George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin,
plus tard baronne Dudevant, écrivain français née le 1er
juillet 1804 à Paris et morte le 8 juin 1876 à Nohant.
Biographie
Amantine Dupin, dite George Sand, naquit à Paris en 1804. Elle
était la fille de Maurice Dupin et de Sophie Victoire Delaborde. Par son père,
elle est l'arrière-petite-fille du maréchal général de France
Maurice de Saxe, bâtard légitimé d'Auguste
II de Pologne.
Bien que née
à Paris, elle passe la plus grande partie de son enfance à
Nohant dans l'Indre. Orpheline de père, à 4
ans, Aurore Dupin connaît une enfance assez libre chez sa grand-mère paternelle.
En 1822, elle épouse le baron
Casimir Dudevant avec lequel elle aura deux
enfants : Maurice (né en 1823) et Solange (née en 1828). Très vite elle quitte
son mari et connaît alors une vie amoureuse plutôt agitée.
En 1831, George Sand commença sa carrière en signant, sous le
pseudonyme de J. Sand et avec
Jules Sandeau, de nombreux articles pour Le
Figaro. Ce n'est que plus tard qu'elle adopta le nom de George Sand. Elle
commença à parler d'elle-même sous la forme masculine ; elle se plut à porter
des vêtements d'homme, à fumer des cigares ou la pipe et à avoir de nombreux
amants ; elle essaya également d'entrer dans les endroits réservés aux hommes,
ce qu'elle parvint à faire en s'habillant comme un homme. Beaucoup supposaient
que George essayait de devenir un homme ; en fait, elle se battait contre le
stéréotype des femmes, afin qu'elles aient les mêmes libertés que les hommes.
George Sand n'était pas la première femme écrivain ni la
dernière à user d'un pseudonyme masculin en France mais fut l'une des premières
françaises à vivre de sa plume. En utilisant un pseudonyme masculin, elle
souhaitait se faire l'égale des hommes. Elle voulait être jugée non pas en tant
que femme, mais sur la base de ses talents.
Juste un an après avoir commencé à travailler au Figaro,
elle publia son premier livre Rose et Blanche, en collaboration avec
Jules Sandeau. Par la suite, elle travailla longtemps à son second livre,
Indiana, lequel fois était sa première
œuvre exclusive. Si ses premiers romans connurent le succès, c'est avec le
troisième,
Lélia, que vint la gloire. Peu après sa
publication, George Sand entra dans le cercle des grands auteurs français, et
fit dès lors partie des écrivains les mieux rémunérés.
Dans ses premiers romans, autobiographies transposées,
elle assimile la quête du bonheur personnel à une régénération sociale. Ainsi,
Indiana et Lélia sont des œuvres où l'amour se heurte aux
conventions mondaines et aux préjugés sociaux.
Elle entretint de nombreuses relations amoureuses, notamment
avec des hommes célèbres dont
Jules Sandeau,
Alfred de Musset,
Honoré de Balzac,
Franz Liszt et
Frédéric Chopin.
Après Jules Sandeau, elle se lia avec Alfred de Musset, un
jeune auteur. Mais alors que Musset tombait malade, un an plus tard, elle
séduisit le docteur Pietro Pagello, qui soignait son amant.
En 1834, George revint avec Pagello à Paris, où elle se
réconcilia avec Musset. Mais ils continuèrent à avoir de nombreuses disputes qui
conduisirent à des séparations répétées ; ils décidèrent finalement de mettre
fin à leur relation. De 1835 à 1837, George Sand fut l'amante de Michel de
Bourges, l'avocat qui défendait ses intérêts, ardent républicain et futur
député.
George eut d’autres relations après Musset, mais aucune aussi
remarquable que celle qu'elle eut avec Frédéric Chopin. Ils se rencontrèrent en
1836. Ils avaient une liaison compliquée. Ils devinrent amis, puis amants pour
se comporter finalement comme mère et fils.
En 1841 elle fonde avec
Pierre Leroux la Revue Indépendante.
George Sand se lie à des démocrates comme Arago, Barbès ou
encore
Bakounine et se réjouit en 1848 de la chute du
roi
Louis-Philippe et de la fin de la
Monarchie de Juillet, affichant son engagement
politique social et communiste.
Elle se retire en 1851 à Nohant, contrainte d'écrire pour le
théâtre à cause d'embarras financiers qui ne l'empêcheront cependant pas de
continuer à voyager.
Elle continue à défrayer la chronique. Elle a d'autres
liaisons amoureuses, se bat pour la défense des droits des femmes et pour ses
idées politiques, se lie d'amitié notamment avec
Flaubert et
Théophile Gautier, fréquente les frères
Goncourt.
Elle n'arrête pas d'écrire jusqu'à sa mort en 1876, à l'âge de
71 ans, à Nohant.
Victor Hugo déclara le 8 juin 1876 : « Je
pleure une morte, je salue une immortelle ! ».
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