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Aurélien SCHOLL
(1833 - 1902) |
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Le
tact : une aptitude au mensonge.
On
compare généralement la politique à un échiquier. On a tort : c'est un
jeu de dames.
L'époque
la plus favorable pour la répression d'un abus, c'est le jour où on le
découvre.
Quel
besoin de se venger d'une femme ? La nature s'en charge, il n'y a qu'à
attendre.
Il
fut un temps où les bêtes parlaient ; aujourd'hui elles écrivent.
Ne
frappez jamais une femme, elle en prendrait vite l'habitude et cela
deviendrait très vite fatiguant.
La
fourrure, c'est une peau qui change de bête.
Pendant
le siège, toutes les femmes ont mangé du chien. On pensait que cette
nourriture leur inculquerait des principes de fidélité. Pas du tout.
Elles ont exigé des colliers.
Non,
je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal
arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon
âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
Voyons ! Si Dieu n'existait pas,
comment aurait-il eu un fils ?
Ce qu'il y a de plus heureux pour les historiens,
c'est que les morts ne puissent protester.
La fidélité conjugale, une terrible
démangeaison avec interdiction de se gratter.
(Poivre et sel)
La France est à refaire, mais elle sera toujours
refaite.
Dieu lui-même croit à la publicité
: il a mis des cloches dans les églises.
(L'Esprit du
boulevard)
Une affaire superbe : achetez toutes les
consciences au prix qu'elles valent et revendez-les pour ce qu'elles
s'estiment.
Dessert : une pêche si on est seul,
un péché si on est deux.