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ARISTOTE
(-384 à -322) |
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biographie |
Aristote est un philosophe grec qui
naquit à Stagire (actuelle Stavros) en Macédoine, en 384 av. J.-C.,
et mourut à Chalcis, en Eubée, en 322 av J.-C.
Il a discuté les thèses philosophiques de son
maître
Platon et a développé les siennes propres dans
le sens d'un réalisme philosophique qui prend en compte les informations
fournies par les sens. Il s'est beaucoup intéressé aux sciences physiques,
biologiques, astronomiques, politiques, poétiques, rhétoriques et éthiques. Il
est également l'inventeur de la logique formelle, et le premier à parler d'une
"science de l'être en tant qu'être" (la
métaphysique).
Biographie
Fils de Nicomaque, médecin d’Amyntas III de
Macédoine, et d’une sage-femme, Aristote était
assoiffé de connaissance. Pour ces raisons, il
suivit à Athènes les cours d’Isocrate, mais peu
satisfait il décida de rentrer à l’Académie de
Platon à l’âge de 18 ans (vers 367 av. J.-C.).
Il y fut remarqué
notamment pour son intelligence.
Platon lui donna
même le droit d’enseigner. Il rédigea de nombreux
récits et s’intéressa à la vie politique locale mais
ne put y participer du fait de son statut de métèque
(« étranger » à la cité).
Il demeura à Athènes
jusqu’en 348 av. J.-C., après la mort de Platon,
puis rejoignit à Assos, en Éolide, le roi Hermias,
un ancien condisciple. Il y débuta des études de
botanique et y épousa Pythias. À la mort de son
protecteur, il rentra en Macédoine et devint le
précepteur d’Alexandre le Grand.
En revenant à Athènes, peu satisfait par
Xénocrate, successeur de Platon à l’Académie, il
décida de fonder le Lycée, ou École péripatétique, à
Athènes en 335 av. J.-C.. Menacé par le parti
anti-macédonien à la mort d’Alexandre le Grand, il
fuit Athènes et, sentant la mort arriver, rédige son
testament dans lequel il lègue son Lycée à
Théophraste. Il meurt à Chalcis en 322 av. J.-C. La
même année, le royaume macédonien s’empare d’Athènes.
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source
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Le
sage poursuit l'absence de douleur et non le plaisir.
L'amitié
est une âme en deux corps.
(Ethique à Nicomaque)
L'espérance
est le songe d'un homme éveillé.
Le
bonheur est à ceux qui se suffisent à eux-mêmes.
L'objet
de la guerre, c'est la paix.
La
politique doit avoir une certaine connaissance de ce qui a rapport à
l'âme.
Le
bien, pour l'homme, consiste dans une activité de l'âme en accord avec
la vertu.
La
nature fait toujours, selon les conditions dont elle dispose et autant
que possible, les choses les plus belles et les meilleures.
(Problèmes)
Il
est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas
vivre pour servir autrui.
(Rhétorique)
En général, les biens provenant du
hasard sont ceux qui provoquent l'envie.
(Rhétorique)
L'égoïsme n'est pas l'amour de soi, mais une
passion désordonnée de soi.
(La Politique)
Le commencement de toutes les
sciences, c'est l'étonnement de ce que les choses sont ce qu'elles sont.
(Métaphysique)
La science consiste à passer d'un étonnement à un
autre.
Savoir, c'est se souvenir.
Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Il n'y a point de génie sans un
grain de folie.
(Poétique)
Le courage est le juste milieu entre la peur et
l'audace.
La politique est l'art de commander
à des hommes libres.
Le sacrifice de soi est la condition de la vertu.
Si la vertu ne suffit pas à assurer
le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
Le désir est l'appétit de l'agréable.
(Traité de l'âme)
L'homme est un animal raisonnable.
(Politique)
L'homme est un animal social.
(Ethique à Nicomaque)
Qui peut le plus peut le moins.
L'homme est naturellement un animal politique.
(Politique)
On ne devient homme qu'en se
surpassant.
La première qualité du style, c'est la clarté.
Celui qui n'est plus ton ami ne l'a
jamais été.
L'ignorant affirme, le savant doute, le sage
réfléchit.
Rien dans notre intelligence qui ne
soit passé par nos sens.
Qui chérit à l'excès sait haïr à l'excès.
Le commencement est beaucoup plus
que la moitié de l'objectif.
Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons
les causes.
La plus grande injustice est de
traiter également les choses inégales.
Plus une chose est difficile, plus elle exige d'art
et de vertu.
(Ethique à Nicomaque)
Toute chose nécessaire est par
nature ennuyeuse.
(Métaphysique)
Quel plus terrible fléau que l'injustice qui a les
armes à la main.
(Politique)
La nature ne fait rien en vain.
(Politique)
L'intention fait la culpabilité et le délit.
(Rhétorique)
La totalité est plus que la somme
des parties.
(Métaphysique)
L'infini n'est pas un état stable, mais la
croissance elle-même.
Le doute est le commencement de la
sagesse.
(Ethique à Eudème)
Il faut se conduire avec ses amis comme on voudrait
les voir se conduire avec soi.
Ce n'est pas un ami que l'ami de
tout le monde.
(Ethique)
Il y a la même différence entre les savants et les
ignorants qu'entre les vivants et les morts.
Avoir beaucoup d'amis, c'est
n'avoir point d'amis.
Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un
seul acte moral ne fait pas la vertu.
C'est la marque d'un esprit cultivé
qu'être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant.
Les avares amassent comme s'ils devaient vivre
toujours ; les prodigues dissipent comme s'ils allaient mourir.