Tout
usage finit par se changer en abus.
(Le Fond et la forme)
Se
calomnier soi-même est la grande tentation des âmes nobles.
(L'Ame sensible)
Où
finit la paresse, où commence la contemplation ?
(Doucin)
Un
dupe, c'est un homme trompé, bien sûr, mais non pas tant trompé par les
autres que par lui-même.
(Les Dupes)
Les
parents d'aujourd'hui veulent être aimés de leurs enfants. Cette erreur
les entraîne à toutes sortes de faiblesses et de facilités.
(Le Fond et la forme)
Les
impatients arrivent toujours trop tard.
(Le Fond et la forme)
On
ne comprend guère le mot jeunesse avant trente ans.
(L'Ame sensible)
Les
gens qui se plaignent constamment vivent leurs malheurs deux fois. D'où
leur humeur chagrine.
(Dutouriana)
Démission
des parents : action qui consiste à donner beaucoup d'argent de poche et
très peu de gifles.
(L'Ecole des
jocrisses)
Les femmes ne couchent pas avec des
hommes, mais avec des abstractions : le pouvoir, la renommée, l'argent,
la mode,...
(Dutouriana)
Les voyages, comme les belles femmes, sont faits
pour les hommes sans imagination.
(Dutouriana)
Dialogue de couple. Elle : Je me
sens si seule !... Lui : Moi, pas assez.
(Dutouriana)
Mourir, pour un jeune homme, c'est lui voler son
avenir ; pour un vieillard, lui voler son passé.
(Dutouriana)
Il est plus facile d'être
malheureux du malheur d'autrui qu'heureux de son bonheur.
Les petits cadeaux du destin entretiennent l'amitié
avec soi-même.
(Dutouriana)
Le destin déplorable des jeunes
dans le vent est de finir dans la peau de vieillards enrhumés.
Faire parler un homme politique de ses projets et
son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu
est bon.
L'exactitude est la politesse des
montres.
On n'aime pas son ennemi, mais on le respecte.
(Dutouriana)
Dans les situations désespérées, la
seule sagesse est l'optimisme aveugle.
(Dutouriana)
Le monde ne plie jamais devant les volontés
individuelles.
(Le Mauvais esprit)
Etre bon, c'est être libre. Etre
méchant, c'est être esclave.
(Dutouriana)
La mission de l'écrivain, c'est de troubler les
agonies.
(L'Ecole des
jocrisses)
Les angoisses métaphysiques sont
une grande ressource pour les ratés.
(Les Horreurs de
l'amour)
On ne brûle plus les sorcières, ni même les livres,
mais on brûle toujours les idées.
(Dutouriana)
Parents : individus falots dont la
fonction consiste à engendrer des étudiants.
(L'Ecole des
jocrisses)
Le malheur des gens qui ont beaucoup menti est que
personne ne les croit lorsqu'ils disent la vérité.
(Mascareigne)
Les crimes deviennent vraiment
abominables quand on en est réduit à plaindre les assassins.
(Les Horreurs de
l'amour)
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève
pas quand elles passent, on les perd de vue.
(Dutouriana)
La seule chose dont on soit sûr, en
ce qui concerne l'avenir, c'est qu'il n'est jamais conforme à nos
prévisions.
(Mascareigne)