente pour un particulier, d'afficher une aisance propre à éblouir les citoyens (splendeurs et magnificence de ses villas, palais et jardins), de s'arroger ainsi les privilèges d'un prince qu'il prend par ailleurs plaisir à moquer et déprécier.

À la suite de sa mise en cause, Sénèque demande à Néron d'être relevé de sa charge d’« ami du prince » et propose de lui restituer sa fortune. Néron refuse.

En 65, il est compromis malgré lui dans la tentative d'assassinat de Néron (la Conjuration de Pison) et condamné à mourir. Il se donne la mort en s'ouvrant les veines sur l'ordre de Néron.

Philosophiquement, Sénèque a contribué à installer une autre conception du divin. Pour lui, Dieu c'est l'homme, non l'homme vulgaire, mais celui qu'il appelle le sage. Si Dieu est exempt de toute crainte, le sage aussi. Puisque les dieux semblaient morts ou indifférents aux choses humaines, il fallait élever l'homme lui-même à une telle hauteur qu'il pût braver ou mépriser toutes les misères, tous les périls, tous les ennemis, tous les Césars, tous les bourreaux.

Sénèque incarne le stoïcisme romain. Si les dieux sont partis ou s'ils sont favorables aux scélérats, alors l'homme de cœur se fera Dieu.

Le but que tout homme doit se proposer, c'est de s'approcher de plus en plus de cet idéal. Si l'on ne peut être le sage arrivé à la perfection, on peut être le sage en marche pour y arriver.
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Si tu veux être aimé, aime.  (Lettres à Lucilius)

Le remède le plus honteux à l'affliction chez un homme raisonnable, c'est de guérir par lassitude.  (Lettres à Lucilius)

Une grande âme convient à une grande condition.  (De la clémence)

C'est d'âme qu'il faut changer, non de climat.  (Lettres à Lucilius)

L'espoir est la plus grande entrave à la vie. En prévoyant demain, aujourd'hui se perd.  (La brièveté de la vie)

Etre asservi à soi-même est le plus pénible des esclavages.  (Questions naturelles)

L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible.

La méchanceté boit elle-même la plus grande partie de son venin.  (Lettres à Lucilius, mot attribué par Sénèque au stoïcien Attale, son maître)

C'est une grande servitude qu'une grande carrière.  (Consolation à Polybe)

Je voudrais ne pas savoir écrire.  (De la clémence)

La conscience d'avoir bien agi est une récompense en soi.

Nécessairement, le hasard a beaucoup de pouvoir sur nous, puisque c'est par hasard que nous vivons.

La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même.

On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

L'honneur défend des actes que la loi tolère.

La raison veut décider ce qui est juste ; la colère veut qu'on trouve juste ce qu'elle a décidé.  (De la colère)

Tirons notre courage de notre désespoir même.  (Questions naturelles)

Tu cesseras de craindre en cessant d'espérer.  (Lettres à Lucilius)

Le travail réclame l'élite des humains.  (De la providence)

Il est parfois bon d'avoir un grain de folie.  (De la tranquillité de l'âme)

C'est un vieux proverbe que celui-ci : un gladiateur se décide dans l'arène.  (Lettres à Lucilius)

Oh ! quel homme est chose méprisable, s'il ne s'élève au-dessus des affaires humaines.  (Questions naturelles)

Le langage de la vérité est simple.  (Lettres à Lucilius)

Le malheureux, chose sacrée.  (Epigrammes)

Toute vertu est fondée sur la mesure.  (Lettres à Lucilius)

Un nain est toujours petit, eût-il une montagne pour piédestal.  (Lettres à Lucilius)

Après la mort, il n'y a rien et la mort elle-même n'est rien.  (Les Troyennes)

Pour nuire, nous sommes puissants.  (De la colère)

Force est au tyran d'éprouver toutes les peurs qu'il inspire.  (De la clémence)

Tous mes biens sont avec moi.  (Lettres à Lucilius)

Le travail est l'aliment des âmes nobles.  (Lettres à Lucilius)

Il n'est pas de vice qui ne trouve de défenseur.  (Lettres à Lucilius)

La plus grande partie de la vie passe à mal faire, une grande partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce que l'on devrait.  (Lettres à Lucilius)

Pendant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l'humanité.  (De la colère)

Le discours est le visage de l'âme.

Tout art est une imitation de la nature.

Un soldat utile est celui qui sait obéir à un ordre.  (De la colère)

Etudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux.

Ne fais rien que ton ennemi ne puisse savoir.

Comment souffrir que la passion soit mise au même rang que la raison.

Les passions sont aussi mauvais instruments que mauvais guides.  (De la colère)

Quand le vainqueur a quitté les armes, le vaincu a le devoir de quitter sa haine.  (Hercule furieux)

Ne rends pas tes souffrances plus fortes encore, ne te charge pas de plaintes, légère est la douleur si l'imagination ne la grossit.

Vouloir tard, ce n'est pas vouloir.

Le tort commun des malheureux est de ne jamais vouloir croire ce qui leur est favorable.

Les vices d'autrefois sont devenus les moeurs d'aujourd'hui.

En toutes choses, le plaisir croît à mesure du péril qui devrait nous en écarter.

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui.  (La brièveté de la vie)

Nous réglons notre vie sur les exemples : ce n'est pas la raison qui nous façonne ; c'est la coutume qui nous entraîne.

Travailler contre le voeu de la nature est peine perdue.

Une main lave l'autre.

Heureux est l'homme qui possède la rectitude du jugement.  (La vie heureuse)

Qui méprise sa vie est maître de celle d'autrui.

Au malade, le miel est amer.

On a des mots pour dire une peine légère, mais les grandes douleurs ne savent que se taire.  (Hippolyte)

En enseignant, les hommes apprennent.

En tout, l'excès est un vice.

Il n'y a dans la vertu, nul sujet de craindre aucun excès, parce qu'elle porte en elle-même la juste mesure.  (La vie heureuse)

Quelques uns sont tenus en servitude, un plus grand nombre y tiennent.

Je gouvernerai ma vie et mes pensées comme si le monde entier devait être le témoin de l'une et pouvait lire dans les autres.

Epargnons à la vertu le malheur de voir jamais la raison avoir recours aux vices.  (De la colère)

Un bien n'est agréable que si on le partage.

Ne vaut-il donc pas mieux guérir une blessure que de la venger ?

De n'importe où on peut s'élancer vers le ciel.

Les plus belles découvertes cesseraient de me plaire si je devais les garder pour moi.

Commence déjà à être l'ami de toi-même. Tu ne seras jamais seul.

Dans la lutte, on descend au niveau de l'adversaire.

Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu'elles font.

Celui qui a rendu un service doit se taire ; c'est à celui qui l'a reçu de parler.

C'est la vie qui nous apprend et non l'école.

Rien ne nous est plus utile que de vivre tranquille, de parler peu avec les autres et beaucoup avec nous-mêmes.

L'âme est la meilleure partie de nous-mêmes.

Ne dis pas toi-même ce que tu ne veux pas entendre d'un autre.

Si tu veux être heureux, être un homme libre, laisse les autres te mépriser.

A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse.

Ceux qui ont souffert, l'éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même.  (Epîtres)

Le véritable bien se trouve dans le repos de la conscience.

Le seul secret que gardent les femmes, c'est celui qu'elles ignorent.

Légère, une charge fait d'autrui un débiteur ; lourde, elle en fait un ennemi.

Plutôt que de savoir ce qui a été fait, combien il vaut mieux chercher ce qu'il faut faire.

Celui qui ne sait pas se taire, il ne sait pas non plus parler.  (Epîtres)

La vertu est difficile à découvrir ; elle demande quelqu'un qui la dirige et la guide, les vices s'apprennent même sans maître.  (Questions naturelles)

Rien n'est difficile à la nature, surtout lorsqu'elle est pressée de se détruire.  (Questions naturelles)

Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine.  (Hercule furieux)

Le bon juge condamne le crime sans haïr le criminel.

On ne se moque pas de qui rit de lui-même.  (De la constance du sage)

La preuve du pire, c'est la foule.  (La vie heureuse)

La déception est bien moins pénible quand on ne s'est pas d'avance promis le succès.  (La tranquillité de l'âme)

Tu trouveras, dans n'importe quelle situation, des divertissements, des délassements et des plaisirs, si tu t'appliques à juger tes maux légers plutôt que de te les rendre intolérables.  (La vie heureuse)

Le style est le vêtement de la pensée.  (Lettres à Lucilius)

Sachons éviter les offenses, puisque nous ne savons pas les supporter.  (De la colère)

Il n'est plus temps, quand le danger est présent, de nous fortifier contre lui.  (La tranquillité de l'âme)

Même les natures difficiles et indomptées supporteront celui qui les flatte ; la caresse n'éveille ni la rudesse ni l'effroi.  (De la colère)

Pour qui s'y est préparé et s'y attend, le malheur n'a rien de déconcertant.  (La tranquillité de l'âme)

La dispute alimente la dispute et engloutit ceux qui s'y plongent.  (De la colère)

L'important n'est pas ce qu'on supporte, mais la façon de le supporter.  (La vie heureuse)

Que de fois nous mourons de notre peur de mourir.  (La tranquillité de l'âme)

Pour surmonter les obstacles, fais appel à la raison.  (La vie heureuse)

Si tu veux vaincre la colère, elle ne peut te vaincre. Tu commences à vaincre si tu la fais taire.  (De la colère)

On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir.

Le coupable est celui à qui le crime profite.

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.  (Lettres à Lucilius)

Le pire châtiment d'une mauvaise action, c'est de l'avoir commise.

L'erreur est aussi grande de se fier à tous que de se défier de tous.

Le vice a mille formes, un seul résultat : l'homme se déplaît à lui-même.  (De la tranquillité de l'âme)

Il vivra mal celui qui ne saura pas mourir.

Pour se faire riche, le mépris des richesses est la plus courte voie.  (Lettres à Lucilius)

C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien.  (Medea)

Les misères de la vie enseignent l'art du silence.

Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse.  (La vie heureuse)

Je préfère modérer mes joies que réprimer mes douleurs.  (La vie heureuse)

Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.

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