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Jean Giraudoux
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Jean GIRAUDOUX    (1882 - 1944)
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Hippolyte Jean Giraudoux est un écrivain et diplomate français, né le 29 octobre 1882 à Bellac (Haute-Vienne) et mort le 31 janvier 1944 à Paris.

Auteur de romans, nouvelles et essais, il est principalement connu pour son théâtre, qui compte des ouvrages aussi célèbres que La guerre de Troie n'aura pas lieu, La Folle de Chaillot, ou Ondine.
 

Biographie

Fils cadet de Léger Giraudoux, employé des Ponts et chaussées, et d'Anne Lacoste, Jean Giraudoux naît à Bellac. Il mène des études brillantes.

Bachelier de philosophie, il présente le concours littéraire de l'École normale supérieure; il termine sa seconde année de khâgne avec le prix d'excellence et obtient le premier prix de version grecque au concours général en 1902. Il se passionne pour la culture allemande et, après l'obtention de sa licence de lettres à la Sorbonne (1904), il passe dans la section d'allemand en novembre.

Ayant obtenu une bourse d'études, il s'inscrit alors à l'université de Munich. Durant l'été 1905, il est le répétiteur du fils du prince de Saxe et de Paul Morand à Munich.

Il se rend aux États-Unis, de septembre 1907 à mars 1908, avec une bourse pour l'Université Harvard.

En 1909, il publie son premier livre, Provinciales, remarqué par André Gide. En juin 1910, il entre à la direction politique et commerciale du ministère des Affaires étrangères ; il assure le convoiement de la valise diplomatique à Constantinople, Moscou, puis Vienne.

En 1913, il fait paraître chez Grasset L'École des indifférents et entame une liaison avec Suzanne Boland, mariée au commandant Paul Pineau, mais séparée de son mari.

Mobilisé en 1914, il est blessé à deux reprises. Convalescent, il entre au bureau de la propagande du ministère des Affaires étrangères, avant de participer à des missions à Lisbonne et aux Etats-Unis.

Il continue d'écrire et fait paraître Retour d'Alsace. Août 1914 en 1916, Lectures pour une ombre en 1917, Amica America et Simon le pathétique en 1918.

Après la guerre, il s'éloigne de l'Allemagne, devient secrétaire d'ambassade et dirige le service des œuvres françaises à l'étranger (1920) puis le service d'information et de presse au Quai d'Orsay (1924).

Suzanne Boland lui donne un fils, Jean-Pierre, le 29 décembre 1919. Ils se marient en 1921, Suzanne ayant divorcé l'année précédente. La même année paraît Suzanne et le Pacifique, roman suivi en 1922 par Siegfried et le Limousin, qui se voit décerner le prix Balzac, et en 1924 par Juliette au pays des hommes. En 1926, il est fait officier de la Légion d'honneur.

En 1927, il est placé à la disposition de la Commission d'évaluation des dommages alliés en Turquie, où il reste pendant sept ans. Ce poste lui laisse beaucoup de temps libre et il en profite pour écrire ses premières pièces de théâtre. Le succès accueille Siegfried (1928), Amphitryon 38 (1929) et Intermezzo (1933), au contraire de Judith (1931).

À la fin de 1931, il entame avec Anita de Madero une liaison qui s'achève en 1936 par le départ et le mariage en Amérique du Sud de la jeune héritière Argentine.

En 1934, devant la montée des périls en Europe, il écrit La guerre de Troie n'aura pas lieu, pièce pessimiste ayant pour thème le cynisme des politiciens et la différence entre l'histoire telle que les dirigeants la montrent au peuple et telle qu'elle se passe réellement.

Le 28 avril 1939, il rencontre dans un studio de la radio, lors d'un entretien sur Ondine, Isabelle Montérou, jeune journaliste avec laquelle il entame une liaison qui dure jusqu'en novembre 1943.

Le 29 juillet 1939, il est nommé par Édouard Daladier « commissaire général à l'information ». Le 21 mars 1940, il devient président d'un « conseil supérieur de l'information ».

Devant la débâcle de juin 1940, il suit le gouvernement à Bordeaux, avant de s'installer auprès de sa mère à Vichy. Nommé directeur des Monuments historiques à l'automne 1940, il fait valoir ses droits à la retraite en janvier 1941 et commence deux écrits inspirés par la défaite, qui ne paraîtront qu'après sa mort, le second étant resté inachevé : Armistice à Bordeaux (1945), et Sans Pouvoirs (1946), édités l'un et l'autre à Monaco.

Il poursuit ses travaux littéraires avec L'Apollon de Bellac, Sodome et Gomorrhe ou La Folle de Chaillot et, devenu directeur littéraire chez Gaumont, participe à des adaptations cinématographiques.

Après la mort de sa mère en 1943, sa santé se dégrade. Jean Giraudoux meurt le 31 janvier 1944, à l'âge de soixante et un ans, selon la version officielle, à la suite d'un empoisonnement alimentaire, mais, plus probablement, d'une pancréatite.

Il est enterré au cimetière de Passy, à Paris. - source -
 

L'amant est toujours plus près de l'amour que de l'aimée.

Servir ! C'est la devise de ceux qui aiment commander.

On ne tue bien que ce qu'on aime.

Un seul être vous manque, et tout est repeuplé.

L'amour comporte des moments vraiment exaltants, ce sont les ruptures.

Une vie sportive est une vie héroïque à vide.

Je suis toujours furieux contre moi quand les autres ont tort.

Dieu n'a pas prévu le bonheur pour ses créatures ; il n'a prévu que des compensations.

Les femmes fidèles ne pensent qu'à leur fidélité, jamais à leurs maris.

C'est avec leurs mensonges du matin que les femmes font leurs vérités du soir.  (Amphitryon)

On appelle fin du monde le jour où le monde se montre tel qu'il est : explosible, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.

C'est la seule tâche digne d'une vraie armée : faire le siège paisible de sa patrie ouverte.

Les soldats qui défilent sous les arcs de triomphe sont ceux qui ont déserté la mort.

Dieu ne parvient que par sa pitié à distinguer le sacrifice du suicide.

Personne, même le destin, ne s'attaque d'un coeur léger à la passion...

Le privilège des grands, c'est de voir les catastrophes d'une terrasse.

Les pays sont comme les astres, ils peuvent étinceler et éclairer des siècles après leur extinction.

Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité.

La vie est un cadeau si merveilleux que tout être généreux ne peut avoir qu'une ambition, l'offrir.

La principale difficulté avec les femmes honnêtes n'est pas de les séduire, c'est de les amener dans un endroit clos. Leur vertu est faite de portes entrouvertes.

J'appelle amour ce qui n'a pas d'autre nom.

Un peuple n'a une vie réelle grande que s'il a une vie irréelle puissante.

Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.

En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.

La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.

La vertu est la faiblesse des militaires forts et la cuirasse des magistrats faibles.

La paix est l'intervalle entre deux guerres.

Le seul Narcisse coupable est celui qui trouve les autres laids.

Dieu a laissé discuter un ange. Il a eu Satan. L'homme a laissé discuter sa femme. Il a eu la femme.

Il était un pauvre serpent qui collectionnait toutes ses peaux. C'était l'homme.

Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut éviter les découvertes.

Il est des vérités qui peuvent tuer un peuple.

Si un homme s'ennuie... excitez-le ; si une femme s'ennuie, retenez-la !

Cette fosse commune de la vie qu'est la promiscuité.

C'est de là que vient tout le mal : Dieu est un homme.

Ceux qui ne voient que l'amour dans le monde sont aussi bêtes que ceux qui ne le voient pas.

Les héros sont ceux qui magnifient une vie qu'ils ne peuvent plus supporter.

Vous nous ennuyez avec votre jeunesse. Elle sera vieillesse dans trente ans.

Braves devant l'ennemi, lâches devant la guerre, c'est la devise des vrais généraux.  (La guerre de Troie n'aura pas lieu)

L'occupation de l'humanité n'est qu'une entreprise universelle de démolition. Je parle de l'humanité mâle.  (La folle de Chaillot)

L'humanité est une entreprise surhumaine.  (Intermezzo)

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