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Maurice CHAPELAN
(1906 - ? ) |
Maurice Chapelan,
né le 1er janvier 1906, est un journaliste et un
écrivain français.
Auteur
de huit ouvrages entre 1947 et 1989, Maurice
Chapelan est une personnalité très discrète.
Principalement connu pour ses citations incisives,
il a abordé au fil des années une large palette de
sujets. Il est le seul écrivain à avoir publié une
anthologie du journal intime, qui n'a cependant pas
connu l'intérêt escompté auprès du public, réduisant
le projet d'en publier un second volume à néant. En
1977, il signe 'Rien n'est jamais fini',
récit autobiographique de la vie qu'il mena dans les
années 30, entre humour et libertinage.
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source
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L'homme
est parfois assez
fou pour préférer le
chagrin à l'oubli.
Nos
souvenirs sont le revers de nos
espoirs.
Feindre
de
croire un
mensonge est un
mensonge exquis.
(Amours, amour)
Le
mensonge est l'oxygène de la respiration sociale.
Peu
de
femmes inspirent la
tendresse après l'amour, peu d'hommes ont la
courtoisie de la feindre.
(Amoralités
familières)
La
religion est la fausse monnaie du
désespoir.
(Amours, amour)
Instruction
: des pierres dans un sac.
Culture : une graine dans un pot.
La
forte santé incline aux
abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui
durent et les bien-portants qui claquent.
Religion
: dernier refuge de l'amour de soi.
(Amoralités
familières)
Comment
mépriser les
hommes et
accepter les
honneurs ? Il faut
mépriser les
honneurs et accepter les
hommes.
(Amours, amour)
La
justice, c'est l'injustice équitablement
partagée.
Un
livre de maximes est une
confession pudique.
(Main courante)
J'ai toujours été dévoré par une
ambition terrible
: me
plaire.
(Amours, amour)
Combien se
tuent qui n'ont rien
d'autre sous la main pour embêter leur
famille.
(Main courante)
Le
sexe des
femmes, il est certain qu'on l'a déjà
comparé à tout, mais peut-être pas, ou pas assez, à une tuile.
(Main courante)
Je t'aime, tu t'aimes, on sème.
La
foi ne se prouve pas, elle s'éprouve. Les
croyants n'ont pas besoin de preuves, mais d'épreuves.
(Amoralités
familières)
Ne demander aux
femmes que le
plaisir, et d'abord le leur, si on veut en obtenir tout.
Si l'erreur est une
vérité provisoire, pourquoi la
vérité ne serait-elle pas une
erreur qui dure ?
(Main courante)
L'homme n'est
libre que de
choisir
sa servitude.
Un écrivain ne lit pas ses confrères, il les
surveille.
Ennui. Un désert qui me traverse.
(Amoralités
familières)
Un
pessimisme n'est jamais déçu.
(Amoralités
familières)
Le néant se nie s'il se nomme.
(Main courante)
Les mots sont dociles à qui les
aime.
(Amoralités
familières)
Le ramollissement du
sexe durcit le
coeur.
(Amoralités
familières)
La
famille est un archipel.
(Amoralités
familières)
La laide s'ingénie à se le faire
pardonner après l'extinction des lampes.
Entre
amants, le tact est de
savoir en manquer.
(Amours, amour)
Les oeuvres qui ne survivent pas
n'ont pas
vécu.
(Amoralités
familières)
Ceux qui ne
pleurent jamais sont pleins de
larmes.
(Amoralités
familières)
L'absence est un arsenic : un peu
fortifie, beaucoup
tue.
Les
gens de mon
âge me paraissent plus
âgés que
moi.
(Amoralités
familières)
Il déteste la
vérité par pudeur,
parce qu'elle est nue.
(Main courante)
La dernière
illusion est de
croire qu'on les a
toutes perdues.
(Main courante)
La
terre est devenue trop petite
pour la
méchanceté des
hommes.
(Amours, amour)
Ce qu'un
homme a de plus indécent à montrer : ses
rêves.
(Amoralités
familières)
La gloire. Les petits la veulent
bavarde ; les grands l'acceptent muette.
(Amours, amour)
La
vieillesse embellit tout : elle a l'effet du
soleil couchant dans les beaux arbres d'octobre.
Jeune, on
pense à la
mort sans
l'attendre ;
vieux, on l'attend sans y
penser.
(Amours, amour)
Au confessionnal, quand un prêtre insiste, on est
fondé à se demander si c'est pour la
vérité ou pour le
plaisir.
Que d'hommes ne se connaissent pas
d'autre
raison de
vivre que la peur de
mourir !
(Main courante)
Le
sentiment n'est peut-être qu'une
illusion du
désir, mais bienheureux qui la partage.
(Amours, amour)
L'enfant se laisse
vivre,
l'adolescent attend de
vivre, l'homme essaye de
vivre et le
vieillard de
survivre.
La consolation du
vieillard, c'est de multiplier le
plaisir qu'il prend par le dégoût qu'il inspire.
(Main courante)
Il n'y a d'autre
savoir que de
savoir qu'on ne
sait rien, mais on ne le
sait qu'après avoir tout
appris.
Que le
bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur
qu'on donne : je n'ai pas d'autre
morale.
(Amours, amour)
L'homme
intelligent a de commun
avec l'imbécile de
croire que celui qui ne
pense pas comme lui est un
imbécile.
(Amoralités
familières)
Il faudra beaucoup d'indulgence à
Dieu pour
pardonner aux
hommes d'avoir imaginé l'enfer.
(Main courante)