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Kong Fuzi ou K'ung-fu-tzu, dit
CONFUCIUS
(-551 à -479) |
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biographie |
Confucius, Kong Fuzi, est un "éducateur" historique de la
civilisation chinoise, né le 21 septembre 551 av. J.C. à Zou et mort le 11 mai
479 av. J.C. à Qufu.
Son enseignement a donné naissance au
confucianisme, une doctrine politique et
sociale qui a été érigée en "religion d'État" et ne fut officiellement bannie
qu'au début du
XXe siècle.
Biographie
Confucius vit le jour le 21 septembre 551 avant notre ère, à
Zou, actuelle province de Shandong. Son père,
Shu Liang He était gouverneur de la principauté de Lu. À 65 ans, il épousa une
fille de 15 ans, Zheng Zai, la mère de Confucius.
Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la
pauvreté.
Dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites,
Confucius serait devenu précepteur. Il se maria à dix-neuf ans et eut son
premier enfant à vingt ans. Il eut encore deux filles. Pour vivre, il effectuait
probablement des tâches administratives pour le chef de province.
Après la mort de sa mère, en -527, il enseigna sa connaissance des textes
anciens au petit groupe de disciples qui le suivait. Après quelques emplois
subalternes à la cour de son prince, il devint alors le Grand Ministre de la
Justice de Lu. Disgracié par un scandale impliquant des danseuses, il décida de
quitter son poste de Ministre en -496 et partit pour quatorze années d’errance,
à la recherche d’un souverain capable de l’écouter. Le 11 mai -479, il rentra
définitivement à Lu pour se consacrer, jusqu’à sa mort, à l’enseignement et à la
compilation de textes anciens.
Sa pensée
Après plus de deux millénaires
de
scolastique, il
est difficile de se faire une idée juste de
l’enseignement originel de Confucius. Il est
pourtant possible de comprendre les enjeux et la
teneur de sa pensée en lisant les
Entretiens,
livre dans lequel on voit le Maître vivre et
discuter des problèmes de son temps avec ses
disciples.
Partant du constat qu’il n’est pas possible de
vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages,
et qu’il faut donc vivre en bonne société avec
ses semblables, Confucius tisse un réseau de
valeurs dont le but est l’harmonie des relations
humaines. Bien qu’il affirme ne rien inventer et
se contenter de transmettre la sagesse ancienne,
Confucius a interprété les anciennes
institutions selon ses aspirations, il a semé
les graines de ce que certains auteurs appellent
l'« humanisme chinois ».
Mettant l’homme au centre de ses préoccupations
et refusant de parler des esprits ou de la mort,
Confucius n’a pas fondé de religion au sens
occidental du terme, même si un culte lui a été
dédié par la suite. Cherchant à fonder une
morale positive mettant l’accent sur l’étude et
la rectitude, Confucius n'a cependant pas voulu
s’ériger en maître à penser. Il voulait
développer chez ses disciples l’esprit critique
et la réflexion personnelle : « Je lève un
coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir
les trois autres, tant pis pour lui. »
Son enseignement, bien que principalement
orienté vers la formation de futurs hommes de
pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux
fils de princes.
Selon Confucius, la soumission au père et au
prince va de soi et garantit la cohésion des
familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un
devoir de respectueuses remontrances si le père
ou le prince va dans la mauvaise direction.
Postérité
La postérité de Confucius, en
Chine et en Extrême-Orient, ne saurait être
sous-évaluée. Ses commentateurs et ses
continuateurs proches comme Mencius et Xun Zi
ont formé un corps de doctrine, appelé
Confucianisme,
choisi comme philosophie d’État en Chine pendant
la
dynastie Han.
Jusqu’à la fin de l’Empire, en 1911, le corpus
confucéen est resté en vigueur comme système des
examens. La Corée du Sud et Singapour, se
réclament toujours aujourd'hui (2009) de cette
doctrine politique.
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source
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Il
faut que le disciple de la sagesse ait le coeur grand et courageux. Le
fardeau est lourd et le voyage est long.
(Entretiens)
Choisissez
un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour
de votre vie.
(Entretiens)
Rendez
le bien pour le bien et la justice pour le mal.
(Entretiens)
Un
homme sans foi : je ne sais pas ce qu'il faut en faire.
(Entretiens)
La
conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du
mal.
(Entretiens)
Lorsque
les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
(Entretiens)
Il
est des jeunes pousses destinées à ne jamais fleurir. Il en est d'autres
qui fleurissent mais ne portent jamais de fruits.
(Entretiens)
N'essaye
pas de comprendre les réponses, cherche à comprendre les questions.
(Entretiens)
La
Vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs.
(Entretiens)
On peut connaître les vertus d'un
homme en observant ses défauts.
(Entretiens)
Celui qui ne sait pas ce qu'est la vie, comment
saura-t-il ce qu'est la mort ?
(Entretiens)
Je ne veux ni ne rejette rien
absolument, mais je consulte toujours les circonstances.
(Entretiens)
Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu
autant qu'on aime une belle apparence.
(Entretiens)
Le sage ne s'afflige pas de ce que
les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les
hommes.
(Entretiens)
C'est seulement quand le froid de l'hiver est
arrivé qu'on s'aperçoit que le pin et le cyprès perdent leur feuilles
après tous les autres arbres.
(Entretiens)
Quand on peut accomplir sa promesse
sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole.
(Entretiens)
Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation
vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.
(Entretiens)
Appliquez-vous à garder en toute
chose le juste milieu.
(Entretiens)
L'ouvrier qui veut bien faire son travail doit
commencer par aiguiser ses instruments.
(Entretiens)
Une image vaut mille mots.
(Entretiens)
Dépasser le but, ce n'est pas l'atteindre.
(Entretiens)
Oublie les injures, n'oublie jamais
les bienfaits.
(Entretiens)
Celui qui sait obéir saura ensuite commander.
(Entretiens)
Ne choisis tes amis que parmi tes
égaux.
(Entretiens)
Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la
reconnaissance.
(Entretiens)
La vraie faute est celle qu'on ne
corrige pas.
(Entretiens)
Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.
(Entretiens)
Le tout est plus grand que la
somme des parties.
(Entretiens)
Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule
chaque jour.
(Entretiens)
Une injustice n'est rien, si on
parvient à l'oublier.
(Entretiens)
Nous sommes frères par la nature, mais étrangers
par l'éducation.
(Entretiens)
Je ne peux rien pour qui ne se pose
pas de questions.
(Entretiens)
C'est un tort égal de pécher par excès ou par
défaut.
(Entretiens)
Agissez envers les autres comme
vous aimeriez qu'ils agissent envers vous.
(Entretiens)
Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder
que discrètement les autres.
(Entretiens)
L'expérience est une bougie qui
n'éclaire que celui qui la porte.
(Entretiens)
Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait
connaître les hommes.
(Entretiens)
Qui comprend le nouveau en
réchauffant l'ancien peut devenir un maître.
(Entretiens)
Rappelle-toi que ton fils n'est pas ton fils, mais
le fils de son temps.
(Entretiens)
Sans principes communs, ce n'est
pas la peine de discuter.
(Entretiens)
Le sage a honte de ses défauts, mais n'a pas honte
de s'en corriger.
(Entretiens)
Examine si ce que tu promets est
juste et possible, car la promesse est une dette.
(Entretiens)
L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le
chemin parcouru.
(Entretiens)
La vie de l'homme dépend de sa
volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard.
(Entretiens)
Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à
pêcher que de lui donner un poisson.
Celui qui plante la vertu ne doit
pas oublier de l'arroser souvent.
(Chou-King)
Exige beaucoup de toi-même et attends peu des
autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés.
Notre plus grande gloire n'est pas
de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.
Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui
commence à enlever les petites pierres.
Quiconque a entendu les cris d'un
animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair.
Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul
homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.
L'homme de bien ne demande rien
qu'à lui-même ; l'homme de peu demande tout aux autres.
On s'égare rarement en s'imposant soi-même des
règles sévères.
(Entretiens)
Ne vous souciez pas de n'être pas
remarqué ; souciez-vous plutôt d'être remarquable.
(Entretiens)
Faire le bien sans chercher la récompense ; fuir le
mal sans craindre la châtiment : homme rare sous le ciel.
Négligez et vous perdrez. Cherchez
et vous trouverez. Mais chercher ne conduit à trouver que si nous
cherchons ce qui est en nous.
L'homme de bien est droit et juste, mais non raide
et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber.
Le commerce du sage est sans valeur
et il perfectionne ; le commerce de l'homme de peu est agréable, et il
corrompt.
Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne
vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop.
L'homme honorable commence par
appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne.
(Entretiens)
Lorsqu'on se cogne la tête contre un pot et que
cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide.
Celui qui ne craint pas de
promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter.
(Entretiens)
Il est plus difficile de se prémunir de l'amertume
dans la pauvreté que de l'arrogance dans l'opulence.
(Entretiens)
Quand vous rencontrez un homme
vertueux, cherchez à l'égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de
vertu, examinez vos propres manquements.
(Entretiens)
Il est rare de trouver un homme qui se livre trois
ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire.