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Jules Renard
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Pierre-Jules Renard, dit
Jules RENARD    (1864 - 1910)
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Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard est un écrivain français né le 22 février 1864 à Châlons-du-Maine et mort le 22 mai 1910 à Paris.

Dans ses œuvres ou dans son Journal, il écrit tout ce qu’il vit, pour ne pas le dire ou seulement le laisser paraître. Il écrit aussi pour briller et ne plus douter de lui-même, car ses parents ne l’ont guère aimé. Et bientôt, à ses inquiétudes s’en joint une autre : la peur de trahir la vérité par l’emploi des mauvais mots ou de trop de mots. Pendant une grande partie de sa vie, une question l’obsède : faut-il préférer l’exactitude d’une phrase ou la beauté poétique d’une image ?

 

Biographie

Le 22 février 1864, Pierre-Jules Renard naît à Châlons-du-Maine, en Mayenne. Il est le fils de François Renard, entrepreneur de travaux, et de Anna-Rose Colin. Il est le quatrième enfant du couple mais, non désiré, est perçu comme une charge par sa mère qui le surnomme avec moquerie "Poil de Carotte" (ce qui lui inspirera, en 1894, le titre de son ouvrage le plus connu).

En 1866, la famille Renard s'installe à Chitry-les-Mines. Il suit les cours du lycée de Nevers puis ceux de rhétorique du lycée Charlemagne à Paris.

Il écrit, lit énormément, fréquente les cafés littéraires de Paris. En 1886, à 22 ans, Renard collabore à divers journaux et revues.

Le 28 avril 1888, il épouse Marie Morneau et le couple s'installe à Paris. La fortune de son épouse lui permet de vivre enfin décemment. En février 1889, naît leur fils Jean-François.

La même année, Renard fonde avec plusieurs écrivains les éditions du "Mercure de France". Il écrit des articles, des critiques littéraires et des textes (parus en 1890 sous le titre de "Sourires pincés"). Il fréquente de nombreux écrivains et artistes célèbres.

Le 22 mars 1892, Julie-Marie Renard voit le jour.

Locataire d'une maison à Chaumot (qu'il baptise "la Gloriette") Renard partage désormais son temps entre la région de Chitry-les-Mines et Paris.

Son père se suicide en juin 1897 et son frère Maurice meurt d'une crise cardiaque en janvier 1900. Le 6 mai, Jules Renard est élu conseiller municipal à Chaumot et obtient la Légion d'Honneur en août.

Renonçant à Chaumot il devient conseiller municipal de Chitry en avril 1904 puis maire en mai et est réélu en 1908.

En 1907, il est élu à l'Académie Goncourt.

Le 5 août 1909, la mère de Jules Renard meurt sans que l'on sache s'il s'agissait d'un accident ou d'un suicide (elle tombe dans le puits de son jardin).

Le 22 mai 1910, Jules Renard meurt
d'athérosclérose, à 46 ans. Il est enterré civilement le 24 mai 1910 à Chitry-les-Mines. - source -
 

C'est une grande preuve de noblesse que l'admiration survive à l'amitié.  (Journal)

L'ironie est la pudeur de l'humanité.  (Journal)

Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.  (Journal)

Penser, c'est chercher des clairières dans une forêt.  (Journal)

Quand je pense à moi, c'est que je ne pense à personne.

L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.  (Journal)

Humour : pudeur, jeu d'esprit. C'est la propreté morale et quotidienne de l'esprit.  (Journal)

L'ironie est surtout un jeu de l'esprit. L'humour serait plutôt un jeu du coeur, un jeu de sensibilité.

Le père et la mère doivent tout à l'enfant. L'enfant ne leur doit rien.

Certains ne se marient que pour empêcher leurs femmes de se marier avec d'autres.

Amitié : mariage de deux êtres qui ne peuvent pas coucher ensemble.  (Journal)

La haine soutenant mieux que l'amitié, si l'on pouvait haïr ses amis on leur serait plus utile.  (Journal)

L'amour tue l'intelligence. Le cerveau fait sablier avec le coeur. L'un ne se remplit que pour vider l'autre.  (Journal)

Le coeur d'une femme est un noyau de pêche. On la mord à pleine bouche, et, tout à coup, on se casse les dents.  (Journal)

La peur de l'ennui est la seule excuse du travail.  (Journal)

La peur de la mort fait aimer le travail, qui est toute la vie.  (Journal)

On n'est pas heureux : notre bonheur, c'est le silence du malheur.  (Journal)

Les bourgeois, ce sont les autres.  (Journal)

C'est une question de propreté : il faut changer d'avis, comme de chemise.  (Journal)

Si tu veux être sûr de toujours faire ton devoir, fais ce qui t'est désagréable.  (Journal)

Il faut que l'homme libre prenne quelquefois la liberté d'être esclave.  (Journal)

Expérience : un cadeau utile qui ne sert à rien.  (Journal)

Appelons la femme un bel animal sans fourrure dont la peau est très recherchée.  (Journal)

Ce qui fait le plus plaisir aux femmes, c'est une basse flatterie sur leur intelligence.  (Journal)

Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce que vous ne voudriez pas qu'on dît à la vôtre.  (Journal)

Le sourire est le commencement de la grimace.  (Journal)

Il est plus difficile d'être un honnête homme huit jours qu'un héros un quart d'heure.  (Journal)

Tolérez mon intolérance.  (Journal)

On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis.  (Journal)

C'est l'homme que je suis qui me rend misanthrope.  (Le Vigneron dans sa vigne)

Tout le monde ne peut pas être orphelin.  (Poil de Carotte)

Le paradis n'est pas sur la terre, mais il y en a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé.  (Journal)

Chacun trouve son plaisir où il le prend.  (Journal)

"Je ne m'occupe pas de politique", c'est comme si vous disiez : "Je ne m'occupe pas de la vie".  (Journal)

La prudence n'est qu'une qualité : il ne faut pas en faire une vertu.  (Journal)

Ce n'est point parce qu'il y a une rose sur le rosier que l'oiseau s'y pose : c'est parce qu'il y a des pucerons.  (Journal)

La clarté est la politesse des hommes de lettres.  (Journal)

Le style, c'est l'oubli de tous les styles.  (Journal)

Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite.  (Journal)

La vérité vaut bien qu'on passe quelques années sans la trouver.  (Journal)

L'homme naît avec ses vices ; il acquiert ses vertus.  (Journal)

Il faut dompter la vie par la douceur.  (Journal)

Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.  (Journal)

Bêtise humaine. "Humaine" est de trop : il n'y a que les hommes qui soient bêtes.

Notre égoïsme va si loin que nous croyons, en temps d'orage, qu'il ne tonne que pour nous.  (Journal)

Ecrire, c'est presque toujours mentir.  (Journal)

Ecrire, c'est une façon de parler sans être interrompu.  (Journal)

Tandis que les nouveaux admirateurs nous lisent, les anciens nous oublient.

L'admiration se passe de l'amitié. Elle se suffit à elle-même.

Il est plus facile de ne rien dépenser que de dépenser peu.

Si tu as soif de justice, tu auras toujours soif.

La justice est gratuite. Heureusement, elle n'est pas obligatoire.

C'est la plus fidèle des femmes : elle n'a trompé aucun de ses amants.

Un livre nous déplaît partout où il nous ressemble.  (Journal)

On n'a le droit de rire des larmes que si on a pleuré.

Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.

Rides : des sourires gravés.

Il faut avoir le courage de préférer l'homme intelligent à l'homme très gentil.

N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir.

La femme parle toujours de son âge et ne le dit jamais.

Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.

Le travail pense, la paresse songe.

La douleur d'un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d'un imbécile.

Le savant généralise, l'artiste individualise.

Le peuple : on lui fait un discours, on ne cause pas avec lui.

Pour faire du théâtre, il faut avoir l'enthousiasme du mensonge.

Dieu n'a pas mal réussi la nature, mais il a raté l'homme.

Quand on pense au chagrin de ceux qu'on laisserait, on se trouve tout de même un peu moins inutile sur la terre.

Si plaie d'argent n'est pas mortelle, elle ne se ferme jamais.

On a autant de peine et de mérite à se passer d'argent qu'à en gagner.

On place ses éloges comme on place de l'argent, pour qu'ils nous soient rendus avec intérêts.

Un père a deux vies : la sienne et celle de son fils.

Ne vous occupez donc pas de votre famille ! On n'arrive jamais à la satisfaire.

Si d'une discussion pouvait sortir la moindre vérité, on discuterait moins.

Un homme épris de la vérité n'a besoin d'être ni poète, ni grand. Il est l'un et l'autre sans le chercher.

Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité.

Dis quelquefois la vérité, afin qu'on te croie quand tu mentiras.

L'homme est un animal qui a la faculté de penser, quelquefois, à la mort.

Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie.

Il y a des enterrements de première classe comme si on allait au Paradis par le chemin de fer.  (Journal)

Le soleil se lève avant moi, moi je me couche après lui ; nous sommes quittes.

L'amitié peut se passer longtemps de preuves.  (Journal)

La modestie va bien aux grands hommes. C'est de n'être rien et d'être quand même modeste qui est difficile.  (Journal)

C'est en pleine ville qu'on écrit les plus belles pages sur la campagne.  (Journal)

Il y a toujours, dans la plus spirituelle des femmes, une petite dinde qui ne prend jamais le temps de dormir.  (Journal)

Quand la paresse rend malheureux, elle a la même valeur que le travail.  (Journal)

On se tait pour de grandes raisons ; on n'agit que pour de petites.  (Journal)

Il faut, pour soutenir une conversation en société, savoir une foule de choses inutiles.  (Journal)

Si le mot cul est dans une phrase, le public, fut-elle sublime, n'entendra que ce mot.  (Journal)

Qu'importe le bonheur quand on n'a point la joie !  (Journal)

La vieillesse, c'est quand on commence à dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".  (Journal)

Il ne faut pas connaître ses amis avant leur gloire.  (Journal)

Heureux les cochons qui occupent toute leur tête à manger, et ne parlent qu'avec la queue !   (Journal)

C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque instant il faut se rappeler qu'on est triste.  (Journal)

L'homme propose, et la femme dispose.  (Journal)

La rêverie est le clair de lune de la pensée.  (Journal)

Personne ne nous montre nos défauts comme un disciple.  (Journal)

C'est un mauvais travail que celui qu'on fait pour n'avoir plus à travailler.  (Journal)

Il ne suffit pas d'être heureux ; il faut encore que les autres ne le soient pas.  (Journal)

Le mot est l'excuse de la pensée.  (Journal)

La guigne ne s'acharne que sur la bêtise.  (Journal)

Je n'ai plus d'ennemis quand ils sont malheureux.

On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !

Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'effrayer. Ca passe.

L'homme est comme un temple. Quand la colonne est brisée, il tombe, et les femmes n'y portent plus leurs dévotions.  (Journal)

A force de vous expliquer quelque chose, on n'y comprend plus rien.

Une femme intelligente doit nous laisser nos rêves.

Un défaut de la vitre, et le moineau est un aigle sur le toit.

La vie n'est ni longue ni courte ; elle a des longueurs.  (Journal)

Le succès des autres me gêne mais beaucoup moins que s'il était mérité.

Je sais pourquoi je déteste le dimanche : c'est parce que des gens, occupés à rien, se permettent d'être oisifs comme moi.  (Journal)

L'homme libre est celui qui ne craint pas d'aller jusqu'au bout de sa raison.  (Journal)

Prudence n'est que l'euphémisme de peur.  (Journal)

Qu'importe ce que je fais ! Demandez-moi ce que je pense.

Je déteste l'émotion ; c'est trop long, beaucoup plus long que la joie et le rire.  (Journal)

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