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Georges Duhamel
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Georges DUHAMEL    (1884 - 1966)
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Georges Duhamel est un écrivain et poète français, né le 30 juin 1884 à Paris et mort le 12 avril 1966 à Valmondois (Val-d'Oise).
 

Biographie

Troisième d’une famille d’origine normande de quatre enfants qui vit chichement des activités d’un père pharmacien, fantasque et instable, Georges Duhamel connaît une enfance perturbée par les nombreux déménagements de sa famille. Il fait ses études au lycée Buffon à Paris, puis au lycée de Nevers, et enfin à l'Institution Roger-Momenheim. Il obtient son baccalauréat en 1902 et décide alors de devenir médecin tout en s’adonnant aux lettres.

Entre 1906 et 1908, il crée avec Charles Vildrac « l’abbaye de Créteil », qui rassemble des poètes, écrivains, musiciens et peintres.  À l'occasion de représentations théâtrales à l'Abbaye de Créteil, il rencontre et s'éprend de l'actrice Blanche Albane avec laquelle il entretient une importante correspondance. Il l'épouse en 1909 et aura un fils en 1925, Antoine Duhamel.

Georges Duhamel s'adonne aussi à la musique en autodidacte éclairé. Il dirige, pour son plaisir et entre amis, des concerts hebdomadaires à son domicile et, à partir de 1939, écrit des critiques musicales, notamment dans Le Figaro. Lui-même non initié dans sa jeunesse à la musique, il fera bénéficier son fils, dès le plus jeune âge, d'une solide formation musicale conditionnant certainement la future carrière de compositeur d'Antoine.

Durant la Première Guerre mondiale, il décide de s'engager dans le service actif alors qu'il avait auparavant bénéficié d'une réforme médicale. Il veut faire don de lui-même et partager les épreuves des hommes de sa génération. À partir de 1914, il occupe les fonctions de chirurgien pendant quatre ans. Alors qu'il exerce près du front de Champagne en 1915, il décide de raconter les épreuves que les blessés subissent. Deux romans naissent de cette expérience : Vie des martyrs (1917) est un recueil de récits qui connaîtra un certain succès, et Civilisation (1918, sous le pseudonyme de Denis Thévenin), livre témoignage sur les ravages de la guerre.

Le 11 décembre 1918, Civilisation le livre reçoit le prix Goncourt. Rendu à la vie civile, il se consacre exclusivement aux lettres et à la défense d’une civilisation à visage humain.

C’est au début des années 1930 qu’il débute sa Chronique des Pasquier qui le rendra célèbre, selon le principe du roman-fleuve. La publication de la chronique au Mercure de France s'étend de 1933 à 1945.

En 1935, Duhamel devient directeur du Mercure de France et est élu à l’Académie française. En 1937, il est aussi élu à l'Académie de médecine. Entre 1930 et 1940, il accomplit de nombreux voyages en France et à l’étranger, défendant par de brillantes conférences la langue et la culture françaises ainsi que l’idée d’une civilisation construite sur le cœur de l’homme et non sur le progrès technique.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Georges Duhamel voit son œuvre interdite par les Allemands. En octobre 1944, peu après la Libération de Paris, il est élu secrétaire perpétuel de l'Académie. Il démissionne de son poste dès 1946.

Après la guerre, il est nommé, en 1947, président de l’Alliance française et reprend ses voyages en faveur de la culture française.

À partir de 1960, sa santé décline, il réduit beaucoup ses activités, et il meurt dans sa résidence secondaire de Valmondois le 13 avril 1966. - source -
 

Je respecte trop l'idée de Dieu pour le rendre responsable d'un monde aussi absurde.  (Le Désert de Bièvres)

Le caractère, qui, parfois demeure étranger au talent, anime toujours le génie.  (Défense des lettres)

Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite.  (Querelles de famille)

Le monde est créé pour être recréé.  (Deux hommes)

Le désir d'ordre est le seul ordre du monde.  (Cécile parmi nous)

Si j'étais Dieu, je ne souffrirais pas les arrivistes du Ciel.  (Cécile parmi nous)

Dans un monde aussi incohérent, l'existence de Dieu ne serait pas une chose plus folle que la non-existence de Dieu.  (Le Désert de Bièvres)

Il arrive que l'erreur se trompe.  (Défense des lettres)

L'erreur est la règle ; la vérité est l'accident de l'erreur.  (Le Notaire du Havre)

C'est la faute qui fait la vertu.  (Tel qu'en lui-même)

L'Etat est gouverné par le rebut de toutes les carrières honorables.  (Les Maîtres)

Le romancier est l'historien du présent, alors que l'historien est le romancier du passé.  (Le Notaire du Havre)

Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.  (Remarques sur les Mémoires imaginaires)

La science est comme une maladie, - une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.  (Les Maîtres)

L'homme est incapable de vivre seul, il est incapable aussi de vivre en société.  (Le Désert de Bièvres)

Il y a toujours du courage à dire ce que tout le monde pense.  (Le Combat contre les ombres)

Les plus grands tyrans du peuple sont presque toujours sortis du peuple.  (Le Combat contre les ombres)

Il faut tenir les promesses que l'on n'a pas faites.  (Défense des lettres)

Je n'ai jamais trompé ma femme. Aucun mérite : je l'aime.  (Vie et aventures de Salavin)

L'humour est la politesse du désespoir.

Un peuple est grand quand il produit de grands hommes.

La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie.

L'action ne remplace pas la méditation.

Evalue ta richesse à l'importance de ce que tu donnes.

La haine de la sottise ne suffit pas à faire une philosophie.  (Refuges de la lecture)

L'amour est une vie de l'esprit qui cherche à prendre corps.  (Lettres à une provinciale)

Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !

Si la civilisation n'est pas dans le coeur de l'homme, eh bien ! elle n'est nulle part.  (Civilisation)

Le Christ a parlé comme si le Monde n'était composé que de bons et de méchants ; il a oublié les imbéciles.

Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.  (Défense des lettres)

J'aime encore mieux l'enfer que le néant. L'enfer c'est la vie qui dure.  (Chronique des Pasquier)

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