Qu'est-ce
que craindre la mort sinon s'attribuer un savoir qu'on n'a point ?
(Apologie de Socrate)
L'opinion
est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance.
(La République)
Comme
les loups aiment les agneaux.
(Phèdre)
L'incorrection
du langage n'est pas seulement une faute contre le langage même : elle
fait encore du mal aux âmes.
(Phédon)
La
connaissance des mots conduit à la connaissance des choses.
C'est
cette force qui maintient en tout temps l'opinion juste et légitime sur
ce qu'il faut craindre et ne pas craindre que j'appelle et définis
courage.
(La République)
Le
beau seul a cette destination d'être parfaitement manifeste et
parfaitement digne d'amour.
(Phèdre)
Ce
n'est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ; ni même de
réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science
du bien et du mal.
Il
n'y a rien de bien ou de mauvais sauf ces deux choses : la sagesse qui
est un bien et l'ignorance qui est un mal.
(Euthydème)
Si tu veux contrôler le peuple,
commence par contrôler sa musique.
(La République)
Il y a en chacun de nous des calculs que nous
nommons espérance.
Si l'on interroge bien les hommes,
en posant bien les questions, ils découvrent d'eux-mêmes la vérité sur
chaque chose.
Les vrais philosophes s'exercent à mourir, et ils
sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort.
Chacun, parce qu'il pense, est seul
responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c'est-à-dire de sa
destinée.
L'essentiel n'est pas de vivre, mais de bien vivre.
(Criton)
La dialectique est pour ainsi dire
le faîte et le couronnement des sciences.
(La République)
La vertu n'est pas un don de nature.
(Ménon)
Il est tout à fait d'un philosophe
ce sentiment : s'étonner.
(Théétète)
Celui-là est le plus savant, qui sait, comme
Socrate, qu'en fin de compte, son savoir est nul.
(Apologie de Socrate)
Jamais aucun homme ne fait aucune
loi ; les vicissitudes et les calamités de toute nature décident de
toutes nos législations.
(Les Lois)
Rien, selon moi, n'est plus funeste à l'homme
qu'une opinion fausse.
(Gorgias)
Il faut appeler philosophes ceux
qui s'attachent en tout à l'essence, et non amis de l'opinion.
(La République)
Les maux ne cesseront pas pour les humains avant
que la race des purs et authentiques philosophes n'arrive au pouvoir.
(La République)
La vie est, en quelque sorte, un
pèlerinage.
(Axiochus)
Le sage n'est pas celui qui sait beaucoup de
choses, mais celui qui voit leur juste mesure.
La perversion de la cité commence
par la fraude des mots.
On ne comprend pas ce qu'est la science de la
chaussure quand on ne comprend pas ce qu'est la science.
(Théétète)
Le sage parle perce qu'il a quelque
chose à dire, le fou parce qu'il a à dire quelque chose.
Le corps est le tombeau de l'âme.
(Cratyle)
La vie est un court exil.
L'excès de liberté ne peut tourner qu'en excès de
servitude pour un particulier aussi bien que pour un Etat.
(La République)
Touché par l'amour, tout homme
devient poète.
Le premier bien est la santé, le deuxième la
beauté, le troisième la richesse.
(Les Lois)
La musique donne une âme à nos
coeurs et des ailes à la pensée.
(La Musique)
Les malicieux ont l'âme petite, mais la vue
perçante.
(La République)
A pratiquer plusieurs métiers, on
ne réussit dans aucun.
(La République)
La simplicité véritable allie la bonté à la beauté.
(La République)
La plupart des hommes au pouvoir
deviennent des méchants.
(Gorgias)
La victoire sur soi est la plus grande des
victoires.
Le plus grand mal, à part
l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas la peine de
sa faute.
(Gorgias)
Les yeux de l'esprit ne commencent à être perçants
que quand ceux du corps commencent à baisser.
(Le Banquet)
En toutes choses les extrêmes sont
rares, les choses moyennes très communes.
Les hommes ne veulent pas ce qu'ils font mais ce en
vue de quoi il font ce qu'ils font.
(Gorgias)
L'homme est la mesure de toute
chose.
(Théétète)
Donne et tu recevras.
La nécessité est la mère de
l'invention.
(La République)
L'homme n'est qu'un jouet inventé par Dieu.
L'amour est aveugle.
Ce n'est pas parce qu'on craint de la commettre,
mais c'est parce qu'on craint de la subir que l'on blâme l'injustice.