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Henri JEANSON    (1900 - 1970)
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Henri Jeanson est un écrivain, journaliste et dialoguiste français, né le 6 mars 1900 à Paris et mort le 6 novembre 1970 à Equemauville (Calvados).
 

Biographie

Il naît le 6 mars 1900, à Paris, d'un père instituteur. En 1917, après divers petits métiers, il devient journaliste pour « La Bataille », organe de la CGT.

Remarqué pour sa plume redoutable, il alterne avec un égal bonheur les emplois de reporter, d'interviewer ou de critique de cinéma, et se distingue par la virulence de son style et un goût prononcé pour la polémique. Il travaille dans divers journaux dont le « Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné », où il milite en faveur du pacifisme intégral.

Il démissionne du Canard enchaîné en 1937, par solidarité avec Jean Galtier-Boissière.

En juillet 1939, il est condamné à 18 mois de prison pour avoir publié dans SIA (Solidarité Internationale Antifasciste), un article dans lequel il encensait l'auteur d'un attentat contre un conseiller à l'ambassade d'Allemagne à Paris. La même année (en novembre), il est encore poursuivi pour avoir signé des articles appelant à une "Paix immédiate", en pleine mobilisation. Le 20 décembre 1939, un tribunal militaire lui inflige une peine de 5 ans de prison pour incitation à la désobéissance militaire.

Jeanson est en prison quelques jours avant l'entrée des Allemands à Paris. Sa levée d'écrou est obtenue par César Campinchi, avocat et ministre. Il ne quitte pas Paris et se voit confier, en août 1940, la rédaction en chef du journal Aujourd'hui. Le premier numéro sort le 10 septembre 1940.

En novembre 1940, les autorités allemandes somment le polémiste de prendre publiquement position contre les juifs et en faveur de la politique de collaboration avec l'État français. Jeanson refuse, démissionne et retourne en prison. Il est libéré quelques mois plus tard, grâce à l'intervention de son ami Gaston Bergery, dont le pacifisme et le refus de l'engagement absolus on fait un collaborateur.

Interdit de presse et de cinéma, Jeanson travaille au noir, écrivant des dialogues de films qu'il ne signe pas. Il reste dans la clandestinité jusqu'à la Libération.

Ce parcours illustre les contradictions et compromissions du pacifisme intégral : la volonté d'aboutir à une entente avec l'Allemagne pour éviter la guerre, sut se transformer, après la défaite en désir de « coexistence » correcte, voire en offre de service. Le journal Aujourd'hui était loin d'être innocent dans sa chasse aux responsables de la défaite, dans le recours au mythe du coup de balai purificateur, dans son anglophobie. Il entrait en résonance avec le discours du maréchal Pétain, et dans le sens de la propagande allemande.

Malgré son parcours équivoque pendant la guerre, Jeanson retrouve la rédaction du Canard enchaîné à la Libération. Il reprend alors son métier de journaliste et collabore également au Crapouillot, à Combat et à l'Aurore.

Il quitte la rédaction du Canard enchaîné en avril 1947, suite à un article coupé sur le sujet « Aragon, Elsa Triolet, Maurice Thorez et les communistes ».

Il revint ensuite au journal, et publia des articles dans le Canard enchaîné jusqu'en 1970. De 1967 à 1970, il est critique de télévision pour le quotidien L'Aurore.

Jeanson fut redouté dans le monde des arts et de la politique pour ses formules assassines. Il a également mené, en avant garde, de grands combats politiques (pacifisme, anticolonialisme, défense de la liberté d'expression), tout en demeurant toujours un homme libre.

Henri Jeanson a abandonné le cinéma en 1965 pour se consacrer au journalisme polémique et à la rédaction de ses mémoires, qui seront publiés sous le titre 70 Ans d'adolescence, quelques mois après sa mort.

Il est mort à Équemauville, près de Honfleur le 6 novembre 1970. - source -
 

C'est très intéressant, un chagrin d'amour. Pendant que vous souffrirez, vous ne vous ennuierez pas...  (Un Revenant)

Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.

Tout métier qui ne fait pas oublier le travail est un esclavage.  (Soixante-dix ans d'adolescence)

La démocratie, c'est quand on sonne chez vous à six heures du matin... et que c'est le laitier !  (Caviar)

La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant.  (La Flèche)

Les cimetières sont pleins de gens arrivés.  (Paname)

Si l'on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.  (Les Amoureux sont seuls au monde)

Je ne suis pas sceptique. Je ne crois à rien, mais j'y crois fermement...  (Au Royaume des cieux)

Parterre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !  (Hôtel du Nord)

Ce sont toujours les gens qui manquent de vocabulaire qui se mêlent de pratiquer le bavardage.  (La Volonté)

Tu ferais un excellent critique. Tu parles fort bien de ce que tu connais fort mal...  (Entrée des artistes)

Pourquoi le public va-t-il à un spectacle plutôt qu'à un autre ? Parce qu'il suit la foule !

Comme elles n'ont pas de tête, les femmes ne peuvent pas la perdre.  (La Volonté)

Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.  (La Volonté)

Une excellente maîtresse, c'est une épouse manquée... Mais une épouse n'est qu'une maîtresse ratée !  (Amis comme avant)

Quand une femme dit la vérité, c'est pour déguiser un mensonge.  (Fanfan-la-tulipe)

Le Christ n'a jamais dit : "Aimez-vous les uns les autres". C'est une coquille. Il a dit "Armez-vous les uns les autres". Il a d'ailleurs été compris.  (La Flèche)

Le coeur sur la main quand il faut, et la main sur la figure quand c'est nécessaire !  (Pas de caviar pour tante Olga)

Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ; et le marxisme, c'est le contraire.

Les producteurs de cinéma ? J'en ai connu beaucoup de ruinés, aucun de pauvre.

En France, le ridicule ne tue pas. On en vit.  (Lady Paname)

La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau.

Du banc des ministres au ban de la société, il n'y a que l'espace d'un faux pas.

Aimer est un verbe irréfléchi.

Sans la police, tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre.

A partir d'un certain âge, les femmes se prennent toutes pour leur fille.  (La Volonté)

Travailler ! C'est bon pour ceux qui n'ont rien à faire.

Les maris se choisissent les yeux ouverts et les amants les yeux fermés.

Parole de critique : une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise.

L'argot, c'est le latin des affranchis.  (La Flèche)

Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...  (Modigliani)

Le meilleur moyen de mentir est encore de se taire.  (Parole d'honneur)

Quand on abuse de sa force, on est un lâche.  (La Balance et le glaive)

Soyez donc fleur bleue... Vous vous faites cueillir !  (Maxime)

La liberté est un os qu'on jette au peuple pour qu'il s'y casse les dents...  (La Tulipe noire)

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