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Petronius Arbiter,
dit
PÉTRONE
(14 à 66) |
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biographie |
Pétrone (en latin Caius Petronius Arbiter) est un écrivain
latin, né en 14 à Palerme et mort en 66 à Cumes (Grèce).
Biographie
Il a vécu sous la dynastie des
Julio-Claudiens, comme
Claude et
Néron. Il fut d'abord
proconsul en
Bithynie, puis fut nommé consul pendant le
règne de Néron. Bien que cette fonction eût perdu beaucoup de son importance
alors, elle montre l'influence dont jouissait Pétrone.
Tacite le décrit comme un homme de plaisir,
dormant le jour et vaquant à ses affaires la nuit. Il devint ensuite un ami de
Néron.
La bonne fortune de Pétrone suscita des jalousies. Tigellin,
préfet du prétoire, le fit accuser d'avoir participé à la
conjuration de Pison, en 65. Pétrone était en
effet un ami de Scævinus, l'un des conjurés. Comprenant que son sort était joué,
il se trancha les veines en 66 au cours d'un dernier festin donné à ses amis,
alors qu'il se trouvait à
Cumes avec la cour.
Avant de mourir, il trouva le temps d'écrire son testament,
qu'il adressa à Néron, et qui récapitulait les torts qu'il reprochait à
l'empereur. Le Satyricon fut écrit durant le règne de Néron.
Il est cependant possible que l'auteur du Satyricon
soit un autre Petronius.
Le Satyricon
Le Satyricon est un
roman qui mêle vers et prose, latin classique et
vulgaire. Le titre est d’ailleurs une dérivation
du latin satura, qui signifie « mélange,
pot-pourri ».
Il conte les aventures, dans
une Rome décadente de deux jeunes débauchés,
Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant de
ce dernier, Giton. Au cours de leurs
pérégrinations, ils sont invités par un riche
affranchi, Trimalcion, qui les invite à un
splendide festin. Les convives discutent
d’eux-mêmes et de la vie en général.
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source
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Que
peuvent les lois, là où ne règne que l'argent ?
(Satyricon)
La
marmite des camarades cesse vite de bouillir et, quand les affaires se
gâtent, adieu les amis !
(Satyricon)
Celle
qui l'a porté veau, peut aussi le porter taureau.
(Satyricon)
L'amitié
: un beau nom que l'on change quand il gêne.
(Satyricon)
Le
médecin n'est rien d'autre qu'un réconfort pour l'esprit.
(Satyricon)
La
rareté fait le prix des choses.
(Satyricon)
Il
est rare de voir la sagesse alliée à la beauté.
(Satyricon)
La
neige séjourne longtemps sur les sols pierreux, mais disparaît vite sur
les terres cultivées.
Il
vaut mieux avoir un bel engin qu'un beau génie.
Tu vois les poux sur autrui, tu ne
vois pas les tiques sur toi-même.
A voir marcher quelqu'un, on connaît sa pensée.