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Bernard Willems-Diriken, dit
Romain GUILLEAUMES
(1963 - ) |
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biographie |
Romain Guilleaumes, de son vrai nom
Bernard Willems-Diriken, est un moraliste belge d’expression
française né à Liège le 18 septembre 1963..
Essentiellement auteur
d’aphorismes, maximes et pensées, tantôt cynique ou romantique, il a
regroupé ses recueils sous un titre générique : « Le Bûcher des
Illusions »..
D’abord journaliste
puis rédacteur publicitaire et graphiste, Romain Guilleaumes fut
longtemps un auteur confidentiel dont les écrits gagnèrent en
notoriété lorsqu'il les plaça en libre consultation sur internet.
L'édition 2008 du logiciel Cordial (référence en
matière d'aide à la rédaction pour la langue française, à
destination des professionnels de l'enseignement, de la culture, de
l'édition et des media) cite 152 de ses aphorismes
(cfr. Synapse-net.fr.).
Ses recueils
d'aphorismes
Titre générique, Le Bûcher des Illusions :
- Solitudes
- Impertinences
- Errance
- Plume de fiel
- Sans, tu mens
- Diverses idées
- Amertumes
- A vrai dire
- Faim de vie
- Salmigondis
- Reliefs & digestifs
- Chapitre 48
- L'Amanite humanoïde
- Le Crachoir à venin
- Tourments
Aphorismes et pensées, sous forme d'un journal indépendant du "Bûcher des Illusions" :
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source
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Si "mourir d'aimer" est une jolie expression, souffrir d'aimer est une réalité universelle.
(Tourments)
L'austérité, c'est quand la finance internationale contraint les élus à appauvrir le peuple pour enrichir les banques.
(L'Amanite humanoïde)
Passer sa vie à regretter un amour perdu prouve que l'on a aimé vraiment et que notre existence ne fut pas totalement vaine.
(Diary)
Bien des braves gens ne s'émeuvent d'événements dramatiques qu'à condition que les media leur montrent des enfants en péril. Qu'il en meure chaque jour des dizaines de milliers, loin des media, ne trouble pourtant guère leur quotidien.
(Diary)
A commencer par le travail et la consommation, tout dans notre société vise à occuper notre temps pour nous empêcher de penser et de réfléchir. Il en va de sa propre survie.
(Diary)
Les esprits paresseux croient volontiers que le but de la vie est de gagner de l'argent et de le dépenser.
Pourtant, la seule mission que nous confie la nature est d'aimer et de copuler afin d'assurer la pérennité de l'espèce.
Pour cela, nul besoin d'argent. Enfin, en principe...
(Diary)
Plus grand monde ne veut aujourd'hui croire en Dieu, mais beaucoup s'obstinent à croire en l'existence du bonheur et de l'amour éternel, combien plus improbables encore...
(L'Amanite humanoïde)
Je doute qu'il y ait de plus beau destin et de plus grand privilège que de vivre sereinement en plein accord avec soi-même.
(Diary)
Amour. Sentiment puissant qui envahit, possède et contrôle un être lorsqu'il se laisse charmer par une autre personne. Ne peut naître sur commande, ne se manifeste jamais que de façon impromptue et brutale, souvent importune.
(Dictionnaire singulier)
Badaud. Terme à connotation péjorative qualifiant un individu dont la curiosité est aisément attirée par tout événement impromptu à caractère exceptionnel ou sensationnel. Rémunéré, on l'appelle alors journaliste.
(Dictionnaire singulier)
Les citoyens devraient comprendre, et les politiciens se rappeler, que la politique n'est pas un métier, ni un plan de carrière, mais l'honneur fait à quelques uns d'exercer une fonction représentative de tous.
(L'Amanite humanoïde)
Apaiser la violence de mes angoisses, tempérer l'ardeur de mes souffrances, me réconcilier avec moi-même et avec le monde, m'étourdir du feu de la passion, me révéler que l'amour n'est pas qu'illusion, voilà l'impossible cahier des charges qu'une pathétique désespérance impose à celles qui, inconscientes, m'invitent dans les précieux méandres de leur cœur.
(Amertumes)
Rien ne justifie notre existence que ce que nous y réalisons. Autant en conserver quelques souvenirs et en cultiver quelque fierté.
(L'Amanite humanoïde)
Ce que l'Homme espère de la mort, ce n'est pas Dieu mais la possible perpétuation de l'esprit au-delà du corps.
Cet espoir-là ne fait pas vivre, il aide à mourir.
(Reliefs & Digestifs)
Dormir, penser, manger, communiquer et faire l'amour, c'est la nuit que nous goûtons le mieux à nos plus grands plaisirs, alors libérés du carcan de nos blocages psychologiques et des règles aliénantes d'une société qui nous façonne dans son unique intérêt.
(L'Amanite humanoïde)
Si la vie ne peut offrir le bonheur et n'accorde que des moments de bonheur, autant les vivre passionnément.
(Tourments)
Évite de maltraiter mon coeur, car tu te trouves à l'intérieur.
(Diary)
Tourments de l'esprit, de l'âme et du coeur, ma vie n'aurait de valeur sans vous... qui l'empoisonnez pourtant.
(Tourments)
Pour s'épanouir, l'amour a autant besoin de gestes que de mots.
Sans les premiers, les mots ressemblent vite à du vent ; sans les seconds, les gestes convainquent difficilement.
Ne serait-ce que par pudeur, retenir ou compter les uns et les autres assassine tout espoir de lendemains prometteurs.
(L'Amanite humanoïde)
Le nostalgique ne savoure le présent qu'au passé, lorsqu'il a cessé d'être éphémère.
(Reliefs & Digestifs)
Tourne-toi vers le passé, s'y trouve ta vie ; tourne-toi vers l'avenir, s'y trouve ta mort.
(Tourments)
Les humains sont de trois caractères : les meneurs, les suiveurs et les affranchis.
Ces derniers, qui refusent d'obéir et s'interdisent de soumettre, se condamnent à la solitude et n'inspirent que critiques à ceux qui les envient secrètement.
(A vrai dire)
Les émotions polluent le raisonnement ; la raison dégrade les sentiments.
Pile et face de l'humain ne sont pas destinées à se rencontrer, sous peine de déprécier ses talents particuliers.
(L'Amanite humanoïde)
En amour, il est facile à l'homme d'avoir tout faux. Il lui suffit de confondre amour et désir.
(L'Amanite humanoïde)
Nos défauts sont une sorte de grâce qui aide ceux que nous avons quittés à se passer de nous et à nous oublier.
(L'Amanite humanoïde)
Si le chien est le meilleur ami de l'homme, il est surtout le seul ami de l'individu.
Son amour et son soutien lui sont indéfectibles, dans la joie ou la tristesse, l'aisance ou l'indigence, la réussite ou la déchéance, la solidité ou la fragilité, la force ou la faiblesse.
Combien d'humains n'ont-ils renoncé à la séduisante idée du suicide qu'à la faveur de cet amour-là ?
(Tourments)
Le plus lâche des suicides consiste à se laisser vivre jusqu'à ce que mort s'en suive.
(Tourments)
L'empreinte laissée par un amour véritable se lit dans la tristesse du regard.
(Tourments)
Quand on a pris goût à la solitude, mieux vaut ne point s'en détourner que la trouver insoutenable à son retour.
(Tourments)
Se coucher chaque soir et s'éveiller chaque matin, vivre chaque jour sans personne à gratifier d'un sourire, à écouter dire son être et communiquer son âme, à considérer comme son complément nécessaire et vital, c'est être violemment confronté à la vanité de toute chose humaine que l'amour n'habite pas.
(A vrai dire)
Si votre coeur est libre, le mien vous offre ses puissants flux artériels de romance et de passion.
(Chapitre 48)
Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.
(Chapitre 48)
Toute ta vie tu resteras l'enfant que tu fus, car ce sont les évènements de l'enfance qui conditionnent toute l'existence.
(Chapitre 48)
Un doux et chaud baiser est la gomme qui efface le reste du monde.
(Sans, tu mens...)
C'est par crainte qu'on y lise leurs pensées véritables malgré eux, que les gens faux détestent qu'on les regarde dans les yeux.
Bien des regards fuyants ne s'expliquent pas autrement.
(Diary)
Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.
(Chapitre 48)
Un sourire, un éclat de rire, des caresses, un amour et des
amis, voilà dépeint le plus riche de tous les royaumes qu'un
cœur puisse habiter.
(Chapitre 48)
C'est par le mariage que bien des hommes s'assurent un port d'attache qui leur épargnera la solitude entre deux aventures.
(Chapitre 48)
Pour s'aimer, deux
personnes doivent se ressembler assez pour se reconnaître et
diverger suffisamment pour s'attirer.
(Chapitre 48)
Pour concevoir un barrage solide et efficace, l'homme a besoin d'un diplôme d'ingénieur. Pas le castor...
(Chapitre 48)
Méfiez-vous d'un cœur qui souffre, il sera bientôt
bourreau.
(Reliefs et
Digestifs)
Seuls les privilèges d'autrui nous
paraissent illégitimes. C'est là ce qui nous rend si communs.
(Reliefs et
Digestifs)
A part moi-même, et
sans réserve, je n'ai rien à vous offrir ; mais l'amour
véritable exige-t-il autre chose ?
(Chapitre 48)
Nous faisons partie
du milliard d'humains qui sont moins à plaindre que les six
autres. Ne l'oublions jamais !
(Chapitre 48)
Le peuple réclame
des boniments qui le rassurent ou l'enthousiasment, mais
s'étonne d'élire des bonimenteurs. Est-ce donc ça, la
démocratie que l'on nous vante tant ?
(Chapitre 48)
La démocratie
s'exerce dans l'isoloir et non dans la rue, car celle-ci
conteste la politique des élus et, donc, le choix des
électeurs.
(Chapitre 48)
La démagogie est à
la gauche ce que le populisme est à la droite, le moyen
d'empêcher la réflexion en exploitant les sentiments.
(Chapitre 48)
L'ignorance qui s'admire est si pathétique qu'elle nous
rendrait presque la bêtise sympathique.
(Chapitre 48)
L'érudition
permet d'ouvrir son esprit à tous les maux des hommes et de
la Terre, de s'en imprégner et d'en souffrir.
(Chapitre 48)
L'amour, c'est un lien personnel, intense et exclusif, qui
unit spontanément deux individus qui ne l'ont ni choisi, ni
voulu.
(Chapitre 48)
L'amour se nourrit
de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées :
d'un sourire, d'un regard, d'un effleurement, d'une pensée
commune...
(Chapitre 48)
L'amour doit être
une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde
et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu'elle m'offre son
sourire ?
(Chapitre 48)
J'ai été riche
et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus
confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque
plus personne ne recherche votre compagnie.
(Chapitre 48)
D'un amour, la souffrance et le souvenir s'accordent souvent.
(Chapitre 48)
Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !
(Chapitre 48)
Adhérons avec conscience et humilité à l'unique épitaphe digne de toutes les pierres tombales : "Tout ça pour ça !"
(Chapitre 48)
Donnez un peu
de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.
(Reliefs et Digestifs)
On est
jeune et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses idées
reçues pour des vérités.
(Reliefs et
Digestifs)
Eduquer un enfant dans l'adoration de
l'argent, c'est le condamner à devenir un employé servile, un meneur
d'hommes impitoyable, un margoulin, un escroc ou un voleur. Parfois le
tout en un...
(Reliefs et Digestifs)
"Croire savoir" et "croire comprendre" fondent la
plupart des erreurs humaines.
(Reliefs et
Digestifs)
Toute aide sociale doit bénéficier aux
faibles, aux fragiles et aux nécessiteux ; l'abus du système commence là
où l'aide profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.
(Reliefs et
Digestifs)
L'homme qui ne place pas sa femme en tête de liste de
ses passions et priorités reste un cœur à prendre.
(Reliefs et
Digestifs)
Qui sème le
doute, récolte la défiance et la colère.
(Reliefs et Digestifs)
Naïveté et arrogance obligent, les
certitudes de la jeunesse sont plus erronées que les aigreurs de la
vieillesse, amers fruits de l'expérience.
(Reliefs et
Digestifs)
L'imbécile voit un chaos d'erreurs et
de fautes là où ne règne que son ignorance.
(Reliefs et
Digestifs)
La maturité est cette dignité que l'on acquiert en
faisant siens les partis pris d'un ensemble social que l'on intègre.
(Reliefs et
Digestifs)
L'athéisme a aussi ses fanatiques, intégristes et
dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils officient dans les
médias et dans les universités, là où l'on façonne la pensée du peuple
et celle de ses élites.
(Reliefs et
Digestifs)
L'homme n'est souvent sociable
que par crainte des tourments de la solitude.
(Reliefs et
Digestifs)
La lobotomie est l'opération par laquelle chacun peut
accéder au bonheur.
(Reliefs et
Digestifs)
Tes convictions ne
doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux de tes actes
qui nuisent à autrui.
(Reliefs et
Digestifs)
J'ai retrouvé mon sourire parmi ceux
que tu m'as offerts.
(Reliefs et
Digestifs)
Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va
jamais loin dans la société des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs et
Digestifs)
Tout ce qui précède l'apocalypse
s'appelle le progrès.
(Salmigondis)
Les complices d'un système en sont les premiers
esclaves.
(Salmigondis)
Le doute est l'aphrodisiaque de
l'intelligence et le poison du cœur.
(Salmigondis)
L'homo consommatus est un animal dépensant,
c'est-à-dire qui cesse de penser.
(Salmigondis)
Si tu n'étais pas né, le monde ne serait pas différent de ce qu'il est. Seuls les grands politiques, l'élite scientifique et quelques artistes ou criminels échappent à cette leçon d'humilité.
(Salmigondis)
C'est la fuite de lieux où l'on ne fait plus illusion
qui motive plus d'un élan nomade ou migratoire.
(Salmigondis)
Fille de l'assurance, l'audace est
mère de quelques échecs et de toutes les réussites.
(Salmigondis)
A force d'être seul, on finit libre. Désespérément
libre.
(Salmigondis)
La réponse monosyllabique catégorique
à une question complexe est le révélateur universel de l'imbécillité.
(Salmigondis)
Le couple meurt lorsque l'enfant paraît.
(Salmigondis)
Le principal moteur de l'ambition des hommes est la
cupidité des femmes.
(Salmigondis)
S'il n'est la réponse à un authentique repentir, le
pardon n'est qu'aveu de faiblesse.
(A vrai dire)
Armures et boucliers que nous impose
la fragilité de l'être ne tombent et ne s'abaissent qu'aux merveilleux
instants de grâce qu'offrent parfois l'amour et l'amitié.
(Faim de vie)
Mesure
la valeur de ta
vie non à ce que tu
possèdes, mais à cette part de toi
qui te survivra.
(Diverses idées)
L'amour exclusif et possessif,
lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux
qui oblitère le reste du monde.
(A vrai dire)
L'orgueilleux préfère n'être rien que pas grand chose.
(A vrai dire)
La
rencontre singulière de deux êtres relève de l'empire du
destin ou du
hasard, selon que le trouble s'empare de chacun ou d'un seul.
(Diverses idées)
C'est
à la croisée des regards que se joue le
destin des
cœurs ; à la croisée
des chemins, celui des
hommes.
(Sans, tu mens)
Méfie-toi du flatteur, méfie-toi de toi-même.
(A vrai dire)
Il n'est pas de bien aussi précieux
que le sourire de ceux qu'on aime.
(A vrai dire)
Sommes-nous autre chose que les rêves que nous
poursuivons et l'espoir qui les entretient ?
(A vrai dire)
Le
poids des ans, c'est avant tout le poids des rancœurs, remords et
regrets. Ainsi pèse-t-il différemment à chacun.
(Diverses idées)
Quand on a peu d'occasions de se
réjouir de l'existence, nos instants de joie nous semblent suspects ou
coupables.
(Amertumes)
Les communautés humaines sont détestables. Pour s'en
convaincre, il suffit d'entendre ce qui s'y dit des absents.
(A vrai dire)
Lorsqu'il cesse d'être un moyen pour
devenir un but, l'argent corrompt tous les comportements humains et
devient méprisable.
(A vrai dire)
L'idée d'une
destinée est une
douceur qui se glisse dans le cerveau de qui ne croit plus en rien mais
s'obstine à
espérer encore un peu.
(Errance)
Le
baiser est une
rencontre intime qui suggère aux
intimités de se
rencontrer.
(Errance)
L'enfance est le temps où l'on acquiert ces illusions
que la vie nous enlève.
(Amertumes)
Initiatrice de la morale, distinction du
bien et du mal, la religion a empêché plus de crimes que l'homme
n'en a commis en son nom.
(A
vrai dire)
Rien n'est plus proche du
merveilleux que la sensation d'aimer.
(A vrai dire)
Aucun adulte ne peut réparer son
enfance brisée. De là
naissent les vainqueurs insensibles et les vaincus romantiques, les
puissants et les ratés.
(A vrai dire)
Les
faiblesses des
hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de
les
abuser. Bref, de les gouverner.
(Impertinences)
La principale faculté de l'homme, de son
âge le plus
tendre au plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des
besoins.
(A vrai dire)
S'il n'y avait notre faculté de rêver et d'espérer,
très peu d'entre nous supporteraient leur
vie au-delà de trente ou
quarante ans.
(Amertumes)
La
solitude est la nuit de l'âme, la plus discrète
amie de nos
larmes.
(Errance)
Quand
l'amour s'habille de douceur, il se fait appeler
tendresse.
(Sans, tu mens)
Le
mensonge est l'abc de la trahison.
(Errance)
Une
illusion déçue, on s'en remet toujours. C'est la somme des
illusions
perdues qui menace la viabilité d'un être.
(Diverses idées)
Accabler
les élus, c'est accorder une étrange impunité aux électeurs.
(Diverses idées)
A
l'heure du
choix, il n'est d'erreur inévitable que lorsque le
cœur
supplée la
raison.
(Diverses idées)
La
méchanceté est le pus qui dégouline des
blessures d'amour-propre.
(Errance)
C'est
quand on perd les choses qu'on s'aperçoit qu'on pouvait s'en passer.
Pour les
gens, c'est le contraire.
(Diverses idées)
A
bien les observer, ce
n'est pas dans l'entretien de leur
liberté que les
hommes trouvent le
bonheur, mais dans leur capacité à s'insérer - d'abord - aux bas
échelons d'une hiérarchie rigoureusement organisée.
(Diverses idées)
Bonheur
ou malheur, nous
choisissons pour témoins des
amis qui se
préfèrent nos
juges en notre
absence.
(Impertinences)
Les
fossettes d'un joli
sourire sont des perles qui font d'une belle
âme un
bijou.
(Sans, tu mens)
Dans
toute
séparation, il y a la promesse d'une jouissance : celle d'être à
nouveau à soi, exclusivement !
(Errance)
Taciturne est l'homme dont le
cœur
appartient à son
passé.
(Sans, tu mens)
Le
voyageur est un
vaniteux qui s'en va montrer ailleurs qu'il existe.
(Plume de fiel)
Vérité.
Celle d'aujourd'hui est l'hérésie d'hier et la sottise de demain.
(Dictionnaire singulier)
L'opinion
est le fruit du viol d'une
pensée par un
sentiment.
(Impertinences)
Le tort de la scolarité obligatoire est de donner
l'illusion du
savoir, et son insolence, à tous les imbéciles.
(Plume de fiel)
Aujourd'hui, les leaders d'opinion sont des chanteurs ou
comédiens, gorgés d'alcool ou de stupéfiants, qui ont à peine leur
certificat d'études.
(Plume de fiel)
Fuir la
solitude, c'est vouloir
s'ignorer.
(Solitudes)
Les
enfants sont innocents et souriants car aucun
passé ne les poursuit.
(Errance)
Des roses de ma
vie, je n'ai gardé
que les épines.
(Solitudes)
Aimer
souffre de trop de promesses et de trop peu
d'engagements.
(Errance)
En
démocratie, où le suffrage universel l'emporte
toujours, on n'a que les élus que l'on
mérite.
(Solitudes)
A en
croire chaque
homme, sa
réussite se doit au
mérite et son
échec au
destin. Le sort des
autres, par contre,
s'explique par la chance ou par l'incompétence.
(Impertinences)
L'idée de
Dieu n'a pas encore péri
sous les impitoyables coups de butoir de l'intelligence, de l'analyse,
de la
raison, de la critique et de la
science. C'est un signe ! Oui,
mais un signe de son existence ou de la constance du
désespoir
humain ?
(Errance)
L'espoir est un fourbe qui rend
imaginables l'improbable et l'impossible.
(Solitudes)
C'est effarant le nombre de
gens
qui
meurent sans avoir pris le temps de dire qu'ils existaient.
(Errance)
La
science naît de la prétention
suprême de l'Homme : tout
savoir pour mieux contrôler et influer. La
nature, la
planète et l'univers tremblent d'effroi à cette terrible
perspective.
(Impertinences)
Généalogie : s'obstiner
à escalader les branches d'un arbre dont on est descendu. Atavisme de
primate.
(Dictionnaire singulier)
Les tyrannies naissent où règne la
pauvreté, qu'elle soit matérielle, morale ou intellectuelle.
(A vrai dire)
Univers : ensemble
de ce qui existe dans l'espace infini, dont tant l'espèce humaine que
chaque individu s'imagine être le centre.
(Dictionnaire singulier)
En
démocratie, règne la dictature du plus petit
commun
cru ou ressenti. Certainement pas
pensé.
(Impertinences)
Le
monde est né sans l'homme et
finira de même. Que peut-il lui arriver de mieux ?
(Solitudes)
Où la
morale perd son crédit, triomphe la
loi du
plus fort. N'immolons pas les vestiges
vertueux du christianisme.
(Errance)
L'enseignement doit fournir à chaque individu les moyens
d'aller à la rencontre du meilleur de lui-même.
(Errance)
Au contraire de l'avenir, le
passé
est connu. Il n'est ni vain ni vide, en cela il me rassure.
(Solitudes)
La
richesse crée les
amitiés ; la
pauvreté compte
les
amis.
(Impertinences)
Le
peuple n'entend rien à la
politique car elle s'occupe de tous et non de chacun.
(Impertinences)
Servir est la vocation de la
religion. Servir
Dieu
ou les
hommes, parfois ; servir les religieux, souvent.
(Impertinences)
Une
religion qui, au minimum, ne
soignerait pas plaies et bosses de l'âme ne serait qu'imposture.
(Errance)
Le pacifiste par principe est un vaincu par
nature.
(Impertinences)
Vaine n'est pas la
vanité qui nous
fait dépasser notre médiocrité.
(Errance)
Le
souvenir est un savoureux faux témoin de notre
passé.
(Errance)
Une brillante
réussite sociale
suppose l'abdication de la
vertu.
(Impertinences)
Vivre
consiste à donner la pleine mesure de ce qui nous différencie d'autrui.
(Diverses idées)
La quête
absolue de l'idéal est le plus sûr moyen
de rater sa
vie.
(Impertinences)
Celui que l'humanité ne
désespère
pas, n'a jamais
cru en elle.
(Impertinences)
Quand
il oublie de braire, le
peuple se met à bêler.
(Plume de fiel)
Si la
société ne peut t'intégrer et
t'en tient rigueur, réjouis-toi d'être un
homme et non un rouage.
(Diverses idées)
Croire
en l'amour, c'est s'offrir à la
souffrance. Ne plus y
croire, c'est s'y
condamner.
(Sans, tu mens)
La
plus belle
femme du
monde est toujours celle dont les yeux
savent vous
parler d'amour.
(Sans, tu mens)
Dans
tout compliment se faufile une sollicitation de bienveillance.
(Diverses idées)
La
tristesse assèche le
cœur de qui n'a plus de
larmes pour
pleurer.
(Diverses idées)
La
tolérance du
vice est une
vertu de la décadence.
(Impertinences)
Aux jeunes générations l'on cite en
exemple les apparentes belles réussites, alors qu'il leur serait plus
profitable d'entendre l'enseignement des cabossés de la vie, seuls aptes
à les édifier sur les inévitables et cruels écueils que l'existence leur
imposera.
(A vrai dire)
Ne juge pas autrui à l'aune de tes
propres valeurs, mais estime-le selon son intégrité et sa cohérence par rapport à celles
qu'il professe.
(Faim de vie)
Pauvres ou riches, seuls ou non, ne
sont malheureux que ceux qui ne reconnaissent pas dans leur miroir celui
ou celle qu'ils espéraient y voir.
(A vrai dire)
La naissance et la mort, deux instants
qu'on ne choisit pas. Et dans l'intervalle, on s'imagine avoir son mot à
dire.
(Faim de vie)
Une vie ratée, c'est d'abord une succession de
rendez-vous manqués.
(Faim de vie)
A voir croître l'impunité des délinquants et un climat d'insécurité s'installer durablement, on se dit qu'un jour viendra où l'unique solution sera un État policier. Et l'on ne sait plus très bien s'il faut le craindre ou l'espérer...
(Chapitre 48)
Qu'as-tu fait du précieux enfant que tes parents
t'avaient confié ?
(Amertumes)
La dégénérescence de
l'Homme a commencé lorsqu'il a décidé de lutter contre la
sélection naturelle et d'encourager les comportements
contraires aux principes de l'évolution. Il s'est dissocié
de la nature et s'en est proclamé maître pour mieux la
soumettre, mais elle n'aura de cesse de le contrecarrer
jusqu'à obtenir sa disparition.
(Chapitre 48)
Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d'entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu'il occasionne.
(Chapitre 48)
Néglige vertueusement cet argent qui détruit plus d'une belle relation humaine et empoisonne tant de vies, mais ton mépris du veau d'or risque de ruiner ta propre existence.
Fais ce que je dis ou préserve-toi de ce que j'ai fait...
(Chapitre 48)
Curieuse
civilisation où sont honorables et respectables des métiers
qui nuisent à autrui, et où l'on désigne à la vindicte
populaire des hommes et des femmes qui ne demandent rien à
personne sinon qu'on les laisse vivre en paix, dans la
pauvreté mais libres.
(Chapitre 48)
Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.
(Chapitre 48)
On s'arrange mieux de l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.
(Chapitre 48)