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Marcel Jules Marie
Guéhenno,
dit
Jean GUÉHENNO
(1890 - 1978) |
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La fraternité est ce qui
distingue les humains. Les animaux ne connaissent que l'amour.
L'amour
est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore
quand vous ne pouvez plus vous aimer vous-même.
Il
s'agit d'aider chacun à devenir soi, le meilleur «soi». Ce
serait cela la démocratie.
Nous
vivons tous entre notre vanité qui nous perd et notre orgueil
qui nous sauve.
On défend bien plus
férocement sa chance que son droit.
Les
livres ne font que rendre ce qu'on leur donne.
Tout est sauvé si l'on
demeure capable d'étonnement.
Chacun de
nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de
portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
L'histoire des hommes n'a
jamais été que celle de leur faim.
Un
professeur est un homme qui pense mieux devant les autres,
avec les autres et pour les autres, que seul et pour lui seul.
Nous vivons une vie, nous
en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Le
souvenir de l'effort est toujours un souvenir heureux et l'on
sourit aux anciennes misères vaincues.
Il y a deux catégories de
télévisions : la télévision intelligente qui fait des citoyens
difficiles à gouverner et la télévision imbécile qui fait des
citoyens faciles à gouverner.
On n'a
pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit
dur.
L'homme de l'avenir
vaudra ce que vaudront ses loisirs.
Un livre
est un outil de liberté.
La vraie lecture commence
quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour
se trouver.
On plaint
plus souvent qu'on admire, même si l'on aime mieux soi-même
être admiré que plaint.
Nos manques nous servent
presque autant que nos biens.
Toute
vraie culture n'est qu'intérieure.
(Ce que je crois)