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Louis Ferdinand Destouches, dit Céline
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Louis-Ferdinand Destouches, dit
Louis-Ferdinand CELINE   (1894 - 1961)
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Louis-Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand Céline, est un romancier et pamphlétaire français né le 27 mai 1894 à Courbevoie et décédé le 1er juillet 1961 à Meudon. Controversé en raison de certains de ses écrits antisémites, Céline s'impose cependant comme un écrivain majeur du XXè siècle, nihiliste, désabusé et pessimiste, exprimant sa haine du monde moderne.

Issu d'une famille de noblesse désargentée, d’un père employé d’assurances et d’une mère commerçante, il reçoit une instruction sommaire. Il s’engage dans l’armée française en 1912. Durant la Première Guerre mondiale, il est grièvement blessé à l'épaule droite et se voit réformé en raison des séquelles de sa blessure.

En 1918, il épouse Edith Follet, à Rennes. Il prépare et passe son baccalauréat, fait ses études de médecine. Sa thèse de doctorat, Semmelweis (1924), est aujourd'hui considérée comme sa première œuvre littéraire. Après son doctorat, il est employé par la SDN (Société des Nations, à Genève), ce qui l'amène à voyager en Afrique et en Amérique. Sa femme ne l’accompagne pas en Suisse et, dandy aux yeux bleus, Céline sonne le glas de son mariage en séduisant une jeune danseuse américaine, Elizabeth Craig.

A l'époque, dans une revue médicale, il vante les méthodes industrielles d'Henry Ford qui préfère engager « les ouvriers tarés physiquement et mentalement ». Cette sorte d’ouvriers qui, remarque Céline, « dépourvus de sens critique et même de vanité élémentaire, forme une main-d’œuvre stable qui se résigne mieux qu’une autre ». Ce qui ne l'empêchera nullement de dénoncer ensuite l’inhumanité du système capitaliste et son expression fordiste. Son contrat à la SDN n'étant pas renouvelé, il vit alors de petits boulots et d'une collaboration avec le dispensaire de Clichy. Il relate cette partie de sa vie dans Voyage au bout de la nuit (1932), son roman le plus connu.

Après le débarquement allié du 6 juin 1944, Céline quitte la France pour l'Allemagne, où il rejoint le gouvernement français à Sigmaringen. Voyage qu'il relate dans Rigodon ; là-bas, il côtoie le dernier carré des pétainistes et des dignitaires du régime de Vichy (D'un château l'autre). Arrêté au Danemark après la reddition nazie, il purge dix-huit mois de prison. Frappé d'indignité nationale, il vit ensuite dans un taudis.

Amnistié en 1951, Céline signe un contrat avec Gallimard. Il retrouve le succès à partir de 1957 avec la « trilogie allemande » - composée D'un château l'autre, de Nord et de Rigodon -, dans laquelle il romance son exil.

Il décède le 1er juillet 1961 à Meudon, laissant veuve la danseuse Lucette Destouches (née Almanzor).
- source -

Dans l'Histoire des temps la vie n'est qu'une ivresse, la Vérité c'est la Mort.

On choisit parmi les rêves ceux qui nous réchauffent le mieux l'âme.

L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant, mais c'est aussi l'envie d'en sortir, du corps, dès qu'il est malade ou que les choses tournent mal.

Etre seul, c'est s'entraîner à la mort.

L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant.

On prend tout pour des chagrins d'amour quand on est jeune et qu'on ne sait pas.

L'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches.

La merde a de l'avenir. Vous verrez qu'un jour on en fera des discours.

Invoquer la postérité, c'est faire un discours aux asticots.

Sachez avoir tort. Le monde est rempli de gens qui ont raison. C'est pour cela qu'il écoeure.

S'ils se mettent à penser à vous, c'est à votre torture qu'ils songent aussitôt, les autres, rien qu'à ça.

Il n'y a de terrible en nous que ce qui n'a pas encore été dit.

La conscience n'est dans le chaos du monde qu'une petite lumière, précieuse mais fragile.

La beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention.

Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu.

C'est peut-être cela qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.

Les enfants c'est comme les années, on ne les revoit jamais.

Tout homme qui possède son alphabet est un écrivain qu'il ne faut pas méconnaître.

Plus on est haï, je trouve, plus on est tranquille.

Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce.

L'histoire ne repasse pas les plats.

Le peuple, il n'a pas d'idéal, il n'a que des besoins.

Quand on n'a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.

La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.

On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresses.  (Voyage au bout de la nuit)

Il n'y a qu'une liberté, rien qu'une : c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou !

Le mensonge, ce rêve pris sur le fait.  (Voyage au bout de la nuit)

Ne croyez donc jamais d'emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s'ils peuvent dormir encore ?... Si oui, tout va bien.

On ne se méfie jamais assez des mots.

La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.

Si les gens sont si méchants, c'est peut-être seulement parce qu'ils souffrent.

C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours.

La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage.

On ne meurt pas de dettes. On meurt de ne plus pouvoir en faire.

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.

Il faut choisir, mourir ou mentir.

Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.

La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort.

Il n'y a pas de petites ressources pour le génie, il n'y en a que de possibles ou d'impossibles.  (Semmelweis)

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