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André Malraux
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Georges André Malraux, dit
André MALRAUX
   (1901 - 1976)
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André Malraux, de son vrai nom Georges André Malraux, est un écrivain, aventurier et homme politique français, né le 3 novembre 1901 à Paris et mort le 23 novembre 1976 à Créteil.

Biographie

En 1905, les parents de Malraux se séparent, créant un choc dans sa vie. Il passe ainsi son enfance avec sa mère, sa grand-mère et une tante épicière à Bondy. À 14 ans, il entre à l'école supérieure de la rue Turbigo, période durant laquelle il fréquente déjà assidûment les bouquinistes, les salles de cinéma, de théâtre, d'expositions, de concerts, etc. Ainsi commence sa passion pour la littérature et pour l'art, en général.

En 1918, il n'est pas admis au lycée Condorcet et abandonne ses études secondaires. Il fréquente les milieux artistiques de la capitale et publie ses premiers textes dès 1920 : petits essais de théorie littéraire, comptes rendus critiques et premières proses.

En 1921 il se marie avec Clara Goldschmidt ; il dirige alors une collection aux éditions du Sagittaire. Après de nombreux voyages à travers l'Europe, il part avec Clara en Indochine pour y voler des statues et les revendre. Il est arrêté, puis, après un arrangement diplomatique, peut retourner à Paris. Impressionné par la vie coloniale, il repart pour l'Indochine et y fonde un journal d'idées anticolonialistes : L'Indochine enchaînée.

Le 23 décembre 1923, Malraux est arrêté à Phnom Penh. De mauvais placements boursiers ont dilapidé la fortune de son épouse Clara et André a pris la décision de découper un bas-relief du temple de Banteay Srei à Angkor pour le vendre à un collectionneur. Il est condamné, en juillet 1924, à trois ans de prison ferme, Clara est acquittée. Elle repart pour Paris et mobilise en faveur de son mari les intellectuels de l'époque comme Marcel Arland, Louis Aragon, André Breton, François Mauriac, André Gide et Max Jacob. En appel, la peine de Malraux est réduite à un an avec sursis et il rentre en France en novembre 1924.

En 1930, il publie La Voie royale, un roman d’aventures largement inspiré par ces événements, puis écrit "La Condition humaine" (prix Goncourt 1933).

Dès 1933, il milite contre le fascisme et le nazisme, puis rejoint les républicains espagnols à partir de 1936. Il monte de toutes pièces l'escadrille España, constituée d'une vingtaine d'appareils, et en prend le commandement jusqu'en 1937. L'aventure de ce combat débouche sur son roman L'Espoir, publié en décembre 1937.

En 1939, la guerre éclate et il s'engage.
 

La résistance

En novembre 1939, il est admis dans une unité de chars de combat basée à Provins, où il reste jusqu'au 14 mai 1940. Il est fait prisonnier par les Allemands. Volontaire pour aider aux moissons, il est affecté à une ferme de Collemiers. Avec l'aide de son demi-frère, Roland, il s'évade de la ferme.

En 1943, il s'installe avec Josette Clotis à Saint-Chamant (Corrèze). Début septembre, il a ses premiers contacts avec la Résistance  - le réseau britannique AUTHOR - et aide au recrutement de son demi-frère Roland.

Fin mars 1944, ses deux demi-frères, agents du SOE, ayant été arrêtés par les Allemands, André entre lui-même en résistance : il quitte discrètement Saint-Chamant et gagne la vallée de la Dordogne. Il se fait appeler "colonel Berger". Malraux installe son PC dans le maquis et fédère les principaux réseaux de plusieurs départements. Une mission qui ne lui a été attribuée par personne d'autre que lui-même.

Le colonel Berger est arrêté par les Allemands le 22 juillet. Libéré par un coup de force des frères Angel, du groupe de Jean-Pierre Vernant, il se retrouve libre quand les Allemands quittent la ville de Toulouse, le 19 août.

Il perd ses deux demi-frères, Claude et Roland, morts en déportation ; puis sa deuxième compagne, Josette Clotis (8 avril 1910 - 12 novembre 1944), dans des conditions dramatiques, car morte happée par un train.

En septembre 1944, il forme la brigade Alsace-Lorraine, qui réunit d'anciens maquisards alsaciens et lorrains réfugiés dans le sud-ouest. À sa tête, Malraux reçoit la reddition de la première unité allemande en zone sud, puis participe dans les Vosges et en Alsace à la campagne de la première armée française, notamment lors des prises de Strasbourg et de Colmar. Le 15 mars 1945, la brigade est dissoute.
 

Le temps de l'action politique

Dès 1945, il s’attache à la personne du Général de Gaulle, dans le gouvernement dont il est ministre de la propagande et ministre de l'Information, le suit dans l'aventure du RPF, où il s'occupe de la propagande entre 1947 et 1954, et sera ministre de la Culture de 1959 à 1969.

En 1948, il épouse Madeleine, la veuve de son demi-frère Roland mort en déportation. Il s'en sépare en 1966, et vit alors auprès de Louise de Vilmorin jusqu'à la mort de celle-ci en 1969, puis auprès de la nièce de celle-ci, Sophie de Vilmorin, qui s'occupe de l'écrivain jusqu'à sa mort.

Il perd les deux fils que lui avait donné Josette Clotis, Gauthier (5 novembre 1940 - 23 mai 1961) et Vincent (11 mars 1943 - 23 mai 1961), morts ensemble dans un accident de voiture. Ils reposent auprès de leur mère au cimetière de Charonne.

Ministre, il mêle politique de prestige et œuvre sociale. Il fait de la culture une affaire administrée par l’État. S'il n'est pas l’initiateur des Maisons des jeunes et de la culture (issues de "la République des Jeunes", créée à la Libération), il est bien, en revanche, le créateur des "Maisons de la Culture", gérées par le ministère du même nom.

Tout ce mouvement culturel se réalise au bénéfice des arts (arts vivants, musées, cinéma, musique…) qui ont le plus d’effets sur les masses. D'autres aspects de l'action culturelle comme la littérature se développant parallèlement à la culture de masse. Malraux n’a de cesse de faire rayonner la culture française dans le monde.

Le Ministère des Affaires culturelles, créé pour conserver Malraux au gouvernement, sera pérennisé après son départ en 1969.

Par fidélité au général de Gaulle, il quitte le pouvoir en même temps que lui. À aucun moment il n'aura manqué à cette fidélité, même pendant les évènements de Mai 68, qualifiés par lui de "véritable crise de civilisation". Il sera d'ailleurs une des rares personnes que le général consentira à recevoir jusqu’à sa mort en 1970.

André Malraux meurt le 23 novembre 1976, d'une congestion pulmonaire.

Dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire, les cendres de Malraux sont transférées au Panthéon en 1996. - source -
 

L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.

Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.  (L'Espoir)

Un homme qui pense, non à une femme comme au complément d'un sexe, mais au sexe comme au complément d'une femme, est mûr pour l'amour.

Croyez-vous que toute vie réellement religieuse ne soit pas une conversion de chaque jour ?  (La Condition humaine)

On ne ressemble pas à ceux qu'on admire en imitant leurs oeuvres.  (Le Musée imaginaire)

Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.  (Antimémoires)

On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.  (L'Espoir)

Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.  (Le Temps du mépris)

L'Acropole est le seul lieu au monde hanté à la fois par l'esprit et par le courage.  (Oraisons Funèbres)

Il est peu d'actions que les rêves nourrissent au lieu de les pourrir.  (Les Noyers de l'Altenburg)

Le Christ est un anarchiste qui a réussi. C'est le seul.  (L'Espoir)

Il y a des guerres justes, il n'y a pas d'armées justes.  (L'Espoir)

On ne peut pas faire un art qui parle aux masses quand on n'a rien à leur dire.  (L'Espoir)

L'homme s'est plus souvent lié à l'au-delà qu'il croit connaître qu'à celui qu'il sait ignorer.  (Les Voix du silence)

Cette auberge sans routes qui s'appelle la vie.  (Antimémoires)

Reconnaître la liberté d'un autre, c'est lui donner raison contre sa propre souffrance.  (La Condition humaine)

Tout aventurier est né d'un mythomane.  (La Voie royale)

Je vois dans l'Europe une barbarie attentivement ordonnée, où l'idée de la civilisation et celle de l'ordre sont chaque jour confondues.  (La Tentation de l'Occident)

Il est mauvais de penser aux hommes en fonction de leurs bassesses.  (L'Espoir)

Le chef-d'oeuvre est garant du génie, le génie n'est pas garant du chef-d'oeuvre.  (Antimémoires)

Le coup d'état du christianisme, c'est d'avoir installé la fatalité dans l'homme. De l'avoir fondée sur notre nature.  (Les Noyers de l'Altenburg)

L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit.  (Le Temps du mépris)

On ne connaît jamais un être, mais on cesse parfois de sentir qu'on l'ignore.  (La Condition humaine)

La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.  (Oraisons Funèbres)

Une culture ne meurt que de sa propre faiblesse.  (La Tentation de l'Occident)

J'ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes.  (L'Espoir)

La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.  (L'Espoir)

Toute douleur qui n'aide personne est absurde.  (La Condition humaine)

La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.  (L'Espoir)

L'érotisme, c'est l'humiliation en soi ou chez l'autre, peut-être chez tous les deux.  (La Condition humaine)

Quel jour étonnant, que le jour où l'homme s'est mis à se croire éternel.  (Antimémoires)

Celui qui se tue court après une image qu'il s'est formée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.  (La Voie royale)

La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.

Que la victoire demeure avec ceux qui auront fait la guerre sans l'aimer !  (Les Noyers de l'Altenburg)

Vivre, c'est transformer en conscience une expérience aussi large que possible.

Le génie du vitrail commence quand le sourire commence.  (Les Voix du silence)

Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux.

Etre aimé sans séduire est un des beaux destins de l'homme.

Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.  (Les Conquérants)

S'il existe une solitude où le solitaire est abandonné, il en existe une où il n'est solitaire que parce que les hommes ne l'ont pas encore rejoint.  (Le Triangle noir)

La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne.

La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache.  (Antimémoires)

Il y a une fraternité qui ne se trouve que de l'autre côté de la mort.  (L'Espoir)

Il n'y a pas de héros sans auditoire.  (L'Espoir)

Le tombeau des héros est le coeur des vivants.  (Oraisons Funèbres)

Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ?  (Antimémoires)

On n'enseigne pas à tendre l'autre joue à des gens qui, depuis deux mille ans, n'ont jamais reçu que des gifles.  (L'Espoir)

Les millénaires n'ont pas suffi à l'homme pour apprendre à voir mourir.  (Antimémoires)

Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser.  (La Voie royale)

On ne voit vieillir que les autres.  (Les Chênes qu'on abat...)

Mourir est passivité, mais se tuer est acte.  (La Condition humaine)

La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.  (La Voie Royale)

L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.

Les hommes sont la vermine de la terre.  (La Condition humaine)

La souffrance, j'aime mieux la diminuer que d'en rendre compte.  (La Condition humaine)

Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais vécues.

Réussite. Accession au dernier poste, c'est-à-dire au niveau d'incompétence.

Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.

Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.  (La Condition humaine)

L'avenir est un présent que nous fait le passé.

Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas.

Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si on comprenait, on ne pourrait pas juger.  (Les Conquérants)

Les hommes ne meurent que pour ce qui n'existe pas.  (L'Espoir)

La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.  (La Tête d'obsidienne)

Ce que l'esprit voit, le coeur le ressent.  (La Condition humaine)

L'homme est né lorsque pour la première fois, devant un cadavre, il a chuchoté : Pourquoi ?

Le musée transforme l'oeuvre en objet.  (La Métamorphose des Dieux)

La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise.

Ceux qui croient que le pouvoir est amusant confondent "pouvoir" et "abus de pouvoir".

Ce n'est pas par obéissance qu'on se fait tuer. Ni qu'on tue. Sauf les lâches.  (La Condition humaine)

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