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Romain Guilleaumes
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Louis de BONALD   (1754 - 1840)
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Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald, est un homme politique, philosophe, écrivain et publiciste français, né le 2 octobre 1754 et décédé le 23 novembre 1840 à Millau.

Issu de la noblesse du Rouergue, Louis de Bonald devient maire de Millau en 1785. D'abord partisan de la Révolution, il s'en dissocie lorsqu'elle s'en prend à l'Eglise catholique. Profondément choqué, il démissionne de ses postes de président et député de l'Assemblée départementale, le 31 janvier 1791, et émigre à Heidelberg, où se trouve l'armée du prince de Condé.

Il s'y découvre une vocation d'écrivain. Il s'inspire de livres qu'il a pu emporter avec lui : quelques tomes de Tacite, l’Histoire universelle de Bossuet, l’Esprit des lois de Montesquieu et le Contrat social de Rousseau. Son premier ouvrage, Théorie du pouvoir politique et religieux, est imprimé en 1796 à Constance.

Rentré clandestinement à Paris, il ne réapparaît officiellement qu'après le 18 Brumaire. Fontanes, directeur du Mercure de France, l'appelle à collaborer à sa publication. En 1800, il publie son Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social puis, en 1801, Du divorce, dans lequel il plaide pour l'indissolubilité du mariage. En 1802 paraît la Législation primitive. Il se retire ensuite sur ses terres, tout en continuant à publier.

À la Restauration son combat pour la monarchie vaut à Bonald une reconnaissance officielle et une grande influence à ses idées. Il joue un rôle politique actif et, en 1816, propose une loi interdisant le divorce. En 1816, il est nommé à l'Académie française, par le comte de Vaublanc.. Il est député de 1815 à 1822, puis pair de France en 1823. Il abandonne la politique en 1830 et meurt en 1840 d'une crise d'asthme.
- source -

Il y a des gens qui ne savent pas perdre leur temps tout seuls : ils sont le fléau des gens occupés.

Les hommes qui, par leurs sentiments, appartiennent au passé et, par leurs pensées à l'avenir, trouvent difficilement place dans le présent.  (Lettre à Joseph Maistre)

Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.

Les orgueils blessés sont plus dangereux que les intérêts lésés.

L'homme est une intelligence servie par des organes.

Ce ne sont pas les gens riches qui oppriment le peuple, mais ceux qui veulent le devenir.  (Pensées)

On a sans doute de bonnes raisons pour ne pas croire en Dieu ; mais il en faut de meilleures pour le dire.

Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître.  (Considérations sur la Révolution française)

Des sottises faites par des gens habiles ; des extravagances dites par des gens d'esprit ; des crimes commis par d'honnêtes gens... voilà les révolutions.  (Pensées sur divers sujets)

On peut être modéré avec des opinions extrêmes.

Tout ce qui doit durer est lent à croître.

L'homme naît perfectible, l'animal naît parfait.

Rapprocher les hommes n'est pas le plus sûr moyen de les réunir.

L'homme a plus de prévoyance à mesure qu'il a moins de mémoire.

La suffisance n'exclut pas le talent, mais elle le compromet.

L'homme n'est riche que de la modération de ses désirs.  (Pensées)

Dieu commande à l'homme de pardonner, mais en prescrivant à la société de punir.

L'instruction des hommes a dû commencer par des proverbes et doit finir par des pensées.

Premiers sentiments, secondes pensées, c'est, dans les deux genres, ce qu'il y a de meilleur.

Un homme peut n'être pas l'égal d'un autre homme, mais il est toujours son semblable.

L'homme désire plus vivement le pouvoir sur les autres, à mesure qu'il en a moins sur lui-même.

Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont et les choses telles qu'elles devraient être.

Dans une société bien réglée, les bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.  (Maximes et pensées)

Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.  (Mélanges littéraires, politiques et philosophiques)

L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle.  (Théorie du pouvoir politique et religieux)

La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu.  (Législation primitive)

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