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René Descartes
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René DESCARTES    (1596 - 1650)
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René Descartes est un mathématicien, physicien et philosophe français,  né le 31 mars 1596 à La Haye (en Touraine), rebaptisée depuis "Descartes", et mort le 11 février 1650 à Stockholm (Suède).

Sa méthode, exposée à partir de 1637 dans le Discours de la méthode, affirme constamment une rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l'université : la réflexion cartésienne est devenue essentiellement rationaliste. Construite sur le doute et l'observation, la méthode apporte joie et liberté au penseur Descartes. Le "je pense donc je suis" qui en est l'âme est aussi sa définition personnelle de l'âme.

En usant de la raison seule dans l'étude des phénomènes, Descartes fait figure d'apôtre de la modélisation scientifique. L'analyse minutieuse débouche sur une reconstruction, un véritable "comment ça marche".

 

Biographie

René Descartes est né dans une famille bourgeoise aisée de Touraine. Il est le troisième enfant de Joachim Descartes, conseiller au parlement de Rennes. Sa mère meurt un an après sa naissance, et Descartes est élevé par sa grand-mère et son père. Enfant maladif, il se fait remarquer par ses dons intellectuels précoces. Son père l'appelle son petit philosophe, car René ne cesse de poser des questions.

À l'âge de onze ans, Descartes entre au Collège royal Henri-le-Grand, chez les Jésuites, et il y reste jusqu'à l'âge de 18 ans ; il reçoit un traitement de faveur en raison de sa mauvaise santé et de ses dons. Il apprend la physique et la philosophie scolastique et étudie avec intérêt les mathématiques.

En 1616, il obtient son baccalauréat et sa licence de droit à l'université de Poitiers. Après ses études, il part vivre à Paris. Il finit par se retirer en solitaire dans un quartier de la ville pour se consacrer à l'étude pendant deux années : Heureux qui a vécu caché est alors sa devise, il aura coutume d'affirmer, rejetant les artefacts et les prétentions de la reconnaissance sociale ou de la célébrité, qu'il préfère en toute chose avancer masqué.

Souhaitant voir du pays pendant sa jeunesse, il s'engage en 1618 en Hollande à l'école de guerre du prince d'Orange. Il fait la même année la connaissance du physicien Beeckman. Ce savant apothicaire avait coutume de cerner des problèmes non résolus de mathématiques et de physique, avec son cercle d'amis, et d'afficher les questions en souffrance sous forme de concours en des lieux de passage, proposant une récompense à celui qui ajouterait une voie vers une solution valable. Alors que maintes questions n'avaient trouvé aucun penseur et encore moins de réponse, Descartes planche sur les problèmes des affichettes et rafle les récompenses avec brio. Il sort de l'ombre et le physicien Beeckman tient un journal de recherches où il relate les idées (sur les mathématiques, la physique, la logique, la chimie etc.) que Descartes lui communique au gré de leurs discussions ou de leurs échanges épistolaires.

En 1619, Descartes quitte la Hollande pour le Danemark, puis l'Allemagne, où la guerre de Trente Ans éclate. Il s'engage dans l'armée du duc Maximilien de Bavière.

C'est pendant ses quartiers d'hiver (1619 - 1620) à Neubourg que se révèle à lui une pensée décisive pour sa vie. La légende raconte qu'alité, il regarde le plafond au plâtre fissuré et imagine un système de coordonnées, permettant de décrire lignes, courbes et figures géométriques par des couples de nombres arithmétiques, dont il ne reste qu'à analyser les propriétés.

Il renonce à la vie militaire et, de 1620 à 1622, voyage en Allemagne et en Hollande, puis revient en France.

En 1622, Descartes estime sa fortune suffisante pour ne pas avoir à travailler. De l'été 1625 à l'automne 1627, Descartes est de nouveau en France, après un voyage en Italie. Il rencontre le père Marin Mersenne à Paris et commence à être connu pour ses inventions en mathématiques. Il fréquente le monde et recherche la compagnie des savants. A l'automne 1627, le cardinal de Bérulle lui fait obligation de conscience d'étudier la philosophie. Il part alors à la campagne, en Bretagne, pendant l'hiver 1627 - 1628. L'œuvre la plus importante de cette période s'intitule les Règles pour la direction de l'esprit.

Cherchant la solitude, il décide de s'installer définitivement en Hollande, au printemps 1629. Sa vie est entièrement consacrée à l'étude.

À Amsterdam, Descartes vit dans le quartier des bouchers, ce qui lui permet de faire de nombreuses dissections. S'il formule le 15 avril 1630 sa théorie de la création des vérités éternelles, c'est qu'il s'interroge sur la place de la science.

Il s'occupe également de mathématiques, étudie l'optique, découvre les lois de la réfraction, et achève la rédaction de la Dioptrique. Enfin, Descartes veut expliquer tous les phénomènes de la nature : il étudie les êtres vivants et fait de nombreuses dissections pendant l'hiver 1631 - 1632. De là viendront le Monde et le Traité de l'homme.

Les lettres de cette période le montrent tout occupé de science, mais nous renseignent également sur son caractère susceptible et dur, méprisant l'irrésolution.

En novembre 1633, Descartes apprend que Galilée a été condamné. Il renonce par prudence à publier le Traité du monde et de la lumière qui ne paraîtra qu'en 1664.

Descartes reçoit de Beeckman le livre de Galilée en 1634. Il décide alors de donner une autre orientation à son œuvre : ce sera le Discours de la méthode (en 1637) et les essais qui le suivent, en particulier les Méditations métaphysiques (1641) et les Principes de la philosophie (1644).

De 1637 à 1641, Descartes vit principalement à Santpoort. Il publie en français le Discours de la méthode et fait venir auprès de lui Hélène Jans, une simple servante devenue compagne et amie. En août 1635, il ont une fille baptisée Francine. Mais la fillette meurt en septembre 1640, laissant un Descartes éploré. Un mois plus tard, il perd son père, âgé de soixante-dix-huit ans. Le 31 mars 1641, l'auteur reconnu s'installe dans le petit château d'Endegeest, agrémenté d'un beau jardin, de vergers et de prairies.

En 1641, il répond aux objections de Hobbes contre ses Méditations métaphysiques, publiées en latin, et doit subir les premiers feux d'une longue controverse, dite querelle d'Utrecht. Les partisans de Voetius accusent publiquement ce "vagabond penseur instable et épris de bougeotte, de détourner la jeunesse des vertus studieuses. Ils pourfendent un philosophe sans résidence et certitude fixes, un inventeur d'une fausse méthode assimilable à une apologie de la fainéantise ou de la rêverie en chambre".

En 1643, Descartes rencontre Élisabeth de Bohême et commence une abondante correspondance avec la jeune femme. L'intérêt et les incessantes interrogations pertinentes d'Élisabeth stimulent le penseur qui s'atèle à la rédaction du Traité des Passions (1649). En 1650, il accepte l'invitation de la reine Christine à Stockholm ; la rigueur du climat et l'horaire matinal de ses entretiens avec la reine, avant 5 heures du matin, sont inhabituels au penseur et ont raison de sa santé. Il n'a hâte que de partir au retour du printemps, mais meurt d'une pneumonie le 11 février 1650.

En 1667, les restes de Descartes furent rapatriés en France. Depuis 1819, sa tombe est à l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris. - source -
 

La philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses, et se faire admirer des moins savants.

Je pense, donc je suis.  (Discours de la méthode)

J'appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l'on cherche.

Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.

J'appelle vice des maladies de l'âme, qui ne sont point si aisées à connaître que les maladies du corps, parce que nous faisons assez souvent l'expérience d'une parfaite santé du corps, mais jamais de l'esprit.

La raison est la seule chose qui nous rend hommes.

Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.

Les plus généreux ont coutume d'être les plus humbles.

Il n'appartient qu'aux souverains, ou à ceux qui sont autorisés par eux, de se mêler de régler les moeurs des autres.

La pluralité des voix n'est pas une preuve, pour les vérités malaisées à découvrir, tant il est bien plus vraisemblable qu'un homme seul les ait rencontré que tout un peuple.

C'est proprement ne valoir rien que de n'être utile à personne.

On ne peut se passer d'une méthode pour se mettre en quête de la vérité des choses.

Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.

Il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l'envie.  (Les Passions de l'âme)

Je me tiendrai toujours plus obligé à ceux par la faveur desquels je jouirai sans empêchement de mon loisir, que je ne ferais à ceux qui m'offriraient les plus honorables emplois de la terre.

L'erreur, c'est seulement un défaut.

Ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.  (Discours de la méthode)

Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut.

Il suffit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu'on puisse pour faire aussi tout son mieux.

Toute science est une connaissance certaine et évidente. (Règles pour la direction de l'esprit)

La cause la plus ordinaire de la fièvre lente est la tristesse.

C'est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher.

C'est quasi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.

Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.  (Discours sur la méthode)

Si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver.

Passion est passivité de l'âme et activité du corps.

Souvent une fausse joie vaut mieux qu'une tristesse dont la cause est vraie.

Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu'est-ce qu'une chose qui pense ?

Je crains plus la réputation que je ne la désire, estimant qu'elle diminue toujours en quelque façon la liberté et le loisir de ceux qui l'acquièrent.

Si l'homme est libre, c'est Dieu qui ne l'est pas.

Nous voyons que les passions sont toutes bonnes de leur nature, et que nous n'avons rien à éviter que leur mauvais usage ou leur excès.

La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l'écriture.

Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent.  (Discours de la méthode)

La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.

Le plus philosophe du monde ne saurait s'empêcher d'avoir de mauvais songes lorsque son tempérament l'y dispose.

Je ne désire que la tranquillité et le repos, qui sont des biens que les plus puissants Rois de la terre ne peuvent donner à ceux qui ne les savent prendre d'eux-mêmes.

Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager on devient enfin étranger en son pays.  (Discours sur la méthode)

Je réputais presque pour faux tout ce qui n'était que vraisemblable.

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