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Romain GUILLEAUMES
.
Bernard Willems-Diriken, dit
Romain GUILLEAUMES  
(1963 -  )
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Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes, est un moraliste belge d’expression française, né à Liège le 18 septembre 1963..

Essentiellement auteur d’aphorismes, maximes et pensées, cyniques ou romantiques, il a regroupé ses recueils sous deux titres génériques : Le Bûcher des Illusions et Facettes.

D’abord journaliste puis rédacteur publicitaire et graphiste, Romain Guilleaumes fut longtemps un auteur confidentiel dont les écrits gagnèrent en notoriété lorsqu'il les plaça en libre consultation sur internet.

Outre Romain Guilleaumes, Bernard Willems-Diriken utilise plusieurs autres signatures consacrées à des tons et à des engagements personnels spécifiques, notamment comme polémiste et pamphlétaire.

Ainsi, Bernard Willems signe-t-il Notes et Propos ou Libre parcours et Alexandre Dirikenne Nota Bene, Érard de La Reid rédige-t-il Carnets d'Érard et L'Érard, Vilbert le Pamphlétaire commet-t-il Fragments d'un Temps ou Les Charges de Vilbert et Thibault de Sélys D'Occident et de Judée.
Ces diverses signatures et recueils sont regroupés sous le titre générique : Facettes.

L'édition 2008 du logiciel Cordial (dictionnaires de référence en matière d'aide à la rédaction pour la langue française, à destination des professionnels de l'enseignement, de la culture, de l'édition et des media) cite 152 de ses aphorismes.

Ses recueils d'aphorismes

- Le Bûcher des Illusions (https://www.amazon.fr/Bûcher-Illusions-Nouvelle-édition/dp/1545158258) :

- Facettes :

  • 2014-2016 : - Facette : Alexandre Dirikenne, "Nota Bene"
  • 2014-2016 : - Facette : Bernard Willems, "Notes et Propos" et "Libre parcours"
  • 2008-2015 : - Facette : Érard de La Reid, "Carnets d'Érard" et "L'Érard"
  • 2015/2016 : - Facette : Vilbert le Pamphlétaire, "Fragments d'un Temps" et "Les Charges de Vilbert"
  • 2015/2016 : - Facette : Thibault de Sélys, "D'Occident et de Judée"

 - source -

Romain Guilleaumes - Bernard Willems - Le Bûcher des Illusions
                   
Erard de La Reid - Ca ne se dit pas, voyons ! - Regroupe "L'Erard" et "Carnets d'Erard"
                   

Les barbares sont pour moitié ceux qui brûlent les livres et, pour l'autre moitié, ceux qui n'en lisent pas ou qui n'en lisent qu'un seul.  (Propos d'un temps de crises et de mutations)

Le plus funeste jour de mon existence fut sans conteste celui de ma naissance.  (Noirs fragments)

Il n'est que des inférieurs pour réclamer l'égalité ; les égaux naturels sont animés par l'obsession de cultiver leurs différences et de se distinguer les uns des autres.  (Péremptoire !)

Gagner un amour à grands coups de cadeaux, c'est s'assurer de le perdre lorsque le sou fera défaut.  (Passager de la Vie)

L'amour ne tolère pas la tiédeur ; on aime absolument ou pas du tout !  (Regards)

Secrètement honteux de tout ce qu'il sait ne pas être, l'arrogant cultive publiquement l'orgueil démesuré du peu qu'il se sait ou qu'il se croit.  (Midi en l'an quatorze)

En ce temps-là je trouvais la vie belle, mais j'étais amoureux et je vivais donc dans l'irréel.  (Regards)

Le devoir d'ingérence est indissociable de l'intellectuel, comme le devoir d'indifférence, de tolérance et de complaisance s'attache à la paresse intellectuelle et au défaut d'identité.  (Partis Pris)

L'amour véritable ne se choisit pas plus qu'il ne se cherche, c'est lui qui nous trouve.  (Midi en l'an quatorze)

La raison doit emplir tant l'esprit que le coeur de l'homme d'État responsable, n'y laissant miette à la fantaisie des sentiments.  (Vérité importunes)

Pour ce que je sais et pour ce que je vois de vous, je puis vous dire que je vous rêve depuis toujours, telle un idéal que l'on regrette imaginaire, illusoire et un peu fou.
Et pourtant, vous voilà devant moi...
Dois-je donc me soumettre à la raison qui souligne ce qui nous sépare ou m'en détourner avec passion ?
  (Ainsi fut dit)

Ceux qui ignorent tout de la morale et de l'honneur, ou qui les méprisent avec suffisance, ne se reconnaissent que des droits dont celui de disposer des choses et des gens selon leurs envies, même et surtout si rien ne les y autorise.  (Regards)

Éblouissante d'élégance et de raffinement,
Étourdissante d'une aura au sourire éclatant,
Magnifique de si rares intelligence, assurance et maturité,
Lumineuse et sublime, comment vivre encore - après t'avoir frôlée - sans être imprégné de toi ? 
 (Ainsi fut dit)

Tu ne te trouveras de pire ennemi que ton meilleur ami, c'est-à-dire toi-même.  (Midi en l'an quatorze)

J'ai passé ma vie à t'attendre ou à te chercher. Enfin, te voilà ! Un peu tard peut-être, mais c'est bien avec toi que je veux être jusqu'à ce que ma mort nous sépare.  (Ainsi fut dit)

Une femme qui trouve normal de coucher pour du boulot est une femme qui trouve normal de coucher pour de l'argent. Cela porte un nom, je crois.  (Sec et cinglant)

Rien, jamais, de ce que nous recevons ne nous est dû ; il s'agit uniquement de grâces qui nous sont offertes par autrui ou par la vie, qu'elles soient méritées ou non.

Toujours et partout, la reconnaissance devrait l'emporter sur l'autosatisfaction.
  (Regards)

Pour assurer leur influence, les prophètes et les gourous redessinent le monde avec des mots d'enfants diablement convaincants.  (Passager de la Vie)

Si tu as besoin du monde pour vivre, garde-toi surtout de croire qu'il a besoin de toi.  (Vérité importunes)

Naïf et niais, et tout le monde vous aime. Normal, puisque chacun peut dès lors aisément vous abuser.  (Ronchonnades)

Les plus insignifiants esprits se proclament fièrement ouverts lorsqu'ils ne sont que désespérément vides.  (Sec et cinglant)

Quels chiens, nos amis ; quels amis, nos chiens !  (Regards)

Les idiotes, les écervelées, les femmes légères et invertueuses, les vénales et les cupides, ne me sont que méprisables et détestables, car elles n'ont d'autre vocation que de conforter et légitimer tout le mal multimillénaire que pensent des femmes les misogynes et les phallocrates.

N'en déplaise à Baudelaire, aimer les femmes intelligentes n'est pas plaisir de pédéraste.
  (Passager de la Vie)

Un succès bâti sur le mensonge et sur la tricherie ne sera jamais qu'un échec voilé d'hypocrisie.  (Midi en l'an quatorze)

Laissez-moi mourir, je suis né pour ça.  (Regards)

Il est un fleuve tumultueux entre deux néants. On peut y nager laborieusement, y surnager superbement ou y sombrer submergé d'effroi, mais tous finissent par s'y noyer. Ce fleuve, c'est la vie.  (Midi en l'an quatorze)

A part l'orgueil et la fierté, que peut-il bien nous rester lorsque l'amour a failli ?  (Midi en l'an quatorze)

Lorsqu'une personne ne s'implique pas, ou très peu, dans une relation affective, c'est qu'elle évolue uniquement dans sa propre vie et nous y tolère comme un plaisir - ou un réconfort -, opportun mais temporaire.  (Regards)

Les vrais fous sont les seuls à ne jamais douter de leur bonne santé mentale, comme les parfaits idiots de leur grande intelligence.  (Midi en l'an quatorze)

Tant que de loin je vous désirais, j'ignorais que de près je vous aimerais et souhaiterais vous appartenir.  (L'Empire intérieur)

Il n'est rien comme la postérité pour attester qu'un homme s'est pleinement réalisé dans sa vie, qu'il a fait le meilleur usage possible de ce qui le rendait unique.  (Opinions sur rue)

Nous souhaitons tous la paix dans le monde, mais chacun la veut à ses conditions et c'est là que tout se complique.  (Mots & Maux)

Combien donc de nos congénères se contentent-ils d'être exactement ce que la société les veut être, s'ignorant eux-mêmes et redoutant comme la peste de se rencontrer au détour d'une terrifiante solitude ?  (Mots & Maux)

Demain n'est pour le désespoir que la promesse de souffrances ; intolérables les nouvelles, lassantes les fidèles.  (Mots & Maux)

Ne faire qu'un à partir de deux, voilà l'amour qui réunit deux êtres incomplets en un humain accompli.  (L'Empire intérieur)

Si "mourir d'aimer" est une jolie expression, souffrir d'aimer est une réalité universelle.  (Tourments)

L'austérité, c'est quand la finance internationale contraint les élus à appauvrir le peuple pour enrichir les banques.  (L'Amanite humanoïde)

Amour. Sentiment puissant qui envahit, possède et contrôle un être lorsqu'il se laisse charmer par une autre personne. Ne peut naître sur commande, ne se manifeste jamais que de façon impromptue et brutale, souvent importune.  (Dictionnaire singulier)

Badaud. Terme à connotation péjorative qualifiant un individu dont la curiosité est aisément attirée par tout événement impromptu à caractère exceptionnel ou sensationnel. Rémunéré, on l'appelle alors journaliste.  (Dictionnaire singulier)

Les citoyens devraient comprendre, et les politiciens se rappeler, que la politique n'est pas un métier, ni un plan de carrière, mais l'honneur fait à quelques uns d'exercer une fonction représentative de tous.  (L'Amanite humanoïde)

Apaiser la violence de mes angoisses, tempérer l'ardeur de mes souffrances, me réconcilier avec moi-même et avec le monde, m'étourdir du feu de la passion, me révéler que l'amour n'est pas qu'illusion, voilà l'impossible cahier des charges qu'une pathétique désespérance impose à celles qui, inconscientes, m'invitent dans les précieux méandres de leur cœur.  (Amertumes)

Rien ne justifie notre existence que ce que nous y réalisons. Autant en conserver quelques souvenirs et en cultiver quelque fierté (L'Amanite humanoïde)

Ce que l'Homme espère de la mort, ce n'est pas Dieu mais la possible perpétuation de l'esprit au-delà du corps.
Cet espoir-là ne fait pas vivre, il aide à mourir.
  (Reliefs & Digestifs)

Dormir, penser, manger, communiquer et faire l'amour, c'est la nuit que nous goûtons le mieux à nos plus grands plaisirs, alors libérés du carcan de nos blocages psychologiques et des règles aliénantes d'une société qui nous façonne dans son unique intérêt (L'Amanite humanoïde)

Si la vie ne peut offrir le bonheur et n'accorde que des moments de bonheur, autant les vivre passionnément.  (Tourments)

Plus grand monde ne veut aujourd'hui croire en Dieu, mais beaucoup s'obstinent à croire en l'existence du bonheur et de l'amour éternel, combien plus improbables encore...  (L'Amanite humanoïde)

Tourments de l'esprit, de l'âme et du coeur, ma vie n'aurait de valeur sans vous... qui l'empoisonnez pourtant.  (Tourments)

Pour s'épanouir, l'amour a autant besoin de gestes que de mots.
Sans les premiers, les mots ressemblent vite à du vent ; sans les seconds, les gestes convainquent difficilement.
Ne serait-ce que par pudeur, retenir ou compter les uns et les autres assassine tout espoir de lendemains prometteurs. 
(L'Amanite humanoïde)

Le nostalgique ne savoure le présent qu'au passé, lorsqu'il a cessé d'être éphémère.  (Reliefs & Digestifs)

Tourne-toi vers le passé, s'y trouve ta vie ; tourne-toi vers l'avenir, s'y trouve ta mort (Tourments)

Les humains sont de trois caractères : les meneurs, les suiveurs et les affranchis.
Ces derniers, qui refusent d'obéir et s'interdisent de soumettre, se condamnent à la solitude et n'inspirent que critiques à ceux qui les envient secrètement.
  (A vrai dire)

Les émotions polluent le raisonnement ; la raison dégrade les sentiments.
Pile et face de l'humain ne sont pas destinées à se rencontrer, sous peine de déprécier ses talents particuliers. 
(L'Amanite humanoïde)

En amour, il est facile à l'homme d'avoir tout faux. Il lui suffit de confondre amour et désir.  (L'Amanite humanoïde)

Nos défauts sont une sorte de grâce qui aide ceux que nous avons quittés à se passer de nous et à nous oublier.  (L'Amanite humanoïde)

Si le chien est le meilleur ami de l'homme, il est surtout le seul ami de l'individu.
Son amour et son soutien lui sont indéfectibles, dans la joie ou la tristesse, l'aisance ou l'indigence, la réussite ou la déchéance, la solidité ou la fragilité, la force ou la faiblesse.
Combien d'humains n'ont-ils renoncé à la séduisante idée du suicide qu'à la faveur de cet amour-là ?
  (Tourments)

Le plus lâche des suicides consiste à se laisser vivre jusqu'à ce que mort s'en suive.  (Tourments)

L'empreinte laissée par un amour véritable se lit dans la tristesse du regard.  (Tourments)

Quand on a pris goût à la solitude, mieux vaut ne point s'en détourner que la trouver insoutenable à son retour.  (Tourments)

Se coucher chaque soir et s'éveiller chaque matin, vivre chaque jour sans personne à gratifier d'un sourire, à écouter dire son être et communiquer son âme, à considérer comme son complément nécessaire et vital, c'est être violemment confronté à la vanité de toute chose humaine que l'amour n'habite pas.  (A vrai dire)

Si votre coeur est libre, le mien vous offre ses puissants flux artériels de romance et de passion.  (Chapitre 48)

Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.  (Chapitre 48)

Toute ta vie tu resteras l'enfant que tu fus, car ce sont les évènements de l'enfance qui conditionnent toute l'existence.  (Chapitre 48)

Un doux et chaud baiser est la gomme qui efface le reste du monde.  (Sans, tu mens...)

On s'arrange mieux de l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.  (Chapitre 48)

Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.  (Chapitre 48)

Un sourire, un éclat de rire, des caresses, un amour et des amis, voilà dépeint le plus riche de tous les royaumes qu'un cœur puisse habiter.  (Chapitre 48)

C'est par le mariage que bien des hommes s'assurent un port d'attache qui leur épargnera la solitude entre deux aventures.  (Chapitre 48)

Pour s'aimer, deux personnes doivent se ressembler assez pour se reconnaître et diverger suffisamment pour s'attirer.  (Chapitre 48)

Pour concevoir un barrage solide et efficace, l'homme a besoin d'un diplôme d'ingénieur. Pas le castor...  (Chapitre 48)

Méfiez-vous d'un cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.  (Reliefs et Digestifs)

Seuls les privilèges d'autrui nous paraissent illégitimes. C'est là ce qui nous rend si communs.  (Reliefs et Digestifs)

A part moi-même, et sans réserve, je n'ai rien à vous offrir ; mais l'amour véritable exige-t-il autre chose ?  (Chapitre 48)

Nous faisons partie du milliard d'humains qui sont moins à plaindre que les six autres. Ne l'oublions jamais !  (Chapitre 48)

Le peuple réclame des boniments qui le rassurent ou l'enthousiasment, mais s'étonne d'élire des bonimenteurs. Est-ce donc ça, la démocratie que l'on nous vante tant ?  (Chapitre 48)

La démocratie s'exerce dans l'isoloir et non dans la rue, car celle-ci conteste la politique des élus et, donc, le choix des électeurs.  (Chapitre 48)

La démagogie est à la gauche ce que le populisme est à la droite, le moyen d'empêcher la réflexion en exploitant les sentiments du peuple.  (Chapitre 48)

L'ignorance qui s'admire est si pathétique qu'elle nous rendrait presque la bêtise sympathique.  (Chapitre 48)

L'érudition permet d'ouvrir son esprit à tous les maux des hommes et de la Terre, de s'en imprégner et d'en souffrir.  (Chapitre 48)

L'amour, c'est un lien personnel, intense et exclusif, qui unit spontanément deux individus qui ne l'ont ni choisi, ni voulu.  (Chapitre 48)

L'amour se nourrit de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées : d'un sourire, d'un regard, d'un effleurement, d'une pensée commune...  (Chapitre 48)

L'amour doit être une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu'elle m'offre son sourire ?  (Chapitre 48)

J'ai été riche et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque plus personne ne recherche votre compagnie.  (Chapitre 48)

D'un amour, la souffrance et le souvenir s'accordent souvent.  (Chapitre 48)

Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !  (Chapitre 48)

Adhérons avec conscience et humilité à l'unique épitaphe digne de toutes les pierres tombales : "Tout ça pour ça !"  (Chapitre 48)

Donnez un peu de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.  (Reliefs et Digestifs)

On est jeune et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses idées reçues pour des vérités.  (Reliefs et Digestifs)

Eduquer un enfant dans l'adoration de l'argent, c'est le condamner à devenir un employé servile, un meneur d'hommes impitoyable, un margoulin, un escroc ou un voleur. Parfois le tout en un...  (Reliefs et Digestifs)

"Croire savoir" et "croire comprendre" fondent la plupart des erreurs humaines.  (Reliefs et Digestifs)

Toute aide sociale doit bénéficier aux faibles, aux fragiles et aux nécessiteux ; l'abus du système commence là où l'aide profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.  (Reliefs et Digestifs)

L'homme qui ne place pas sa femme en tête de liste de ses passions et priorités reste un cœur à prendre.  (Reliefs et Digestifs)

Qui sème le doute, récolte la défiance et la colère.  (Reliefs et Digestifs)

Naïveté et arrogance obligent, les certitudes de la jeunesse sont plus erronées que les aigreurs de la vieillesse, amers fruits de l'expérience.  (Reliefs et Digestifs)

L'imbécile voit un chaos d'erreurs et de fautes là où ne règne que son ignorance.  (Reliefs et Digestifs)

La maturité est cette dignité que l'on acquiert en faisant siens les partis pris d'un ensemble social que l'on intègre.  (Reliefs et Digestifs)

L'athéisme a aussi ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la pensée du peuple et celle de ses élites.  (Reliefs et Digestifs)

L'homme n'est souvent sociable que par crainte des tourments de la solitude.  (Reliefs et Digestifs)

La lobotomie est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.  (Reliefs et Digestifs)

Tes convictions ne doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux de tes actes qui nuisent à autrui.  (Reliefs et Digestifs)

J'ai retrouvé mon sourire parmi ceux que tu m'as offerts.  (Reliefs et Digestifs)

Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société des hommes, sinon seul et en marge.  (Reliefs et Digestifs)

Tout ce qui précède l'apocalypse s'appelle le progrès.  (Salmigondis)

Les complices d'un système en sont les premiers esclaves.  (Salmigondis)

Le doute est l'aphrodisiaque de l'intelligence et le poison du cœur.  (Salmigondis)

L'homo consommatus est un animal dépensant, c'est-à-dire qui cesse de penser.  (Salmigondis)

Si tu n'étais pas né, le monde ne serait pas différent de ce qu'il est. Seuls les grands politiques, l'élite scientifique et quelques artistes ou criminels échappent à cette leçon d'humilité.  (Salmigondis)

C'est la fuite de lieux où l'on ne fait plus illusion qui motive plus d'un élan nomade ou migratoire.  (Salmigondis)

Fille de l'assurance, l'audace est mère de quelques échecs et de toutes les réussites.  (Salmigondis)

A force d'être seul, on finit libre. Désespérément libre.  (Salmigondis)

La réponse monosyllabique catégorique à une question complexe est le révélateur universel de l'imbécillité.  (Salmigondis)

Le couple meurt lorsque l'enfant paraît.  (Salmigondis)

Le principal moteur de l'ambition des hommes est la cupidité des femmes.  (Salmigondis)

S'il n'est la réponse à un authentique repentir, le pardon n'est qu'aveu de faiblesse.  (A vrai dire)

Armures et boucliers que nous impose la fragilité de l'être ne tombent et ne s'abaissent qu'aux merveilleux instants de grâce qu'offrent parfois l'amour et l'amitié.  (Faim de vie)

Mesure la valeur de ta vie non à ce que tu possèdes, mais à cette part de toi qui te survivra.  (Diverses idées)

L'amour exclusif et possessif, lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux qui oblitère le reste du monde.  (A vrai dire)

L'orgueilleux préfère n'être rien que pas grand chose.  (A vrai dire)

La rencontre singulière de deux êtres relève de l'empire du destin ou du hasard, selon que le trouble s'empare de chacun ou d'un seul.  (Diverses idées)

C'est à la croisée des regards que se joue le destin des cœurs ; à la croisée des chemins, celui des hommes.  (Sans, tu mens)

Méfie-toi du flatteur, méfie-toi de toi-même.  (A vrai dire)

Il n'est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu'on aime.  (A vrai dire)

Sommes-nous autre chose que les rêves que nous poursuivons et l'espoir qui les entretient ?  (A vrai dire)

Le poids des ans, c'est avant tout le poids des rancœurs, remords et regrets. Ainsi pèse-t-il différemment à chacun.  (Diverses idées)

Quand on a peu d'occasions de se réjouir de l'existence, nos instants de joie nous semblent suspects ou coupables.  (Amertumes)

Les communautés humaines sont détestables. Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre ce qui s'y dit des absents.  (A vrai dire)

Lorsqu'il cesse d'être un moyen pour devenir un but, l'argent corrompt tous les comportements humains et devient méprisable.  (A vrai dire)

L'idée d'une destinée est une douceur qui se glisse dans le cerveau de qui ne croit plus en rien mais s'obstine à espérer encore un peu. (Errance)

Le baiser est une rencontre intime qui suggère aux intimités de se rencontrer.  (Errance)

L'enfance est le temps où l'on acquiert ces illusions que la vie nous enlève.  (Amertumes)

Initiatrice de la morale, distinction du bien et du mal, la religion a empêché plus de crimes que l'homme n'en a commis en son nom.  (A vrai dire)

Rien n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.  (A vrai dire)

Aucun adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent les vainqueurs insensibles et les vaincus romantiques, les puissants et les ratés.  (A vrai dire)

Les faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de les abuser. Bref, de les gouverner.  (Impertinences)

La principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des besoins.  (A vrai dire)

S'il n'y avait notre faculté de rêver et d'espérer, très peu d'entre nous supporteraient leur vie au-delà de trente ou quarante ans.  (Amertumes)

La solitude est la nuit de l'âme, la plus discrète amie de nos larmes.  (Errance)

Quand l'amour s'habille de douceur, il se fait appeler tendresse.  (Sans, tu mens)

Le mensonge est l'abc de la trahison.  (Errance)

Une illusion déçue, on s'en remet toujours. C'est la somme des illusions perdues qui menace la viabilité d'un être.  (Diverses idées)

Accabler les élus, c'est accorder une étrange impunité aux électeurs.  (Diverses idées)

A l'heure du choix, il n'est d'erreur inévitable que lorsque le cœur supplée la raison.  (Diverses idées)

La méchanceté est le pus qui dégouline des blessures d'amour-propre.  (Errance)

C'est quand on perd les choses qu'on s'aperçoit qu'on pouvait s'en passer. Pour les gens, c'est le contraire.  (Diverses idées)

A bien les observer, ce n'est pas dans l'entretien de leur liberté que les hommes trouvent le bonheur, mais dans leur capacité à s'insérer - d'abord - aux bas échelons d'une hiérarchie rigoureusement organisée.  (Diverses idées)

Bonheur ou malheur, nous choisissons pour témoins des amis qui se préfèrent nos juges en notre absence.  (Impertinences)

Les fossettes d'un joli sourire sont des perles qui font d'une belle âme un bijou.  (Sans, tu mens)

Dans toute séparation, il y a la promesse d'une jouissance : celle d'être à nouveau à soi, exclusivement !  (Errance)

Taciturne est l'homme dont le cœur appartient à son passé.  (Sans, tu mens)

Le voyageur est un vaniteux qui s'en va montrer ailleurs qu'il existe.  (Plume de fiel)

Vérité. Celle d'aujourd'hui est l'hérésie d'hier et la sottise de demain.  (Dictionnaire singulier)

L'opinion naît du viol d'une pensée par un sentiment.  (Impertinences)

Le tort de la scolarité obligatoire est de donner l'illusion du savoir, et son insolence, à tous les imbéciles.  (Plume de fiel)

Aujourd'hui, les leaders d'opinion sont des chanteurs ou comédiens, gorgés d'alcool ou de stupéfiants, qui ont à peine leur certificat d'études.  (Plume de fiel)

Fuir la solitude, c'est vouloir s'ignorer. (Solitudes)

Les enfants sont innocents et souriants car aucun passé ne les poursuit. (Errance)

Des roses de ma vie, je n'ai gardé que les épines. (Solitudes)

Aimer souffre de trop de promesses et de trop peu d'engagements. (Errance)

En démocratie, où le suffrage universel l'emporte toujours, on n'a que les élus que l'on mérite. (Solitudes)

A en croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son échec au destin. Le sort des autres, par contre, s'explique par la chance ou par l'incompétence. (Impertinences)

L'idée de Dieu n'a pas encore péri sous les impitoyables coups de butoir de l'intelligence, de l'analyse, de la raison, de la critique et de la science. C'est un signe ! Oui, mais un signe de son existence ou de la constance du désespoir humain ? (Errance)

L'espoir est un fourbe qui rend imaginables l'improbable et l'impossible. (Solitudes)

C'est effarant le nombre de gens qui meurent sans avoir pris le temps de dire qu'ils existaient. (Errance)

La science naît de la prétention suprême de l'Homme : tout savoir pour mieux contrôler et influer. La nature, la planète et l'univers tremblent d'effroi à cette terrible perspective. (Impertinences)

Généalogie : s'obstiner à escalader les branches d'un arbre dont on est descendu. Atavisme de primate.  (Dictionnaire singulier)

Les tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu'elle soit matérielle, morale ou intellectuelle.  (A vrai dire)

Univers : ensemble de ce qui existe dans l'espace infini, dont tant l'espèce humaine que chaque individu s'imagine être le centre. (Dictionnaire singulier)

En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.  (Impertinences)

Le monde est né sans l'homme et finira de même. Que peut-il lui arriver de mieux ? (Solitudes)

Où la morale perd son crédit, triomphe la loi du plus fort. N'immolons pas les vestiges vertueux du christianisme.  (Errance)

L'enseignement doit fournir à chaque individu les moyens d'aller à la rencontre du meilleur de lui-même. (Errance)

Au contraire de l'avenir, le passé est connu. Il n'est ni vain ni vide, en cela il me rassure. (Solitudes)

La richesse crée les amitiés ; la pauvreté compte les amis.  (Impertinences)

Le peuple n'entend rien à la politique car elle s'occupe de tous et non de chacun.  (Impertinences)

Servir est la vocation de la religion. Servir Dieu ou les hommes, parfois ; servir les religieux, souvent.  (Impertinences)

Une religion qui, au minimum, ne soignerait pas plaies et bosses de l'âme ne serait qu'imposture.  (Errance)

Le pacifiste par principe est un vaincu par nature.  (Impertinences)

Vaine n'est pas la vanité qui nous fait dépasser notre médiocrité.  (Errance)

Le souvenir est un savoureux faux témoin de notre passé.  (Errance)

Une brillante réussite sociale suppose l'abdication de la vertu.  (Impertinences)

Vivre consiste à donner la pleine mesure de ce qui nous différencie d'autrui.  (Diverses idées)

La quête absolue de l'idéal est le plus sûr moyen de rater sa vie.  (Impertinences)

Celui que l'humanité ne désespère pas, n'a jamais cru en elle.  (Impertinences)

Quand il oublie de braire, le peuple se met à bêler.  (Plume de fiel)

Si la société ne peut t'intégrer et t'en tient rigueur, réjouis-toi d'être un homme et non un rouage.  (Diverses idées)

Croire en l'amour, c'est s'offrir à la souffrance. Ne plus y croire, c'est s'y condamner.  (Sans, tu mens)

La plus belle femme du monde est toujours celle dont les yeux savent vous parler d'amour.  (Sans, tu mens)

Dans tout compliment se faufile une sollicitation de bienveillance.  (Diverses idées)

La tristesse assèche le cœur de qui n'a plus de larmes pour pleurer.  (Diverses idées)

La tolérance du vice est une vertu de la décadence.  (Impertinences)

Aux jeunes générations l'on cite en exemple les apparentes belles réussites, alors qu'il leur serait plus profitable d'entendre l'enseignement des cabossés de la vie, seuls aptes à les édifier sur les inévitables et cruels écueils que l'existence leur imposera.  (A vrai dire)

Ne juge pas autrui à l'aune de tes propres valeurs, mais estime-le selon son intégrité et sa cohérence par rapport à celles qu'il professe.  (Faim de vie)

Pauvres ou riches, seuls ou non, ne sont malheureux que ceux qui ne reconnaissent pas dans leur miroir celui ou celle qu'ils espéraient y voir.  (A vrai dire)

La naissance et la mort, deux instants qu'on ne choisit pas. Et dans l'intervalle, on s'imagine avoir son mot à dire.  (Faim de vie)

Une vie ratée, c'est d'abord une succession de rendez-vous manqués.  (Faim de vie)

A voir croître l'impunité des délinquants et un climat d'insécurité s'installer durablement, on se dit qu'un jour viendra où l'unique solution sera un État policier. Et l'on ne sait plus très bien s'il faut le craindre ou l'espérer...  (Chapitre 48)

Qu'as-tu fait du précieux enfant que tes parents t'avaient confié ?  (Amertumes)

La dégénérescence de l'Homme a commencé lorsqu'il a décidé de lutter contre la sélection naturelle et d'encourager les comportements contraires aux principes de l'évolution. Il s'est dissocié de la nature et s'en est proclamé maître pour mieux la soumettre, mais elle n'aura de cesse de le contrecarrer jusqu'à obtenir sa disparition.  (Chapitre 48)

Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d'entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu'il occasionne.  (Chapitre 48)

Néglige vertueusement cet argent qui détruit plus d'une belle relation humaine et empoisonne tant de vies, mais ton mépris du veau d'or risque de ruiner ta propre existence.
Fais ce que je dis ou préserve-toi de ce que j'ai fait...
  (Chapitre 48)

Curieuse civilisation où sont honorables et respectables des métiers qui nuisent à autrui, et où l'on désigne à la vindicte populaire des hommes et des femmes qui ne demandent rien à personne sinon qu'on les laisse vivre en paix, dans la pauvreté mais libres.  (Chapitre 48)

Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.  (Chapitre 48)

Savoir un petit peu parmi ceux qui ne savent qu'immensément peu, condamne vite à passer pour un "je sais tout" alors qu'on ne sait rien mieux qu'ignorer beaucoup.  (Passager de la Vie)

Que cette chienne de vie récompense le mensonge, l'hypocrisie, la tricherie, la malhonnêteté, la bêtise, l'ignorance, l'égoïsme, l'insouciance, l'immaturité, l'inconséquence, l'immoralité et l'irresponsabilité, peut et doit indigner, mais autant le tolérer et l'accepter puisqu'il en est malheureusement ainsi.

Mais que, dans le même temps, le scrupule, l'honnêteté, la droiture, l'honneur, la rigueur, la discipline, l'éducation et la morale ne soient pas gratifiés et mènent généralement - sinon systématiquement - à la non-réussite ou à l'échec, ne peut engendrer que nausée et dégoût.

Dégoût de quoi ? Mais de la vie et de l'humanité, tiens !
  (Ronchonnades)

Un peuple qui n'entend rien à la politique, qui ignore le fonctionnement des institutions qui le gouvernent et qui moque ou conspue son parlement, est un peuple mort pour la démocratie et mûr pour l'anarchie ou pour la dictature, sans doute pour l'une puis l'autre.  (Passager de la Vie)

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